Dans les années-twist Eddy Mitchell chantait « Tu parles trop » reprochant à sa petite amie des bavardages incessants.
Selon cet article, c’est le contraire qu’il faudrait chanter aujourd’hui.
Bonjour-bonjour
Peut-être êtes-vous de ces gens qui fuient la présence de certaines personnes de votre entourage dont le bavardage vous éreinte ? Eh bien sachez que vous êtes complètement à contre-courant : on constate en effet qu’on se parle de moins en moins au cours de la journée, même si on s’écrit plus souvent via des SMS. (Art. cité)
Alors, c’est vrai : on continue à parler aux autres lorsque le besoin s’en fait sentir. Toutefois, ce que l’étude citée fait ressortir, c’est que le numérique a envahi notre vie au point que la plupart de nos opérations, comme de réserver une table au restaurant ou croiser la caissière du supermarché, sont remplacées par des opérations faites en ligne.
La conséquence ? Selon Gillian Sandstrom (psychologue), ce sont des « liens faibles », comme les échanges informels au fil de la journée que nous perdons, alors que ce sont eux qui renforcent notre sentiment de bien-être.
Par ailleurs, le déclin des échanges oraux semble aussi s'auto-entretenir : moins on pratique les petites interactions sociales, plus on ressent d'anxiété à l'idée de les avoir et moins on les provoque.
Gillian Sandstrom ajoute : « Parler mobilise le cerveau différemment que la rédaction d'un message. La conversation orale fait travailler la mémoire, pour suivre ce que dit l'autre tout en préparant sa propre réponse. Face à face, il faut également faire attention à sa posture et ses expressions faciales. »
Bref : parler, de n’importe quoi, même de la pluie et du beau temps serait bénéfique pour notre santé.
Mais alors comment comprendre que les moines bénédictins (entre-autre) aient si longtemps imposé la « règle du silence », emboitant le pas aux sagesses orientales ?