mercredi 30 septembre 2026

Anéantir la machine à bip-bip – Chronique du 1er octobre

Bonjour-bonjour

 

Les « aides à la conduite » se multiplient dans les voitures neuves sous l’effet notamment de la réglementation européenne. Dès que nous sommes en voiture, le Commission européenne nous oblige à avoir un contrôleur sur le dos qui se met à émettre des bip-bips dès que nous enfreignons certaines règles : avertissement sonore de survitesse, le maintien dans la voie, la détection de somnolence, la surveillance de l’attention du conducteur, la reconnaissance des panneaux, la détection d’obstacles en marche arrière, mais aussi le freinage automatique d’urgence. (Lu ici)

Dans le même temps chez Dacia, il a été prévu de couper tous ces bips grâce à un « bouton magique », qui permet de désactiver ces avertissement « C’est même le bouton le plus utilisé dans nos voitures » selon Katrin Adt, directrice générale de Dacia.



"Le bouton le plus utilisé dans nos voitures est ce que nous appelons le 'bouton magique', qui permet de couper tous les bips"


- Attention toutefois à ne pas contrevenir aux interdictions de désactivation (car elles existent) : pour l’adaptation intelligente de la vitesse, par exemple, le règlement européen prévoit explicitement qu’« il doit être possible de désactiver le système », mais cette désactivation n’est pas permanente : « Le système de contrôle automatique doit retrouver son fonctionnement normal à chaque nouvelle activation du véhicule. » (Art. cité) (Ajoutons que les préfets ont depuis le 1er novembre 2021 le pouvoir d’obliger les applis à masquer leurs messages d’alerte de contrôle : le conducteur ne peut donc plus bénéficier des avertissements venus de conducteurs arrivant en sens inverse.)

Bref, nous voilà revenus à l’époque des pions qui surveillaient les potaches afin qu’ils ne se livrent pas à des activités défendues. Seulement ici ce ne sont plus des humains mais des machines incorruptibles et infatigables – au point qu’il a fallu prévoir la suppression de leur vigilance !


Voilà donc ce qui doit nous interpeller : notre besoin de contourner les contrôles est fondamentalement lié à notre espèce, et nous en empêcher entraine des perturbations graves dans notre vie. L’existence de machines qui anéantissent toute possibilité de désobéir est insupportable : du temps de la surveillance humaine, la défaillance du contrôle était inéluctable : il suffisait d’être patient et on pouvait profiter d’un moment d’inattention. Mais c’est devenu impossible avec des machines : le désespoir des usagers de telles voitures risquerait d’en empêcher l’usage, chose incompatible avec l’intérêt économique de l’entreprise. D’où l’autorisation de désobéir, comme si l’organisme de contrôle disait : « Je vous permets de vous émanciper de mon contrôle, mais sachez que ce n’est que pour une seule fois » Un peu comme le prisonnier qui bénéficie d’une permission de sortie, mais qui doit revenir dormir en prison.


mardi 29 septembre 2026

La vie à qui perd gagne – Chronique du 30 septembre

Bonjour-bonjour

 

Les entreprises qui cherchent à engager des jeunes, ceux dont on dit qu’ils font partie de la « Gen – Z » (La génération Z ou "Gen Z" est l'ensemble des personnes nées entre le milieu des années 1990 et le début des années 2010) ont le plus grand mal à le faire sauf si elles expliquent quel est leur impact sur le milieu et si elles proposent en même temps à ces jeunes gens « équilibre, télétravail, flexibilité ». (Lu ici) Ce qui confirme ce qu’on devinait, à savoir que le travail n’est plus un pourvoyeur de ressources au quel on sacrifie tout, y compris sa santé. Hier les quinquas expliquaient qu’à leur âge on se prépare a avoir plusieurs infarctus. Aujourd’hui, mon médecin généraliste donne des rendez-vous à une semaine, gardant du temps libre pour sa vie famille.

 


On a dit que tout cela traduisait une exigence de sens : les gens ne veulent plus sacrifier leur vie à gagner de quoi en jouir : ils veulent aussi se consacrer à quelque chose de « plus grand qu’eux » – que ce soit dans leur travail ou en dehors.

Au fond il n’est pas si étonnant de voir prise cette inflexion : n’est-ce pas ce que les jeunes de mai-68 voulaient en réclamant le droit de « jouir sans entraves » ? Alors certes, ils ont voulu y parvenir par l’argent ; mais ils finissent par voir qu’il est absurde de perdre a vie à la gagner.

