Bonjour-bonjour
Suite à Hegel, Nietzche ou Camus les philosophes ont décrit l’histoire comme ce qui confronte les hommes à leur liberté face a des forces qui les dépassent. Dans ce cadre le cynisme du Président américain (« Donnez-moi des dollars et je vous donne la paix ») n’est qu’une formulation parmi d’autres, ni pire ni bien sûr meilleure de ce que nous pouvons faire de notre avenir. Devons-nous y voir un affront à la nature humaine, ou bien le constat qu’il n’y a pas de place particulière pour les hommes dans la nature ?
Cette hypothèse, qui interroge les hommes en les mesurant à l'Humanité nous propose trois possibilités :
- soit effectivement l’Humanité porte en elle des valeurs éthiques qu’elle a mission de réaliser dans l’existence et sans lesquelles elle n’a plus de sens.
- mais cette « présence en creux » peut signifier illusion idéologique (par exemple religieuse) qui fait de l’âme humaine cette étincelle venue du feu divin imaginé couvant sous l’épaisse couche du péché
Comment ! Devons-nous croire que les ridicules fanfaronnades du Président américain valent autant que le dévouement des associations humanitaires ?
Que comme le croyait Kierkegaard, devant Dieu, l’Humanité (à supposer que soit sortie de ses mains) n’a rien dont elle puisse tirer la fierté ?
--> Notre fierté serait alors de reconnaitre que nous ne vallons pas mieux que le Président américain.
- A moins de repousser ce nihilisme comme une épouvantable corruption de la pensée.