dimanche 16 août 2026

L'obligation qui nous saisit au saut du lit – Chronique du 17 aout

Bonjour-bonjour

 

Avec ce blog j’ai la prétention de montrer comment un esprit intéressé par la philosophie réagit devant les évènements petits ou grands de l’actualité. Mais je trouve aujourd’hui une tâche bien plus importante : faire partager une pensée qui fonde une moralité à la dimension des défis de notre époque.

Car voici un article publié ces jours-ci qui, sans recourir à une technicité rébarbative, nous permet d’approcher un philosophe qui a réellement posé les données du problème que nous avons à résoudre.

- Il s’agit de Hans Jonas dont l’ouvrage « Le principe responsabilité » a été publié en 1991 dans sa traduction française.



Hans Jonas, philosophe allemand père du « Principe responsabilité ». DPA/ABACA



Cet ouvrage fonde l’obligation de l’éthique nouvelle de nous engager vis-à-vis des générations future : « Nous n’avons pas le droit de choisir le non-être des générations futures à cause de l’être de la génération actuelle » Cette obligation est fondée sur la valeur absolue de l’humanité, qui doit se protéger pour aujourd’hui, mais aussi pour les générations de demain.

Pour le dire plus simplement : « Ne compromets pas les conditions pour la survie indéfinie de l’humanité sur terre ». Vous aurez reconnu que l’obligation qui nous est faite n’est ni pour demain, ni pour après-demain, mais bien pour aujourd’hui – pour ce matin au saut du lit.

 

« Après nous, le déluge » aurait dit Louis XV parlant du dauphin le futur Louis XVI ; autrement dit, puisque l’avenir n’existe pas encore, inutile de nous en inquiéter. Mais avec Hans Jonas un nouveau principe surgit : la responsabilité peut précéder toute réciprocité.

 

Traduisons : nous restons libres de choisir de saccager la planète et de ruiner les espoirs de vie des hommes de demain ; mais nous ne pouvons le faire qu’en étant conscients que nous violons l’exigence morale qui est de les protéger en raison de leur vulnérabilité.

Cette obligation n’est pas une élucubrations intellectuelle : il s'agit de reconnaître que notre pouvoir sans précédent crée une responsabilité : plus nous pouvons agir sur l'avenir, plus nous sommes moralement responsables de cet avenir.

A partir de là Hans Jonas déroule les conséquences : tout ce qui existe mérite d’exister, qui fonde l’obligation se sauver la biodiversité.

samedi 15 août 2026

Êtes-vous câblé ? – Chronique du 16 aout

Bonjour-bonjour

 

Les savants sont aussi des gens comme vous et moi, qui ont des fantasmes qui les tourmentent – en particulier lorsqu’il s’agit de l’attirance pour les femmes. Seulement dans ce cas, au lieu de s’abandonner passivement à leurs rêveries érotiques, ils s’en emparent pour en faire un objet d’étude. Comme par exemple : « Combien d’hommes regardent plutôt les seins et combien reluquent plutôt les fessiers. » Dit comme cela c’est plutôt trivial et indigne du niveau de ce blog. Mais attendez un peu.

 

Relatant les recherches de Mehmet Mehmetoglu (Norvège) cet article relève qu’il existe « un sous-groupe d'hommes clairement "orienté fesses", alors qu'aucun profil ne se concentre uniquement sur la poitrine ».

- Bon, direz-vous : des mateurs de fesses et de seins, ça court les rues, on a même fait des lois contre ça. Je ne vois pas le sujet de recherche ?

- Hé bien, voyez-vous, Mehmet Mehmetoglu, lui, il a trouvé. Et voici ce qu’il dit : « la principale leçon est que les fesses semblent être un indice bien plus central et stable dans le cerveau masculin que les seins". "Il semble que cette préférence soit 'câblée' depuis des millions d'années, car ces traits signalent des choses comme la jeunesse, la fertilité et la santé ». 

Si d’aventure votre regard insistant (ou un geste ?) a choqué une de vos collègue, vous pourrez lui dire « Je n’y suis pour rien. C’est la nature qui m’a fait tel : je suis câblé « mateur de c*** » 

Et si on vous rabroue pour avoir fait usage de références scientifiques jugées fumeuses, vous pourrez ajouter que « Le cadre évolutionniste évoqué dans l'article scientifique rappelle que fesses et seins signalent jeunesse, fertilité et réserves énergétiques. » (Art. cité)

 

- Ça y est  ! J'ai pigé : un gros c*** = réserves de graisse pour la prochaine disette ; des gros nibards = réserves de lolo pour le prochain baby.

Y a pas mort d’homme.