Aujourd’hui on gagne sa vie en évitant de la perdre an travaillant.

lundi 28 septembre 2026

Votre chien vous ment ! – Chronique du 29 septembre

Bonjour-bonjour

 

Je lis ici une expérience simple : habituer un chien à guider un humain vers des boites dont il saura que seule l’une d’elle contient de la nourriture et qu’il connait la quelle. En accompagnant l’un de ces humains facilement reconnaissable et qui le privera du contenu de cette boite vers la boite vide il sait qu’il aura ensuite la boite pleine. Le résultat est que le chien guide ces personnes vers la boite vide, se réservant ainsi le bénéfice de la boite pleine – on se demande alors : l’animal a-t-il choisi ce comportement pour tromper l’humain qui lui est défavorable ? 

L’article cité conclut ainsi : « En prenant en compte ces résultats, peut-on pour autant parler de « mensonge » ? Pas tout à fait. En effet, l’étude ne permet pas de démontrer que les chiens ont une théorie de l’esprit, ni qu’ils ont consciemment l’intention de tromper comme pourrait le faire un humain. Les chercheurs parlent donc plutôt d’un comportement « ressemblant à de la tromperie ».

A vouloir éviter l’anthropomorphisme, ne va-t-on pas trop loin en parlant à propos de la tromperie d’une « théorie de l’esprit » ? Sans doute. Alors faut-il au moins une intention consciente de tromper ? Certes, mais c’est peut-être le temps d’un éclair, juste comme l’enfant pris les doigts dans le pot de confiture et qui se justifie en affirmant qu’on lui a dit qu’il était permis de le faire - une idée qui lui passe juste par la tête. Il est des cas où la conscience n’a pas le temps de se déployer : n’en irait-il pas de même avec le chien ? 

Reste quand même à s’interroger sur la motivation de ces chercheurs ? Le mensonge serait-il pour eux une occasion de vérifier que l’animal est capable de conduite intentionnelle ? Mieux : n’auraient-ils pas défini l’objet de leur étude comme une approche d’une conduite révélant le fond de l’âme humaine ?  Adam a commis le péché en désobéissant ; mais un pas de plus, n’aurait-il pas menti si le Seigneur vérifiant l’état de l’arbre lui avait demandé « Qui donc a mangé son fruit défendu ? », il lui avait répondu « Ce n'est pas moi, c’est Eve » ?

 


 

Au fond cette expérience nous renseigne plus sur l’homme que sur l’animal : si le mensonge fait l’objet d’expériences répétées (cf. ici le récit de la même expérience avec les singes), c’est bien parce que plus que tout autre sa duplicité révèle l’existence de l’humain.

dimanche 27 septembre 2026

A vot’ bon cœur, m’sieurs dames ! – Chronique du 28 septembre

Bonjour-bonjour

 

La visite du Pape Léon XIV va s’achever, laissant aux catholiques français une note plutôt salée : 27 millions d’euros. Comme on dit, cette visite pastorale n’a pas de prix, mais en revanche elle a un coût. « Si des appels aux dons ont été faits pour régler le coût de l’événement évalué à 27 millions d’euros, ces derniers ne suffisent pas et obligent la Conférence des évêques  de France (CEF) à trouver d’autres moyens de financement » peut-on lire ce matin. 

Outre les quêtes effectuées en direct lors des évènement, la CEF mise également sur la vente de goodies à l’effigie du pape (gourdes, pins, tote bags (sac fourre-tout), chapelets, etc.). « On espère que ce qui aura été vécu en commun va susciter de la générosité », a ajouté un organisateur.

Que diriez-vous d’un joli porte-clef ?

 

 

Ou d’un chapelet à l’effigie du saint-père ?

 

 

Je sens que vous êtes sur le point de râler : « Voilà le retour des marchands du Temple ! Il nous faut un nouveau Jésus pour les chasser ! » Seulement on oublie une chose : quand Jésus chassa ces gens (Matthieu, XXI, 12-13) c’était en considérant qu’ils empêchaient les fidèles de se consacrer à leur dévotion. Mais aujourd’hui, tout au contraire, voilà que ces images rappellent des moments d’élans spirituels – par exemple vécus lors de la Grand-messe de la Concorde. 

