Bonjour-bonjour
Une étude récente le souligne : le repos du dimanche est une coutume incarnée par d’innombrables habitudes venues du fond des siècles, tels que le repas dominical, les habits pour « s’endimancher », les loisirs familiaux (dont le ciné du dimanche soir), etc. Au point qu’on en vient à se demander quelle réforme sociale parviendrait à le supprimer.
Et pourquoi voudrait-on le supprimer ? Me vient à l’esprit que bien des acquis sociaux (congés payés, 35 heures de travail hebdomadaire, la retraite à 62 (?) ans) sont actuellement menacés : le « modèle français » risque bien d’être taillé en pièces par de futures réformes contraintes par le budget de la Nation.
D’où le question : à quoi serions prêts à renoncer pour sauver le reste qui peut encore l’être ?
- On vient de le voir, on ne renoncera pas au dimanche. Jour où la famille se regroupe et se régénère, personne n’acceptera de voir supprimé cette « respiration » humaine.
- La 5ème semaine de congés ? Saluée comme une avancée de la civilisation, comme le furent en leur temps les congés payés de 36, on y verrait une régression nationale.
- Idem pour la sécu et les retraites : le droit à vivre garanti de naissance, voilà qui ne se marchande pas.
Oui, mais : il faudra bien l’accepter puisqu’on ne pourra pas continuer à vivre à crédit comme on le fait régulièrement depuis 1974. On aura beau faire payer les riches, viendra le moment où on touchera le fond du sac.
Si on refuse de renoncer aux avantages acquis, il faudra pour continuer à profiter des ressources de l’argent public en arriver à réduire les montants ou – ce qui devrait financièrement revenir au même – en modifier l’assiette selon les possibilités financières de chacun.
C’est donc la frugalité qui constitue la solution : que chacun reçoive l’assistance publique en proportion de ses biens : moins de grosses retraites sous réserves qu’il y ait moins de petites ; que les remboursements de la sécu tiennent compte des capacités de chacun à financer ses dépenses de santé, etc.
Est-ce tout ? Et si la quantité de travail exigée était proportionnée à l’âge ? Disons 40 heures hebdomadaires à 25 ans et 30 heures à 50 ans ? Ça aurait l’avantage de répartir l’effort de participation à la vie commune sans forcément passer par l’impôt.