mardi 5 mars 2024

Vive la liberté, bordel ! – Chronique du 6 mars

Bonjour-bonjour

 

Le Président Milei termine ses discours par l’exclamation : « ¡ Viva la libertad carajo ! », soit en français : « Vive la liberté, bordel ! ». C’est ainsi que le président Macron a reçu de lui un maillon de foot de l’équipe Boca junior agrémenté de la fameuse formule

 

 

Ceci nous rappelle notre propre révolution quand Hébert prêtant sa plume au Père Duchêne, journal lu sur les places publiques, commençait ses récit par « Foutre ! »

Comme le précise la BnF, « Ce style truculent séduisait alors le lectorat du petit peuple dont le père Duchesne se veut le porte-parole. Les jurons à connotation sexuelle comme « foutre » et « bougre » transgressent les codes de la morale établie et libèrent le peuple de l'emprise de la culture de l'élite. »

Les jurons les plus crus sont donc un moyen de libérer les citoyens du carcan de respect imposé par la classe des élites au pouvoir : libération qui est recherchée par le Président argentin avec cet augmentatif final.

Mais enfin, ajouter « Bordel ! » à la fin d’une phrase n’est pas strictement révolutionnaire. Qu’on se rappelle le film des années 1980 « et la tendresse ?... bordel ! »

 


Ici, il s’agit un peu de la même chose : créer une déflagration en mettant bord à bord le langage édulcoré avec la violence du parler faubourien. 

Le président argentin cumule la référence historique avec la rhétorique contemporaine.


Très fort – Bordel !

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