Chaque époque a la spiritualité qu’elle peut.

samedi 26 septembre 2026

Un chrétien sur deux est une chrétienne – Chronique du 27 septembre

Bonjour-bonjour

 

Pendant que la visite du Pape en France se déroule sans le moindre accroc, voici qu’une contestation s’élève du côté des femmes. Celles-ci s’estiment injustement écartées par les hommes de la célébration des offices religieux. On sait bien sûr qu’elles ont été totalement bannies des églises autrefois, au point qu’on castrait des jeunes garçons pour qu’en grandissant, devenus castrats, ils assurent les parties chantées dans la haut de la tessiture vocale. – Mais qu’en est-il aujourd’hui ? On sait que rien ne bouge même si leur accession au « diaconat » est en voie d’acceptation. /Rappelons que le diacre peut proclamer l'Évangile, prêcher dans certaines circonstances, baptiser et célébrer des mariages, mais il ne préside pas l'Eucharistie. (Source Wiki)/ Par ailleurs « le rapport publié en mars 2026 sur la participation des femmes à la vie et à la direction de l'Église poursuit cette réflexion sur leur participation aux responsabilités ecclésiales. » (Source chatGPT) Bref, au Vatican il est urgent d’attendre….

Les images diffusées par la télévision lors de la déambulation du Pape montrent le visage de femmes (religieuses ou non) reflétant une profonde émotion spirituelle. Pourquoi ne seraient-elles pas en responsabilité de célébrer la messe ? 

ChatGPT (encore lui), interrogé sur la question répond par une autre question : « Une Église peut-elle concevoir une égalité entre les sexes tout en maintenant une asymétrie dans l'accès à l'autorité sacramentelle ? »

- Mais voilà que je sens le sacrilège monter dans mon esprit : on sait que nombre de curés et séminaristes se sont rendus coupables de violences sexuelles. Ont-ils violé des jeunes filles ou des femmes à leur service (la bonne du curé avait des contraintes tout à fait spéciales) ? Non – Ils ont violenté des jeunes garçons, comme si, même dans le péché les femmes étaient exclues.

Devant une telle détestation, on comprend que les femmes d’aujourd’hui revendiquent bruyamment leur place : il est temps de purifier l’Église en chassant ses vieux démons.


Le Cauchemar par Johann Heinrich Füssli


Oui, un vrai cauchemar…..

 



vendredi 25 septembre 2026

Et la spiritualité b*** ? – Chronique du 26 septembre

Bonjour-bonjour

 

La veillée du Pape avec la jeunesse du Stade de France a renforcé cette impression déjà perçue au cours de la journée : le message chrétien rencontre actuellement un besoin de spiritualité fortement présent chez les jeunes.

L’idée que la vie de chacun a un sens, que ce sens est en rapport avec les autres – mais aussi avec la nature, le monde autour de nous – oui, voilà ce qui échauffe les esprits et qui donne envie de rencontrer celui dont l’existence témoigne à chaque instant de la prééminence de ces engagements.

Je ne détaillerai pas les moments où hier soir le Pape a relié les soucis de ces jeunes avec les perspectives ouvertes par la religion catholique – on s’en fera une idée en lisant ce compte-rendu publié par le Vatican. Je noterai simplement qu’il a su montrer comment les angoisses du moment sont en prise avec la spiritualité – laissant néanmoins planer la possibilité de la rencontrer quand bien même on la rabaisserait subrepticement au niveau de l’immanence d’un monde sans Dieu. Car pour trouver dans la nature de quoi soutenir notre aspiration à plus de grandeur, plus de beauté, point n’est besoin de faire appel à Jésus et au miracle de la vie éternelle.

Beaucoup pensent qu’un monde sans transcendance est dévoré par la passion de la consommation, remplaçant le dépassement de soi par l’accumulation des biens matériels. Ils oublient que cette immanence à la quelle nous sommes confrontés par le monde actuel est aussi celle un monde doté d’une profondeur qui, pour rester dans l’immanence, n’en est pas moins une aventure et un ravissement. Certes Léon XIV n’a pas dérogé à la foi en un Dieu paradoxal qui meurt et qui nous apporte la vie ; mais il a laissé cette option ouverte, l’essentiel demeurant que chacun comprenne qu’il peut rencontrer quelque chose de plus grand que lui.

