Bonjour-bonjour
Des chercheurs ont réussi à faire croitre un organoïde de cerveau humain dans des souris qui à présent se développent grâce à lui.
/Rappelons qu’un organoïde cérébral, aussi appelé minicerveau ou cerveau miniature, est une masse de cellules mimant la structure et les fonctions principales du cerveau (Art. Wikipédia)/
On lira ici le protocole expérimental qui a eu pour effet d’empêcher le développement du cerveau de souriceaux à qui on a injecté des organoïdes cérébraux humains qui se sont développés à la place de leur cerveau naturel. « Six mois après l’opération, les souris dites « xénocorticales » se comportaient comme des souris normales ; seuls de légers déficits de mémoire et une démarche un peu plus prudente, probablement liée à une coordination motrice fine légèrement altérée, les distinguaient de leurs congénères intactes. »
C’est là que l’on commence à ressentir le vertige. Déjà concevoir le développement artificiel d’un cerveau selon les mêmes plans qu’avec le développement normal au cours de la gestation, ça ouvre un horizon sur la créature de Frankenstein. Mais voilà qu’on se prend à rêver : allons-nous créer des souris qui possèdent une conscience ? Leur comportement rapporté dans l’article cité à une prudence issue de déficit ne serait-il pas plutôt issu d’une évaluation de la situation comme chez nous lorsqu’on se demande « Où vais-je ? » ? Et pour bientôt des souris qui vont s’interroger :
* Dieu existe-t-il ?
* Le temps a-t-il une fin ou est-il infini ?
* Qu'est-ce que l'âme ou la conscience ?
* Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
Un Mickey métaphysicien serait barbant, je vous le concède. Mais avouez qu’on se sentirait parfois moins seuls...