Bonjour-bonjour
L’archéologie est depuis quelques années la proie des journalistes à sensation : il s’agit de décrire nos ancêtres, Néandertal ou Cro-Magnon, dans leur vie privée – celle pour laquelle les indices matériels sont inexistants, mais qui permet de les rêver parmi nous. Par exemple : vivaient-ils en couple ? Combien avaient-ils d’enfants ? Étaient-ils amoureux-d’amour ?
Or, voici qu’à Valdaro, dans le nord de l’Italie, des fouilles ont révélé une tombe datant de 5500 ans et contenant … un couple enlacé, face contre face.
« Les “amants de Valdaro”, surnom qui leur a été donné, semblent nous adresser un geste romantique du passé. Certains chercheurs y voient même une preuve d’amour. Beaucoup considèrent que cette étreinte intime ne peut être que l’expression d’une relation amoureuse. » précise l'article cité, avant d’appeler à la prudence : « peut-on au moins en déduire quelque chose sur les relations sociales de ces temps reculés ? Les gens de l’âge de pierre formaient-ils des couples stables, ainsi que le suggère la double sépulture de Valdaro, où l’amour aurait pu jouer un rôle ? »
Notons que cette attitude tombale a été choisie par les proches de ce couple, ce qui devait signifier quelque chose.
Et puis, on peut quand même dire une chose : ces défunts venus d’un autre monde nous révèlent à nous-mêmes. Nous sommes à l’affut d’une preuve que l’amour, si fugace chez nous, en venant d’un si lointain passé se révèle beaucoup plus solide et durable que nous le croyions.
Si l’amour existait déjà au temps de Cro-Magnon, alors c’est qu’il possède une sorte d’éternité liée à notre espèce. L’amour romantique, celui qui a uni Roméo à Juliette, est inscrit dans notre ADN.

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