 

 

Léon XIV lors de la veillée au Stade de France hier 

(@Vatican Media)

 

Ce que le Vatican avait suggéré avec cette illustration qui montre Léon XIV dans un halo lumineux surgissant au milieu des ténèbres.

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N.B. Pour l’association « Libre Pensée », Léon XIV ne peut être à la fois un chef d’État et un responsable religieux. « Seuls les valets de service et les agenouillistes convulsifs veulent ne pas voir qu’il s’agit bien d’une visite religieuse et pastorale destinée à glorifier et encenser le culte catholique" (lu ici)

jeudi 24 septembre 2026

Les machines désobéissantes – Chronique du 25 septembre

Bonjour-bonjour

 

Plus que jamais les « trois lois de la robotique » d’Isaac Asimov sont d’actualité.

Petit rappel de ces lois : 

1) Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger ;

2) Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la première loi ;

3) Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

Bien entendu ce qu’on observe ces jours-ci avec les dérives de certaines IA viole systématiquement ces lois. Ce qu’Asimov avait exclu et qui pourtant était déjà bien connu, c’est le moment où les machines seraient suffisamment autonomes pour prendre l’initiative de nuire aux humains – chose qu’il avait baptisé « le complexe de Frankenstein »

Aujourd’hui on en est à vérifier que des barrières suffisamment solides ont été édifiées pour endiguer l’action délétère des programmes. Or, tout se passe comme si ces intelligences exécutaient correctement leur mission – infiltrer et détruire de l’intérieur un système donné tout en effaçant les traces de cette effraction. Sauf qu’on avait installé une interdiction de s’attaquer à certains programmes – et que cette interdiction est contournée par la machine qui passe outre, menaçant de nuire à de grandes organisations étatiques.

Que faire ? Détruire ces machines et annoncer qu'on va les abandonner comme on le fit du temps des métiers à tisser mécaniques ?

 

Deux ludittes s'en prennent à un métier Jacquart.

Gravure anonyme • WIKIMEDIA COMMONS 


Plus sérieusement, nous nous efforçons de construire des programmes nantis de barrières suffisamment robustes, raison pour laquelle les grands concepteurs de ces programmes demandent des délais. 

- On se heurte alors à une autre des grandes lois qui gouvernent le progrès humain. Il s’agit de la loi de Gabor : « Ce qui peut être fait techniquement le sera ». Loi tout aussi fantaisiste dans son énonciation, mais qui risque bien d’être appliquée ici. Car qu’est-ce qui empêcherait un concepteur de tels programmes de retirer la muselière apposée à sa création, dès lors que ses intérêts – quand bien même ils seraient criminels – seraient en cause ?

- La véritable réponse à cette menace consiste à rendre le fonctionnement de nos systèmes informatisés impénétrables à ces attaques, qu’elles viennent d’êtres humains ou d’autres machines. On dira qu’on le fait déjà mais qu’il y a toujours des failles de sécurité. 

Réponse : qu’on renforce notre lutte contre celle-ci, quitte à mobiliser l’IA pour les déceler. Après tout nous pouvons nous aussi manipuler nos machines désobéissantes.

mercredi 23 septembre 2026

Bien venue à Léon (Tondellier ) ! – Chronique du 24 septembre

Bonjour-bonjour

 

« Léon est né le vendredi 18 septembre 2026 à Lens. Et tout le monde va très bien ! » selon le communiqué de Marine Tondelier, la patronne du parti « les Écologistes ».

Entre la visite du pape et les récents exploits d’un jeune nageur français, le prénom Léon connait une fulgurante réhabilitation après avoir été un prénom ridicule affublant des personnages dérisoires. Une telle promotion interroge sur la rôle attribué au prénom choisi pour son enfant : influence mystérieuse ou marqueur social mesurable selon des modes ?

- Certains ont en effet utilisé l’étymologie des prénoms pour en déduire les caractéristiques apportées à l’enfant. Ainsi, un enfant prénommé « Léon » aurait ces caractéristiques selon ce site spécialisé : « Léon est un prénom qui inspire le respect et l'admiration, tout en conservant une simplicité qui le rend accessible et universel. Il est le reflet d'une personnalité forte, capable de leadership et de protection, à l'image du roi des animaux. » Il se peut que des parents aient choisi le prénom de leur enfant après avoir consulté de telles sources. En tout cas, depuis l'abandon de l’obligation sociale voulant qu’un prénom ait obligatoirement un rapport avec celui des parents, parrains/marraines etc., ce choix est devenu un indicateur des intentions des parents à l’égard de leur progéniture.