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N.B. On me reprochera peut-être d’oublier d’étendre ce câblage aux femmes : la nature les aurait-elle oubliées ? Des chercheurs se sont attelés à la question, et leur réponse est que la prédominance du regard des femmes porte sur les fesses des messieurs, d’où peut-être l’existence de jeans bien moulant pour souligner cet atout de la beauté masculine.

vendredi 14 août 2026

L’interdiction des réseaux aux mineurs est retoquée – Chronique du 15 aout

Bonjour-bonjour

 

Le rejet par le Conseil constitutionnel de la loi interdisant aux mineurs de moins de 15 ans d’avoir accès aux réseaux sociaux a fait bondir les députés qui ont effectivement fait passer cette loi par un récent vote. La plupart d’entre eux n’ont pas compris cette décision supposant que les Sages avaient ainsi validé le contenu de ces réseaux.

En fait ils n’ont pas lu, ou pas compris – ou pas voulu comprendre – le sens de cet arrêt pourtant largement justifié par le Conseil. On pourra en juger par soi-même en lisant ici le détail de cet arrêt qui nous dit (entre autres) que cette loi ne tient pas compte « de l'âge, de la situation familiale ni du degré de maturité », ou encore que ne sont déterminées « ni les conditions ni les limites dans lesquelles est interdit l'accès de tout mineur de moins de 15 ans à certains services en ligne », et bien d’autres observations du même genre.

 

- Pour le dire simplement, la loi votée au Parlement ne fixe pas les limites dans lesquelles celle-ci pourra s’appliquer aux jeunes de moins de15 ans. Or la Loi, dans tous les cas, doit absolument être déterminée par des limites. Si on ne le croit pas, il suffit de relire la déclaration des Droits de l’homme : partout, même pour les principes les plus fondamentaux comme l’égalité, une limite est imposée : « … Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. » (Article 1). On sait que les pratiques juridiques les plus barbares comme la torture en vue d’obtenir des aveux était délimités dans un « catalogue » définissant les souffrances imposées au prévenu. Enfin, si on objecte que c’était la volonté du monarque qui faisait la loi et que celle-ci n’avait d’autre limite que celle de son bon plaisir, on devra se rappeler qu’il existait des « lois fondamentales » du royaume que le souverain avait l’obligation de respecter (comme la loi salique de succession au trône et la loi de l'inaliénabilité du domaine royal – Cf. ici.)

Donc interdiction, oui ; mais dans des limites bien définies.

Toutefois, ce rejet serait peut-être l’occasion de revenir sur le contenu de cette loi ? Car on cherche à endiguer un flot d’immondices : peut-être serait-il plus opportun d’empêcher qu'il se crée ?

C’est Antoine Léaument député LFI de l’Essonne qui attire notre attention sur ce point : « Il faut, dit-il, prendre le problème par le bout opposé, c'est-à-dire contraindre les plateformes des réseaux sociaux à ne pas mettre en place des algorithmes qui soient néfastes, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes ».

Voilà. Si on n’y a pas pensé, c’est que c’est peut-être plus difficile à obtenir que l’interdiction a posteriori ?

jeudi 13 août 2026

Des sous ! Des sous ! – Chronique du 14 aout

Bonjour-bonjour

 

C’est une doléance qui revient telle une litanie : il faut plus d’argent public ! Tout le monde réclame des subventions de l’État, à commencer par les plus actifs de tous, les pompiers, qui étaient hier chez le Ministre pour réclamer un financement revu à la hausse : « Les astreintes des pompiers volontaires sont payées 70 centimes d'euros de l'heure, c'est complètement fou », a dénoncé (ici) Stéphane Lessire, porte-parole du syndicat SUD pompier.

Si on fait la part des revendications fantaisistes, comme celle des écolos qui reprochent au gouvernement de ne pas avoir commandé plus de lunettes pour observer l’éclipse, on note ceci : il faudrait à la France un budget 4 à 5 fois plus conséquent si elle voulait maintenir les services de l’État à un niveau conforme aux exigences de notre époque. Ce qui est bien entendu impossible.

Ce constat opéré, il ne reste plus qu’à en tirer la conclusion : accepter d’avoir des services appauvris par rapport à ce qu’on avait précédemment, vivre comme si notre pays était comme le Portugal dans les années 2011-2014, lorsqu’il était sous la férule de la tutelle de la troïka menée par le Fonds monétaire international (FMI).

On imagine ? Les retraites : bloquées ; les remboursements sécu : rabotés, voire supprimés ; les indemnités chômage : limitées à quelques semaines, etc…

Dans le même temps, les armées afficheraient un budget obèse digne de Picsou.

 

 

Ce serait alors le moment de serrer les dents et consentir à tous les sacrifices pour revenir au défunt « modèle français », chantant comme le brésilien de la vie parisienne « Une autre fortune ou mourir ! »

mercredi 12 août 2026

… Un spectacle éblouissant ! – Chronique du 13 aout

Bonjour-bonjour

 

« Avec cette éclipse, on assiste à un spectacle éblouissant ! » : c’est avec ce bel oxymore venu d’un reporter en observation sur un spot que je viens de commencer ma journée. Devant la vacuité de ces propos je me propose de livrer en vrac quelques observations personnelles.

