Bonjour-bonjour
Lundi l’extrême droite israélienne a voté au parlement une loi instaurant « la peine de mort pour les terroristes ». Une loi taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’à des Palestiniens jugée manifestement incompatible avec les obligations d’Israël en droit international, notamment en ce qui concerne le droit à la vie. En effet, « En établissant une hiérarchie racialisée du droit à la vie, cette loi viole l’interdiction absolue de la discrimination en vertu du droit international. » (Selon chef des droits de l'homme de l’ONU, Volker Türk.)
Nous voici confronté au processus d'abandon de la démocratie, comparable à celui qui se déroule aux Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump.
On objectera qu’en Israël un processus démocratique est toujours en place. Des élections législatives sont prévues en octobre prochain. « L’occasion de voir si « le discours fasciste a été accepté dans l’opinion publique », interroge Anna Zielinska. Avec le risque d’atteindre un point de non-retour. » (Lire ici)
Faut-il attendre d’en être là ? Devra-t-on dire qu’une dictature reste démocratique lorsqu’elle est soumise à la sanction des urnes, le dictateur soumettant son pouvoir à sa réélection ? L’Afrique est remplie de tels régimes et ça n’empêche pas l’ordre républicain d’être aux mains des autocrates.
Plus intéressant est de se demander pourquoi des électeurs libres de leur vote acceptent de renoncer au pouvoir démocratique qui leur est conféré pour se soumettre à celui d’un homme seul.
Mais ça, c’est une autre histoire.