Bonjour-bonjour
L’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la république coranique d’Iran a d’abord laissé sceptique. Comment les iraniens auraient-ils pu laisser leur chef suprême exposé aux bombardements meurtriers des israéliens et des américains ? A moins que quelque traitre ait laissé trainer des données capitales pour une opération commando ?
Mais quoiqu’il en soit des circonstances, ce matin la nouvelle est confirmée : Ali Khamenei est effectivement mort au cours des bombardements du 28 février.
Après un moment de satisfaction, la question vient : « Que va-t-il se passer à présent ? La mort d’un homme, de surcroit très vieux, peut-elle surprendre et affaiblir le régime iranien ? »
- Son grand âge laisse entendre que sa succession était largement prévue. « Depuis la mort d'Ebrahim Raisi, le candidat le plus souvent évoqué pour la succession d'Ali Khamenei est son fils, Mojtaba Khamenei, déjà considéré comme un acteur central du pouvoir iranien » peut-on lire ici.
- Et puis dans un régime à l’idéologie si rigide, peut-on croire qu’un seul homme incarne quelque chose de différent des autres hommes du pouvoir ? Et si les ayatollahs formaient une troupe compacte et homogène ?
Mais en réalité ces questions sont tournées vers le Président américain. – Après tout c’est pour lui que cette victoire est significative. C’est lui qui veut des trophées à exhiber comme après une scène de chasse à courre. Au Venezuela, capture de Maduro – après ça on passe à autre chose : y aura-t-il à Caracas un régime « Maduro-sans-Maduro » ? Aucune importance.
- Et à Téhéran ? – Pas de problème si ces gens acceptent de vendre leur pétrole à bon prix – Qu’importe qu’ils violentent leur peuple – à condition qu’on n’en parle pas trop ?
Ce qu’il faut, c’est que Donald Trump soit décoré du titre de Grand chasseur de tyrans.