- D’abord, les images :

Champ :


- et contrechamp :

 

 

- Et une petite histoire, sans doute inventée, mais qu’importe ?

Ce sont Tycho-Brahe, le célèbre astronome du 16ème siècle et Galilée qui sont sur une plage.

Le jour apparait. 

Tycho-Brahe s’exclame : « Le soleil se lève ! »

Et Galilée de répondre : « Non : c’est l’horizon qui s’abaisse »

- Cette histoire évoque le rôle de l’évidence optique dans les observations astronomiques. Mais hier, une stupéfiante observation issue du spectacle offert par cette éclipse pouvait être fait : un disque parfaitement transparent devenait tout à coup opaque en passant devant le soleil, pour redevenir invisible plus loin.

- Quant aux reportages aux quatre coins de l’hexagone – voire de l’Europe – ils révélaient ce que chacun savait : ils n’avaient rien à dire, puisqu’il suffisait d’être à sa fenêtre pour jouir du spectacle raconté ; mais ils mettaient en avant l’atmosphère un peu « fan zone » qui cherchait à s’installer, déçue finalement : pas de but à repérer.

mardi 11 août 2026

Comment supprimer le risque d’incendie de forêt ? - Chronique du 12 aout

Bonjour-bonjour

 

« La canicule pourrait prendre fin sur une grande partie du pays au cours du week-end » : c’est la nouvelle que diffuse ce matin sur son site « La chaine météo »

--> La canicule passée, resteront les mesures à prendre pour que ses conséquences ne reviennent pas, en particulier les feux de forêts.

L’État va-t-il tenir les promesses faites durant l’été, en particulier celle de supprimer la sylviculture des Landes pour éradiquer les feux de forêts ?

 


AFP/Nicolas Tucat

 

Ça c’est malin : supprimer l’effet pour rendre la cause  inopérante : plus d’arbres à brûler, plus d’incendie quand bien même la chaleur et la sécheresse seraient encore là. C’est un peu comme si le médecin disait à son patient venu se plaindre d’une migraine incurable : « On va vous couper la tête, vous verrez, ça ira mieux après »

- Sérieusement, le ministre responsable ignore-t-il que la forêt des Landes a été plantée juste pour assécher des marais qui flanquaient la malaria à toute la région - et que les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, l’insalubrité reviendrait sitôt les arbres disparus ?

- Plus sérieusement encore, cette pseudo-solution illustre parfaitement la démarche voulue par le pouvoir : obtenir des résultats à court terme. Pas besoin de prendre des mesures telles que planter des essences d’arbres moins sensibles aux incendies : il faudrait attendre des dizaines d’années pour avoir un résultat, alors que « arbres coupés cette année, incendies éradiqués l’an prochains. »

Méfions-nous que cette solution soit appliquée au déficit des comptes publics – tiens, par exemple : au trou de la Sécu…

lundi 10 août 2026

Encore un coup des machos – Chronique du 11 aout

Bonjour-bonjour

 

Clap de fin sur le Tour de France-femme avec débrief rapide : si les femmes se sont montrées à la hauteur des exploits que nous attendions d’elles, ça n’a pas été sans douleurs.

Selon cet article en effet, 80% des coureuses se plaignent de ne pas pouvoir s’installer confortablement sur la selle de leur vélo, certaines souffrant de ce qu’on appelle dans le jargon médical d’un « lymphœdème vulvaire », aussi appelé « syndrome de la vulve de la cycliste ». 

L’article consulté précise : « concrètement, ce syndrome se manifeste par le gonflement de l’une des lèvres, ce qui rend la position assise douloureuse. Ça empêche de s’asseoir correctement sur la selle, les cyclistes sont obligées de se déplacer un petit peu »

Finalement, le Dr Marc Gozlan a précisé que la seule façon d’éradiquer la douleur était de procéder à une ablation chirurgicale de la zone enflée.

Brrrr ! Ça fait flipper ne croyez-vous pas ? Du coup on se souvient des Amazones peuple fictif qui selon la mythologie était constitué de femmes guerrières qui auraient fondé une société matriarcale. Ces femmes cruelles brûlaient le sein droit aux filles, afin de ne pas être gênées au tir à l'arc.

 

 

Nous ne sommes plus à l’époque des Amazones et les femmes cyclistes d’aujourd’hui critiquent seulement le fait que les selles ne soient qu’adaptées aux hommes. 

