jeudi 30 avril 2026

Une victoire à la Pyrrhus – Chronique du 1er mai

Bonjour-bonjour

 

Une victoire à la Pyrrhus, vous savez ce que c’est ? Non ? Qu’est-ce que vous faisiez pendant les cours d’histoire, bande de cancres ! Voilà maintenant que vous êtes décontenancé par la guerre des USA contre l’Iran, et vous vous demandez ce qui va sortir de cet étrange affrontement ? Si vous aviez été plus attentifs au collège, vous le sauriez, car vous auriez entendu parler des guerres qui ont déchiré la péninsule romaine vers 280 av. J-C entre Pyrrhus le roi d’Épire et les romains. 

- Durant cet affrontement et bien qu’ayant vaincu ses adversaire, Pyrrhus déclara : « Encore une victoire comme celle-là et nous serons complètement défaits. » On conserva le souvenir de cette victoire sous le nom de « Victoire à la Pyrrhus », qui est une victoire obtenue au prix de pertes si lourdes pour le vainqueur qu'elle équivaut quasiment à une défaite. Une telle victoire annule tout sentiment de succès et compromet la situation à long terme du vainqueur. (Lire ici)

Eh bien voilà justement le sentiment que nous laisse la guerre que mènent les Américains contre les Iraniens : leur supériorité écrasante peut leur donner une victoire sans contestation sur le terrain, mais à quel prix ? S’ils doivent pour cela effondrer les marchés, ruiner les installations pétrolières de leurs alliés – et dont ils dépendent – à quoi leur servira d’avoir réduit en cendres leurs ennemis ? Car une victoire, c’est quand même quelque chose dont on tire profit : quel profit tirer d’un monde qu’il a fallu ruiner pour le dominer ?

Durant la guerre froide, on utilisait une autre métaphore pour décrire la situation des Occidentaux face aux soviétiques : comparés à deux prisonniers qui possèdent chacun une grenade à la main, mais qui sont enfermés dans une cellule de 9 mètres carrés.

- Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ?

mercredi 29 avril 2026

La santé par le travail – Chronique du 30 avril

[Pour la fête du travail, Le point du jour offre à ses lecteurs une mise à niveau gratuite des méthodes qui permettent d’éviter les problèmes ostéo-musculaires liés à la posture au travail.]

Poste de travail informatisé - Prévenir les problèmes de santé reliés au travail

Pour bien régler et bien aménager son poste de travail informatisé.

« Fiche du ministère du travail de la santé de Montréal »

 

- Messieurs les managers, si vous avez une jeune collaboratrice qui débute – ou mieux : une stagiaire – aidez-la à prendre une bonne position devant son ordinateur.

 


 

1 – Passez votre main pour vérifier que sa cuisse soit bien parallèle au sol

2 – Prenez son pied et posez le bien à plat sur le sol

3 – Assurez-vous que votre main passe aisément derrière son genou.

4 – Vérifiez que le bas de son dos est bien appuyé contre le dossier de sa chaise. Au besoin appuyez lui sur le ventre pour améliorer sa position

5 – Prenez ses avant-bras et posez-les correctement sur le bureau

6 – Faites la même chose avec ses coudes.

7 – Idem avec ses poignets.

8 – Mettez votre visage contre le sien pour vous assurer que ses yeux soient à la bonne distance de l’écran.

mardi 28 avril 2026

Amérique : la chasse est ouverte – Chronique du 29 avril

Bonjour-bonjour

 

C’est avec un peu d’étonnement qu’on observe le flegme avec lequel les américains ont accueilli la nouvelle qu’un des leurs a subitement pris son fusil pour aller à Washington tuer le président Trump.

Comme si le message était : « Il ne sert à rien de discuter avec un tel homme. Prenons notre 6-coups »

Dans le même temps le Président américain apparait comme un lapin dans la lunette

d’un fusil

 

 

Président Donald Trump

 

Depuis Hannah Arendt, la banalité s’est fait une place dans la réflexion politique. Là où l’analyse est superflue, comme de comprendre les mécanismes tout simples qui ont permis à la shoah d’exister, renoncer à échafauder des analyses compliquées est une façon de dégager des évidences qu’on s’évertue pourtant à ne pas voir. C’est exactement comme cela que le citoyen, lassé de protester sans être entendu, prend son arme et descend dans la rue.

