Lu ce matin deux articles qui tout en étant indépendants l’un de l’autre s’articulent assez bien.
- L’un affirme : Les hommes de la génération Z sont plus misogynes que leurs aînés, sur tous les plans (Lu ici)
- L’autre complète : « Les hommes les plus misogynes sont aussi ceux qui veulent coucher avec des robots » (Ici)
Actroid fabriqué par Kokoro Company Ltd.
Certes, tous les jeunes de la « génération Z » n’entrent pas dans la catégorie du « sexisme hostile », celle qui préfèrerait coucher avec un robot plutôt qu’avec une femme. Reste qu’ils prolongent un genre d’homme (décrits dans le premier article) pour lequel les femmes réelles ne sont pas véritablement autosuffisantes ce qui rend la présence d’un homme à leur côté tout à fait indispensable.
- Désespérant ? Oui, mais peut-être pas tout à fait. Car la même enquête révèle également que ceux qui préfèrent ces machines féminoïdes attendent aussi d’elles qu’elles puissent être maltraitées, insultées – avant de recevoir des excuses qui portent la menace de la récidive.
Au fond, on aurait une dérive qui déborderait largement le rapport homme-femme. Les machines permettraient en effet d’extérioriser nos perversités sans aucun risque puisque les robots sont des machines qui n’éprouvent pas de sentiments humains.
Cette histoire de robots féminoïde ne servirait qu’à révéler le contenu exact de la misogynie qui ne serait qu’une occasion de manifester des perversions plus profondément enracinées dans la nature humaine – pas uniquement masculine.