C'est néanmoins l’essentiel :  une fois de plus le patriarcat a marqué la civilisation de sa marque : « Tu es femme, et rien de ce qui plait aux hommes ne pourra te convenir »

dimanche 9 août 2026

Notre cerveau nous ment – Chronique du 10 aout

Bonjour-bonjour

 

Nous sommes parfois surpris de constater que nos yeux nous ont fait voir quelque chose dont on sait pertinemment que ça n’existe pas : il s’agit des illusions d’optique, comme avec ce cas si connu dit de « L’illusion de Müller-Lyer » :

 

 


 

Les segment A-B et B-C sont égaux et pourtant ils paraissent inégaux, quoiqu’on fasse pour démentir cette impression. C’est que nous ne voyons qu’avec notre cerveau. 

Ce fait conduit cet article à dire que notre cerveau nous « ment » pratiquement en permanence en supprimant certains segments de vision pour leur substituer une autre image : « Le phénomène porte un nom technique, la suppression saccadique, ou masquage saccadique. Il s’agit du phénomène de perception visuelle où le cerveau bloque sélectivement le traitement visuel pendant les mouvements oculaires, de sorte que ni le mouvement de l’œil, ni le flou de mouvement qui en résulte, ni le trou dans la perception visuelle ne sont perceptibles pour l’observateur. » (Lire ici)

Et voilà la conclusion de cet article : « Le mensonge est minuscule, il dure une poignée de millisecondes, mais il se répète à un rythme vertigineux : à chaque mouvement rapide des yeux, la vision s’éteint littéralement, puis se rallume avec une image que le cerveau vient tout juste de fabriquer pour combler le vide. » Bref : c’est pour notre bien que notre cerveau intervient afin que la vision reste nette et déchiffrable.

Dont acte. Mais alors, ne devrions-nous pas nous méfier des autres impressions qui nous paraissent si évidentes et qui pourraient bien ne pas exister réellement ? Cette poignée de main qui nous adonné instantanément confiance, ce regard affectueux que nous avons capté dans le regard de la femme approchée, ce paysage enchanteur au sortir de l’avion : tout cela existe-t-il ? Ou plutôt, déplaçons la question : qu’est-ce donc que cette réalité que nous captons sans le vouloir, par le simple effet d’un regard ? Car si le réel est bien imperméable à notre volonté, le regard que nous portons sur lui peut être l’effet du désir modelé par notre cerveau, qui agit sur nos organes sensoriels.

Le cerveau ne serait donc pas ce juge impartial qui nous permet de dire : « C’est vrai parce que je l’ai vu de mes propres yeux », mais « Ce que j’ai vu me montre peut-être seulement ce que je voulais voir »

C'est à peu-près ce que disait déjà Descartes.

samedi 8 août 2026

Quand « vieux » signifie « mieux » - Chronique du 9 aout

Bonjour-bonjour

 

Peut-être avez-vous été comme moi attiré par cette info signalant la découverte d’une « neurogénèse » chez les adultes – entendez que le cerveau conserve la faculté de créer des nouveaux neurones tout au long de la vie. 

– « Tant mieux » direz-vous, mais sans trop savoir pourquoi. Car les chercheurs en sont encore à se demander si ces nouveaux neurones sont destinés à compenser la perte de neurones plus anciens, ou bien s’ils participent au développement d’un apprentissage permanent.

La vieillesse s’accompagnant généralement d’un déclin cognitif, on hésite à accorder la seconde hypothèse ; quant à l’idée d’une réparation après une détérioration de notre cerveau, l’absence d’AVC notable incline à chercher ailleurs – du côté de ce qui se révèle au cours de la vieillesse.

C’est alors que nous revient l’idée développée par C.G. Jung pour qui la vieillesse est un processus d’individuation – entendez qu’en avançant en âge, l’individu se libère des rôles sociaux imposés pour devenir pleinement lui-même. Jung ajoute un peu plus loin « Loin d'être un simple déclin, ce passage favorise l'unité intérieure, la connaissance de soi et l'accomplissement psychologique. »

Le psychiatre décrit l'âge mûr et la vieillesse comme « l'après-midi de la vie », où l'individu quitte l'adaptation extérieure pour accomplir son individuation et réaliser son Soi.

Moi, j’ai toujours cru que cette description était une intuition sans fondement, mais qu’elle me donnait une vision plutôt engageante de la vieillesse. Bien sûr, certains de ces vieux deviennent avec le temps des êtres acariâtres et incommodants. Mais c’est peut-être simplement que leur originalité est rejetée par le société ?

Et si cette évolution était inscrite dans notre ADN, et se manifestait par cette incompréhensible neurogénèse adulte ?

vendredi 7 août 2026

What is watt ? – Chronique du 8 aout

Bonjour-bonjour

 

Déclaration de Pauline Ferrand-Prévôt : « On avait comme mission de rouler à notre allure, pour garder les watts qu'on pouvait. » (lu ici)

Décidément, ces watts, ils sont partout ! Précédemment limités aux appareils électriques (un lave-linge consomme environ 1500 watts) les voici logés dans les jambes de nos jolies cyclistes où ils sont censés constituer une certaine puissance entendue comme « la quantité de travail qu’elles sont capables de délivrer » (définition officielle).