-->En réalité, c’est le fait qu’on ne s’étonne plus que le Président soit la cible de tireurs pourtant parfaitement intégrés dans la société, comme Cole Tomas le terroriste qui a voulu récemment supprimer Donald Trump qui devrait nous étonner : que cela arrive chez nous et on verra bien la sidération s’emparer des esprits.

Là où le débat démocratique n’aboutit pas sur une alternance au pouvoir, alors c’est la violence qui prend sa place. On alternera toujours, mais pas en suivant la même méthode.

lundi 27 avril 2026

Élu au premier regard – Chronique du 28 avril

Bonjour-bonjour

 

Voici venue la période où la vie politique française s’emballe et fonce tête baissée vers le mur des élections présidentielles : encore un an à attendre ! L’opinion publique tourne sur elle-même comme un taureau dans l’arène ne sachant qui élever aux nues, et qui précipiter dans l’enfer de l’oubli. En tout cas l’expérience passée montre que celui qui arrive en tête des sondages un an à l’avance est assuré de ne pas être élus.

 

Ne pourrait-on pas utiliser les sciences de l’opinion actuelles pour éviter cette période d’incertitude ?

Voyez par exemple cette émission de télé-réalité intitulée « Marié au premier regard ».

Le thème de l’émission est le suivant : « Dans Mariés au premier regard, les candidats se rencontrent le jour de leur mariage, avec l'assurance de deux experts qu'ils seront parfaitement compatibles avec leur moitié selon les résultats des tests qu'ils ont eu à passer. » (Voir ici)

Supposons un instant que ça marche : pourquoi ne pas appliquer ce principe aux élections françaises ? Il suffirait de réaliser des sondages assez perfectionnés portant à la fois sur les attentes des électeurs et sur les capacités des candidats. On ferait coïncider les deux listes et on déclarerait élu le candidat le mieux placé eu égard aux demandes des citoyens. Plus d’élections, qui d’ailleurs ne font la plupart du temps que confirmer les statistiques.

 

L’idée n’est pas nouvelle ; elle a toujours été repoussée comme indigne d’une démocratie où le vote est un engagement du citoyen à soutenir l’action des hommes qu’il a choisis. Au vu des résultats des élections (en particulier s’agissant des législatives) on se dit qu’une pareille solennité ne garantit vraiment rien.

Et puis, que risque-t-on ? Quand on voit ce que la démocratie a apporté aux américains qui ont choisi Donald Trump, on se dit qu’un peu de science n’aurait peut-être pas fait de mal.

samedi 18 avril 2026

Ils sont tout mignon – Chronique du 19 avril

Bonjour-bonjour

 

Vu sur une page des google-news cet apparentement suggestif :

 

 

Et on se dit « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » Ce sont eux nos futurs chef-de-meute !

 


Depuis quelques jours on se demandait ce qui dans le nouveau couple formé par Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles pouvait bien nous faire sursauter.

Voici donc le nouveau « Couple alpha », formé par le mâle alpha et sa femelle – le couple reproducteur de la meute.

« C'est le mâle alpha de la meute, on le voit toujours avec sa femelle. Ils gardent toujours la queue en l'air, "pour mener la danse", ils sont le couple reproducteur. » précise l’article en question.

Nous voilà rassurés : Jordan n’est pas gay.

J’exagère ? Pas tant que ça : regardez comment, sur les réseaux des messages soupçonneux commençaient à se répandre : « Ce beau garçon, toujours célibataire : fait pour l’amour – mais avec qui ? ce ne serait pas un homo dissimulé ? »

Mais surtout – voilà ce dont nous avions besoin : un chef de meute, un personnage capable de réunir une harde toujours plus grande, par quelque procédé que ce soit, en copulant comme des bêtes ou en attirant par sa séduction. Et puis capable de donner du croc quand son troupeau est attaqué – à moins que ce ne soit simplement son leadership.

Tout, ça avec le glamour indispensable quand on veut pouvoir produire des images dorées 18 carats d’une pureté sans égale.

