Bonjour-bonjour
Bientôt la nouvelle manif’ de fin de semaine avec gilets-jaunes, étudiants et casseurs ? Ne craignez-rien braves gens pour votre croissant du dimanche matin : votre boulanger s’est équipé et a collé ce sticker sur sa vitrine :
Vous l’aurez compris : ce soir-là les commerçants ne comptent pas contempler le pillage de leurs magasins en se tordant les mains de désespoir. Les boutiques d’articles de défenses qui vendent à peu près tout ce qui se fait en la matière, de la bombe au poivre jusqu’au pistolet à grenaille, ont été dévalisées. Et le patronne de ce petit restaurant de nous expliquer qu’elle est allée prendre des leçons de tirs – sans dire si elle en avait profité pour s’armer, mais on le devine sans peine.
En tout cas, certains propriétaires de commerce l’ont dit : « Samedi dernier on a regardé la police recevoir toute la journée des cocktails Molotov avant de disparaitre au moment où ils ont fait sauter la vitrine ». On comprend qu’à présent, ceux qui sentent leur patrimoine menacé pensent qu'il est urgent de se substituer à l’État – et il ne s’agit pas seulement des commerçants : les habitants des appartements situés au-dessus des boutiques se sentent concernés eux aussi : le « home-jacking » risque bien de venir compléter la gamme de déprédation commises.
- Paul Valéry avait dit (en 1931) « Si l’État est fort, il nous écrase. S’il est faible nous périssons » : on comprend pourquoi plus personne ne se résout à voir la police recevoir des pavés sans répliquer. D’ailleurs ils vont avoir des consignes pour cela. Et quant on sait que des soldats du dispositif « Sentinelle » vont être dans les rues on frémit : on nous dit qu’ils ne sont là que pour donner confiance aux braves gens mais que jamais ils ne devront faire usage de leur arme.
Leur arme ? Un fusil d’assaut qui fait mouche à 3 kilomètres ?
Gare aux réaction un peu irritées des soldats qui reçoivent des pavés sur la figure !