Si l’on admet cet usage de l’unité scientifiquement mesurable pour évaluer la quantité d’énergie fournie par un individu, je demande jusqu’où on va aller dans cette direction ?

--> Par exemple, un contrat de travail pourra-t-il exiger d’un jardinier qu’il fournisse l’équivalent de 3000 watts par jour à désherber les jardins ? Si c’était le cas, finie la semaine de 35 heures ! Bonjour la semaine de 15000 watts !

Je ne sais pas si les travailleurs y gagneraient, car à l’heure actuelle, il suffit d’être présent sur son lieu de travail pour être réputé y travailler ; qu’importe l’effort, lorsque l’objectif est atteint, place aux jeux vidéo pour attendre tranquilement l’heure de la pose – tandis qu’aujourd’hui, grâce à un compteur de watts discrètement branché sur votre cerveau, votre chef saura à quoi vous aurez utilisé votre après-midi.

Et puis, qui dira la norme en matière de dépense de puissance ? Combien la production de ce Post me coûte-t-elle de watts ? Tout le monde s’en fiche me direz-vous ? Soit mais attendez la campagne des élections de 2027 :

« Je vous promet de consacrer 300000 watts pour résoudre la crise économique où la France est enlisée ! »

Hum… Je me demande si cela suffira ? Ne faudrait-il pas avoir en outre beaucoup de Pauline Ferrand-Prévôt qui pédalent en cachette ?

jeudi 6 août 2026

Incendie de forêt : taxer les mégots – Chronique du 7 aout

Bonjour-bonjour

 

Nos contemporains dont l’imagination est inépuisable proposent, afin de financer les équipements des pompiers, de taxer les cigarettiers au motif que les cigarettes sont destinées à devenir des mégots qui seront peut-être jetée par la portière des voitures, au risque de mettre le feu aux forêts.

 


Je comprends bien qu’on taxe le tabac intrinsèquement poison pour le cœur et les poumons afin de financer les médecins qui vont soigner les maladies dont il est coupable. Mais taxer le fait de jeter un mégot dans l’herbe sèche, c’est rendre responsables les cigarettiers d’un comportement des fumeurs. Autant taxer aussi les fabricants de voitures sans lesquelles on n’aurait pas l’opportunité d’aller dans des forêts en été, durant la canicule, etc….

Inutile d’aller plus loin : cette proposition consiste en réalité à attaquer ceux qui ont le maximum d’argent : les fumeurs sont peut-être insolvables – pas les fabricants. 

mercredi 5 août 2026

Et si la vigne pensait ? – Chronique du 6 aout

Bonjour-bonjour

 

Ce matin je lis ceci « Pour faire grossir ses raisins, à la mi-juin, la vigne a besoin de soleil et d'eau. Lorsqu'elle n'a pas d'eau, elle entre dans un état de stress hydrique et ne pense plus qu'à une chose : sauver sa vie au lieu de nourrir les raisins. » René Maury – Viticulteur en Corrèze

Alors la vigne serait comme une mère indigne qui abandonne ses enfants en cas de disette pour ne se préoccuper que d’elle -même ? N’avons-nous pas ici un cas d’anthropocentrisme un peu ridicule qui attribue aux végétaux des « pensées » - voire même des choix existentiels ? 

Sans doute, mais force est d’observer qu’il y a deux stratégies de survie chez les végétaux comme chez les animaux – et finalement comme chez l’homme : quand il est impossible de sauver l’adulte et le rejeton, soit l’adulte abandonne les soins liés à la reproduction, soit il se sacrifie. J’ai eu l’occasion d’observer ces deux stratégies à l’œuvre chez moi avec des photinias :

- Soit deux plans de photinias achetés le même jour dans la même pépinière, plantés dans des bacs identiques et placés côte à côte dans la même cour, avec la même exposition. Depuis plus de 20 ans ces arbustes s’épanouissent au printemps de façon différente : l’un se couvre d’abord de fleurs avec de développer son feuillage ; l’autre développe un feuillage plus luxuriant et met au jour quelques rares fleurs. 

Sans prêter aux plantes la moindre « pensée », force est de constater que l’un favorise la reproduction, et l’autre son propre développement. Dans de nombreuses espèces animales c’est l’inverse, comme ces petits rongeurs qui hibernent durant plusieurs mois et qui, sortant d’un long sommeil pendant lequel ils ont jeûné, quittent leur tanière pour aller se reproduire plutôt que manger.

Il serait intéressant de considérer les hommes sous cet angle : les uns ne recherchent que leur avantage, tandis que d’autres procréent une nombreuse famille au détriment éventuel de leur confort et de leur sécurité. Occasion d’observer que ce choix a été remplacé par des obligations culturellement transmises, mais que depuis le contrôle des naissances il est dévolu aux individus.