C'est bien, Jordan – bien joué mon petit. Juste ce qu’il fallait pour renvoyer Mémère s’occuper de ses chats.

lundi 13 avril 2026

Ingérence – Chronique du 14 avril

Bonjour-bonjour


Hier, j’ai entendu une info qui m’a fait frémir. Il ne s’agissait pas de nouveaux bombardements ni du décompte macabre des civils tués pour avoir eu le malheur d’être là où il ne fallait pas. Non. Il s’agissait d’une déclaration de Peter Magyar le nouveau premier ministre hongrois remerciant tous ceux qui l’ont aidé à gagner l’élection. Car en plus, il a remercié la Chine et la Russie d’avoir accepté sa désignation à le tête de la Hongrie. Oui, vous avez bien lu : le vainqueur d’une élection européenne reconnait qu’il n’a pu être élu qu’avec le consentement des pays étrangers que sont les russes et les chinois. 

- Et nous en 2027, aurons-nous de tels remerciements à formuler ? Aurons-nous perdu notre souveraineté à ce point ?

Oui si, comme la Hongrie à ce jour vis-à-vis de la Chine ou de la Russie, nous devrons notre existence uniquement à des subsides étrangères – européennes en l’occurrence. Car la souveraineté, ce n’est pas seulement une affaire de volonté, mais aussi de capacité à occuper les domaines où elle doit s’exercer. Et non pas en ayant une puissante armée à déployer le jour de la fête nationale ; en mettant du budget pour ouvrir des écoles pour les jeunes, des dispensaires pour les vieux et des routes pour circuler librement. Pendant ce temps les Chinois affichent leur bonté envers les pays africains en construisant dans certains pays amis des aéroports clinquants là où les avions ne viennent pas se poser.

Je m’attends à une campagne pour la Présidentielle de 2027 avec des extrême-droites disant : « Chers concitoyens et amis, la France a besoin de vous. Armez vous de volonté patriotique pour refouler hors du territoire sacré de la Patrie ces étrangers qui veulent profiter de votre dénuement pour acheter votre France – non seulement celle des châteaux ou des vignobles – mais aussi celle de vos entreprises et de votre collecte d’impôts. Debout, Français, tous unis contre le parti de l’Étranger ! »

Ceux qui parient sur l’existence d’un tel parti ont déjà perdu.

dimanche 12 avril 2026

Le Bouton rouge de la Maison Blanche – Chronique du 13 avril

Bonjour-bonjour

 

Dans l’actualité l’imprévu est encore à l’ordre du jour avec les décisions prises par le Président Américain : faire un blocus sur le détroit d’Ormuz : un blocus sur un blocus. Au lieu de rouvrir le passage – ce qui était l’objectif des négociations – le fermer encore plus qu’il ne l’était.

 

 

Le Président Trump menace d’envoyer en enfer les iraniens qui bloquent le détroit d’Ormuz


 

- On est tenté de voir ici le caprice de l’enfant qui est privé de son jouet et qui le brise pour empêcher quiconque de s’en emparer. Vrai ou faux, il n’empêche qu’à présent l’image d’un Président colérique et contre qui on évoque le 25èmeamendement – qui révoque le Président pour faiblesse cognitive – fait surface, portée par des sénateurs des deux partis.

- Revient alors en mémoire le fameux bouton rouge sur lequel il suffirait que le Président appuie pour déchainer le feu nucléaire. Un homme seul, maitre de l’apocalypse ? On n’y croyait pas vraiment. Et puis on découvre (cf. ici) le reportage du New-York Times à propos de la réunion entre le Président américain (et ses principaux conseiller) et Benjamin Netanyahu le 11 février. Ce qu’on apprend alors dépasse tout ce qu’on croyait possible : un Président influençable, qui accepte les plus invraisemblables arguments du Premier Ministre israélien, malgré les avertissements négatifs de ses conseillers ; les quels finissent par se ranger derrière l’homme finalement seul qui dirige le pays, prêts semble-t-il à obéir sans hésitation.

On vérifie ainsi l’exactitude du dicton « Tous délibèrent, un seul décide »

--> Il y a des fois où « ça fout les miquettes »