Il arrive parfois que des répliques de films-cultes viennent tourner dans notre mémoire à l’occasion d’évènements d’actualité. C’est le cas depuis que Donald Trump est revenu aux affaires avec ses répliques sidérantes et ses décisions qu’on considérait comme inimaginables – Voyez plutôt :
Les cons, ça ose tout… Si la formule vous déplait, mettrez l’interjection de côté, et gardez l’idée : il y a des « gens » qui osent tout, alors que le bon sens et la prévision des conséquences – ou simplement l’esprit de sérieux – rendent inimaginables de telles entreprises. Comment, par quelles voies peut-on imaginer créer une milice afin de pourchasser des migrants, ou lancer une opération aéronavale pour capturer Nicolas Maduro dans son palais et le mettre en prison à New-York – et à présent écraser Téhéran sous un tapis de bombes sans qu’on sache très clairement pourquoi ?
Une autre question revient obstinément : pourquoi avoir mobilisé le qualificatif de « con » à propos des décisions mortifères de Donald Trump ? N’est-ce pas un peu familier ? Ou simplement insuffisant ?
- Oui, peut-être. Mais je m’appuie ici sur les paroles d’une chanson posthume de Georges Brassens « Quand les cons sont braves ». Car on y rencontre ces paroles : « Si le sieur Z était un jobastre sans grade, »/ »Il laisserait en paix ses pauvres camarades./Mais il est général, va-t-en-guerre, matamore. / Dès qu'il s'en mêle, on compte les morts. »
Les « braves cons » sont « des gens qui n’emmerdent personne ». La catastrophe, c’est quand ils ont du pouvoir : là, on compte, les morts.
Et, du pouvoir, Donald Trump en a.