Et si les individus privilégiaient leur avantage en sacrifiant l’espèce ? N’est-ce pas un petit peu le dilemme posé aux femmes qui ont à choisir entre leur carrière et leur famille ? 




mardi 4 août 2026

Des nibards de compétition – Chronique du 5 juillet

Des nibards de compétition – Chronique du 5 juillet


Bonjour-bonjour

 

On apprend que des inspecteurs du Tour de France femme viennent avant chaque étape inspecter les nichons des coureuses afin de vérifier si elles n’auraient pas rembourré leur soutien-gorge. Motif : une plus ample poitrine offre une surface plus aérodynamique et favorise la pénétration dans l’air : ça a été testé en soufflerie. 

 


 

Ça alors ! J’imaginais bien que des soutiens-gorge pouvaient avantager la silhouette, mais de là à concevoir une meilleurs aérodynamique, sûrement pas. Deux remarques s’imposent selon moi :

            * D’abord, ces jeunes femmes ont habituellement une silhouette « planche à pain », comme la plupart des athlètes-femmes de haut niveau. Une silhouette de star serait immédiatement repérée, sans avoir le besoin d’aller y tâter.

            * Ensuite la parité homme/femme est respectée, puisqu’aux derniers J.O. d’hiver on a vérifié que les concurrents du saut à ski n’avaient pas glissé un rembourrage dans leur caleçon afin d’avoir une combinaison d’une taille plus grande, bénéficiant ainsi s’une surface de portance plus importante. Planer grâce à ses valseuses, voilà qui, à l’époque nous avait bien amusés (j’avais abordé la question : cf. ici).

 

Si, malgré le sujet un peu frivole nous cherchons à prendre de la hauteur, nous dirons que la compétition est devenue une préoccupation qui l’emporte sur tout autre, au point que même la silhouette soit vécue comme un atout dans l’aérodynamisme. Inutile de dire que tout autre modification de la silhouette serait envisagée sous cet angle : un rembourrage fessier serait par exemple bien venu au cas où ça améliorerait les performances. 

- Et une grosse tête ?



lundi 3 août 2026

Eco-anxiété – Chronique du 4 aout

Bonjour-bonjour

 

Bienvenue en Gironde mes chéris !

Je voulais vous prévenir : nous avons un petit contretemps dû aux incendies dont vous avez sans doute entendu parler. Vous allez comprendre en regardant cette photo du gite de vacances que vous aviez loué : 

 


Vous devinez qu’il va falloir faire quelques travaux de restauration avant de vous y accueillir, mais rassurez-vous : on peut vous proposer un bungalow tout mignon dans le camping voisin.

Je vous vois hésitant : de quoi avez-vous peur ? Que le feu reprenne et que le camping où vous serez s'embrase avant que vous puissiez vous enfuir ?

Je devine ce dont il s’agit : vous faites un accès d’éco-anxiété, ce sentiment de désespoir et d’impuissance face aux bouleversements du dérèglement climatique. J’avoue que moi aussi il m’arrive de partager ce sentiment, et d’ailleurs pour beaucoup, l’anxiété est ici plutôt de la clairvoyance.

Mais rassurez-vous ! Nous disposons sur place d’une équipe de pompiers parfaitement aguerris et qui, bien qu’ils soient un peu fatigués, sont encore tellement dévoués à sauver des vies humaines qu’on peut toujours leur faire confiance. Et puis l’appui aérien pour combattre le feu est toujours disponible. Au pire, si ça peut vous rassurer tout à fait, nous avons mis au point des dispositifs d’évacuation avec des salle des fêtes toutes prêtes pour vous accueillir : vous pourriez y passer le reste de vos vacances si l’occasion s’en présentait.

Alors, rassurés mes Chéris ?

dimanche 2 août 2026

A Ceuta, c’est un rêve qui s’est brisé – Chronique du 3 aout

Bonjour-bonjour

 

Suite à l’aller-retour éclair de dizaine de milliers de migrants venus du Maroc entrés illégalement à Ceuta, l’enclave espagnole en territoire africain, la désillusion des marocains est pleine d’instructions.

Car voilà : trompée par des fausses informations affirmant que la frontière était ouverte, une foule de jeunes marocains s’est ruée sur ce territoire, pensant y être accueilli correctement. 

- Mais alors qu’ils pensaient être reçus favorablement dans un pays ayant ouvert ses frontières, ils n’ont subi que souffrance et racisme : « Ils nous ont maltraités, certains nous ont chassés avec des bâtons, ils étaient racistes, j'ai passé la nuit dans une forêt, un enfer ». (Témoignage à lire ici)

 


Un groupe de migrants retourne au Maroc depuis le centre d'accueil temporaire (CETI) en direction du poste-frontière, escorté par des soldats de l'infanterie espagnole, dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le 2 août 2026. © HENRY NICHOLLS / AFP

 

 

En 2013 l’Allemagne avait ouvert ses frontières à des dizaines de milliers de syriens qui fuyaient la guerre civile dans leur pays. Seulement les espagnols de 2026 ne sont pas les allemands de 2013 : c’est la fureur et la violence qui attend aujourd'hui les migrants – surtout quand ils forment en cohorte qui effraie les habitants – que ce soit en Espagne ou ailleurs en Europe.