- Raison pour laquelle ce prénom peut devenir un fardeau pour l’enfant qui comprend peu à peu qu’il a été « missionné » pour s’identifier à tel ou tel personnage. Mais il se peut aussi qu’un prénom gouverne de façon mystérieuse le destin d’un enfant comme ce fut le cas pour Scarlett Johansson devenue star mondiale de cinéma et dont on dit que le prénom fut une référence au personnage de Scarlett O’Hara du film Autant en emporte le vent, choisi par sa maman, cinéphile reconnue. 

--> A ce compte on admettra que le choix d’un prénom devrait être fait par les intéressés eux-mêmes comme ce fut le cas pour Georges Moustaki qui choisit ce prénom de scène en hommage à Georges Brassens.

Oui, c’est cela : que chacun dise comment il voudrait s’appeler en fonction de ses choix dans la vie. Certain voudront peut-être s’appeler Adolf ou Joseph – à moins que ce ne soit Benito ? Quant à moi, ce serait plutôt René (- Descartes)

mardi 22 septembre 2026

Et le prix Goncourt est attribué à ChatGPT ! – Chronique du 23 septembre

Bonjour-bonjour

 

Ça devait arriver : un roman (= C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien), qui est en bonne position pour le prix Goncourt, est dénoncé comme susceptible d’avoir été écrit par une IA.

Est-ce vrai ? Les logiciels experts destinés à dépister les textes initiés par des machines sont-ils fiables ? J’entends dire qu’un extrait de l’Épitre aux corinthiens a été diagnostiqué écrit par une IA à 88%. La controverse n’est donc pas prête de s’éteindre. (lire ici)

- Par contre, la vraie question est celle-ci : à supposer que ce soit vrai et que ChatGPT soit effectivement à l’origine du roman de Thélyson Orélien, son intérêt en serait-il diminué ? 

L’alternative est : ou bien la machine ne peut que plagier la création humaine ce qui, même en supposant cette imitation parfaite, lui retire son intérêt puisqu’on préfèrera toujours l’original à la copie. À l’opposé, peut-on tenir pour inessentiel le fait que seule une machine l’ait conçu, parce que son essence humaine serait tout à fait secondaire ? 

 

 

GDJ/PIXABAY

 

- Dans le premier cas on admet que ce soit de l’histoire que témoigne l’ouvrage de l’écrivain, et on ne peut pas le comprendre sans cela – d’où la nécessité de faire de la machine une production humaine liée à l’époque et aux rêves des hommes ; et du coup elle ne pourrait rien faire d’autre que transmettre ces caractéristiques à des œuvres mécaniquement produites. 

- Si par contre nous supposons que l’ouvrage que nous tenons dans nos mains et que nous lisons n’a pas à être envisagé du point de vue de l’auteur, alors les questions qui se posent sont toute différentes. On se trouve renvoyés à l’irruption dans les années 60 de la « Nouvelle critique » de Roland Barthes qui trouve dans l’œuvre elle-même la logique qui permet de l’analyser et de la critiquer. 

Est-ce à dire que dans ce cas, la machine est un écrivain comme un autre ? Pas exactement. Selon cet article qui analyse les principes de la nouvelle critique, « L'écrivain emploie une écriture première, un langage-objet qui porte directement sur le monde, les autres et Dieu. » - Autrement dit, c’est bien quand même dans son rapport au monde, à l’homme et à Dieu que l’ouvrage littéraire prend naissance. Et du coup, voici la machine de nouveau mise hors-jeu, réduite au rôle de plagiaire, obligée d’imiter cette intrication entre l’homme et ce qui l'entoure.

On connait la formule de Buffon : « Le style est l'homme même » - autrement dit l’écrit est pris dans la pâte humaine, il fait corps avec elle et il se construit en se nourrissant à son imagination. L’IA générative n’est donc qu’un plagiat éhonté, qui singe l’homme et qui n’est rien sans lui.

 

lundi 21 septembre 2026

Adieu, bonne vieille T.S.F. !..... - Chronique du 22 septembre

Bonjour-bonjour

 

Voici ce que je lis ce matin : « Les radios publiques, privées et associatives ont demandé lundi aux pouvoirs publics en France et en Europe de rendre obligatoire l’installation de récepteurs hertziens dans les voitures neuves, en pointant le fait que certains constructeurs s’en passent désormais. »

– Alors, ça y est ? La radio – votre radio – écoutée sur le poste installé dans votre voiture – est périmée ? 