- C’est cette violence spontanée qui doit retenir l’attention : s’il n’y a pas eu plus de morts, c’est seulement parce que les marocains ont reflué rapidement. C’est d’ailleurs grâce à ce rejet que les partis populistes triomphent en ce moment.

- Une autre question doit être posée : nous autres européens, devons-nous accepter d’ouvrir nos frontières à ceux qui sont pauvres et qui veulent simplement l’être moins ? « C'est un rêve qui se brise » ont dit les milliers de Marocains renvoyés de Ceuta : n’est-ce pas une chance pour le pays hôte que d’accueillir des migrants qui rêvent de devenir riche ? Le rêve américain n’a-t-il pas contribué à enrichir toute l’Amérique ?

samedi 1 août 2026

Tour de France femme – Chronique du 2 aout

Bonjour-bonjour

 

Tour de France « femme »




Pourquoi donc cette course porte-t-elle la mention « femme » et non « dames » ou « féminin » (comme le Tournoi de Roland Garros par exemple) ?


En allusion à des échecs de course féminine dans les années 80-90, l’IA de Google répond que « Garder l'adjectif « féminin » ou réutiliser « dames » aurait pu associer la nouvelle épreuve à ces structures fragiles du passé. Le nom « Tour de France Femmes » marque donc une nouvelle ère professionnelle et pérenne ». 

Gemini, la savante IA de Google ajoute qu’il s’agit aussi d’utiliser un mot « qui désigne le genre de manière directe, moderne et égalitaire, au même titre qu'on utilise le mot « hommes »- pour mémoire le Tour de France qui vient de s’achever porte la mention « homme » et non pas « masculin ». Bref, même si « femme » est un vocable qui ne vous plait pas, vous devez accepter l’idée que « dame » est devenu trop ringard pour être affiché dans un titre.

Mais, ça ne marche pas comme ça : les mots ont leur vie propre qui échappe à nos intentions : « femme » porte avec lui la connotation sexuelle – j’allais dire « organique ». Une femme, ce n’est pas seulement le symétrique de l’homme, mais aussi quelqu’un qui est marqué par la vie de ses organes, et rien ne saurait empêcher que, lorsqu’on cherche à gommer ces particularités on n’y parvienne pas. Qui donc soupirera à la pleine lune en poétisant la « dame de ses pensées » - et non la femme de ses pensées, qui fait lourd et vulgaire ?

Et qui donc voudrait « jouer aux femmes » et non aux dames » ?

 

vendredi 31 juillet 2026

Résilience - Chronique du 1er aout

Bonjour-bonjour


Alors que l’autorisation a été donnée par la préfecture de Gironde au retour de 84 000 habitants chez eux, après que le mégafeu ait été « stabilisé », la question qui se pose est « et après ? Rester ou partir ? ».

Dessin de Chaunu


Il est vrai que c’est souvent un spectacle de désolation qui attend les habitants :


 

Les ruines de plusieurs maisons du Porge (Gironde) incendiées le 29 juillet 2026. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)


Tout autour des villages sinistrés ce sont des hectares entiers de pinèdes qui sont en miettes et, une semaine plus tard, une odeur âcre continue de prendre la gorge et de piquer le nez. (Lire ici)

Mais le plus important, c’est la réaction des habitants découvrant tout cela : 

- pour les uns pas question d’abandonner leur village : 

« Je n'ai plus rien, mais je vais tout rebâtir, répète en boucle le gaillard d'1m90. Je ne suis pas naïf : ça va être dur, ça va prendre du temps, c'est une bataille qui va être longue, mais que l'on gagnera avec ma famille et mes amis. »

Mais pour d’autre il est impossible de s’imaginer vivre dans un tel milieu : 

« Aujourd'hui, quand je rentre chez moi le soir, c'est comme si j'étais à l'hôtel. Je ne veux plus m'attacher à mon domicile, je ne veux plus mettre d'affect. Car on ne sait jamais… Et si, demain, le feu reprenait ? » (Art. cité)

Et c’est là que l’essentiel affleure : habiter une maison, ça signifie qu’on s’y sente en sécurité, qu’on n’ait pas cette hantise de devoir partir sans avoir le temps rien emporter. Un endroit où l’on puisse retirer ses bottes et s’assoir tranquillement… au coin du feu.

On écrit beaucoup de choses sur « l’habiter » supposé fait des multiples liens que l’on tisse avec le milieu qui nous environne, et c’est juste. Mais on omet le plus souvent de dire que la sécurité est le premier de ces liens, celui sans lequel aucun des autres ne pourrait tenir.

On voit les animaux qui se creusent un terrier pour se sentir en sécurité : c’est sans doute leur premier souci, avant même de savoir si le terroir est riche de nourriture. Notre maison c’est également notre tanière, l’endroit où on peut sans trembler attendre demain.

jeudi 30 juillet 2026

Bla-bla/blabla-aaa – Chronique du 31 juillet

Dans les années-twist Eddy Mitchell chantait « Tu parles trop » reprochant à sa petite amie des bavardages incessants. 

Selon cet article, c’est le contraire qu’il faudrait chanter aujourd’hui.

 

Bonjour-bonjour

 

Peut-être êtes-vous de ces gens qui fuient la présence de certaines personnes de votre entourage dont le bavardage vous éreinte ? Eh bien sachez que vous êtes complètement à contre-courant : on constate en effet qu’on se parle de moins en moins au cours de la journée, même si on s’écrit plus souvent via des SMS. (Art. cité)

Alors, c’est vrai : on continue à parler aux autres lorsque le besoin s’en fait sentir. Toutefois, ce que l’étude citée fait ressortir, c’est que le numérique a envahi notre vie au point que la plupart de nos opérations, comme de réserver une table au restaurant ou croiser la caissière du supermarché, sont remplacées par des opérations faites en ligne.

La conséquence ? Selon Gillian Sandstrom (psychologue), ce sont des « liens faibles », comme les échanges informels au fil de la journée que nous perdons, alors que ce sont eux qui renforcent notre sentiment de bien-être.

Par ailleurs, le déclin des échanges oraux semble aussi s'auto-entretenir : moins on pratique les petites interactions sociales, plus on ressent d'anxiété à l'idée de les avoir et moins on les provoque. 

Gillian Sandstrom ajoute : « Parler mobilise le cerveau différemment que la rédaction d'un message. La conversation orale fait travailler la mémoire, pour suivre ce que dit l'autre tout en préparant sa propre réponse. Face à face, il faut également faire attention à sa posture et ses expressions faciales. »


Bref : parler, de n’importe quoi, même de la pluie et du beau temps serait bénéfique pour notre santé.

Mais alors comment comprendre que les moines bénédictins (entre-autre) aient si longtemps imposé la « règle du silence », emboitant le pas aux sagesses orientales ?


mercredi 29 juillet 2026

Faites-vous pipi dans la piscine ? – Chronique du 30 juillet

Bonjour-bonjour

 

Vous vous plaignez régulièrement d’avoir une irritation des yeux après vous être baigné dans la piscine municipale, et vous incriminez les produits chimiques ajoutés à l’eau ? Apprenez donc ce que ces analyses révèlent : c’est la présence de chloramine qui vous irrite, et cette substance résulte d’une interaction entre le chlore effectivement ajouté à l’eau du bain et le … pipi des baigneurs.

Car voici le constat fait par les chercheurs : compte tenu de la foule qui se presse pour plonger dans l’eau, il est impossible que personne ne se soit laissé aller à uriner.

 


« Une étude canadienne menée en 2017 par l’université de l’Alberta révèle qu’une piscine de taille moyenne, comme la piscine municipale ou le bassin du camping, pourrait contenir jusqu’à 75 litres d’urine. » (Lu ici)

Ça vous dégoute ? Peut-être mais sachez que le philosophe va chercher du sens même dans cet endroit malsain. Qu’en dira-t-il ?

--> Une personne qui urine dans une piscine entouré de baigneurs, n’a probablement pas bonne conscience : néanmoins cela ne le retient pas – pourquoi ?

- Question naïve tant la réponse est évidente : parce que personne ne le sait. Supposez que son urine réagisse avec l’eau et la teinte d’une couleur vert fluo bien visible : soyez sûr que personne ne ferait pipi dans l’eau. Il en va de même pour toute conduite moralement condamnable : on ne s’en abstient pas dès lors qu’on est sûr de son impunité. Platon avait évoqué cette question avec le récit de l’anneau de Gygès (République, livre 2) : « Il s'agit de l'histoire de Gygès, un berger qui, à la suite d'un violent orage, découvre dans le sol un anneau. Lorsqu'il est passé au doigt et que son chaton est tourné, il rend invisible son porteur. Gygès utilise ce pouvoir pour séduire la reine, complote avec elle et assassine le roi pour s'emparer du pouvoir. » (Lire ici) Seule la transparence et la crainte de la punition peut garantir le respect des lois.

Alors, si vous aussi vous faites discrètement pipi dans la piscine alors même que vous êtes environné de baigneurs, réfléchissez-y : vous vous rangez parmi les détrousseurs et les assassins qui vous attendent au coin de la rue obscure.