– Oui, vous le savez depuis qu’on vous parle de la DAB+, la radio numérique, et qu’en même temps certaines de vos stations (comme France musique) disparaissaient de vos appareils habituels.

Voilà donc une page de plus dans votre cahier des « Objets disparus » où vous consignez tous ceux qui disparaissent après avoir fait le cadre de votre vie (comme le Solex, la Seccotine ou le mange-disque)

 

 

Occasion de le rappeler : nous sommes tellement attachés à ce passé si personnel, si émotionnel, qu’il constitue une sorte de patrimoine. Pas celui fait de cathédrales et de palais qu’on vient de célébrer – plutôt celui pour lequel nous réservons le terme anglo-saxon de « vintage » toujours utilisé avec affection. 

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? »  demandait le poète. Nous avons la réponse : oui, ces objets ont une âme mais nous ne le découvrons que le jour où ils disparaissent de notre monde.

Toutefois, cette force est tellement importante qu’elle a parfois su résister aux progrès de la technologie : on le sait depuis que le microsillon 33 Tours a réussi à se maintenir face à l’invention du C.D. Même à présent que la dématérialisation se poursuit avec le streaming, il est encore possible d’acheter des microsillons neufs et de les poser religieusement sur sa platine tourne-disque. 

Qui sait ? Il en ira peut-être de même avec vos bons vieux transistors ?

dimanche 20 septembre 2026

Un Mickey métaphysicien – Chronique du 21 septembre

Bonjour-bonjour

 

Des chercheurs ont réussi à faire croitre un organoïde de cerveau humain dans des souris qui à présent se développent grâce à lui.  

/Rappelons qu’un organoïde cérébral, aussi appelé minicerveau ou cerveau miniature, est une masse de cellules mimant la structure et les fonctions principales du cerveau (Art. Wikipédia)/

On lira ici le protocole expérimental qui a eu pour effet d’empêcher le développement du cerveau de souriceaux à qui on a injecté des organoïdes cérébraux humains qui se sont développés à la place de leur cerveau naturel. « Six mois après l’opération, les souris dites « xénocorticales » se comportaient comme des souris normales ; seuls de légers déficits de mémoire et une démarche un peu plus prudente, probablement liée à une coordination motrice fine légèrement altérée, les distinguaient de leurs congénères intactes. »

C’est là que l’on commence à ressentir le vertige. Déjà concevoir le développement artificiel d’un cerveau selon les mêmes plans qu’avec le développement normal au cours de la gestation, ça ouvre un horizon sur la créature de Frankenstein. Mais voilà qu’on se prend à rêver : allons-nous créer des souris qui possèdent une conscience ? Leur comportement rapporté dans l’article cité à une prudence issue de déficit ne serait-il pas plutôt issu d’une évaluation de la situation comme chez nous lorsqu’on se demande « Où vais-je ? » ? Et pour bientôt des souris qui vont s’interroger :

* Dieu existe-t-il ?

* Le temps a-t-il une fin ou est-il infini ?

* Qu'est-ce que l'âme ou la conscience ?

* Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Un Mickey métaphysicien serait barbant, je vous le concède. Mais avouez qu’on se sentirait parfois moins seuls...




samedi 19 septembre 2026

54 milliards = 12 milliards – Chronique du 20 septembre

Bonjour-bonjour

 

« Le niveau d'endettement de la France continuera d'augmenter pour atteindre 119,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et 121,7 % en 2027 », a indiqué samedi 19 septembre, le ministère de l'Économie et des Finances, avant d’ajouter : « Cette hausse est mécanique. Elle est la conséquence d'un déficit qui demeure élevé » (Lu ici)

Autrement dit les économies à réaliser ont d’abord pour objectif de freiner la hausse du déficit qui est mécaniquement attendue pour 2027. « Mécaniquement » veut dire : si on ne change rien à notre budget, alors un accroissement du déficit de 42 milliards d’euros est inéluctable quand bien même on n’emprunterait plus un sou. On comprend alors que sur les 54 milliards qu’on devra couper dans nos dépenses, seul 12 serviront à réduire la dette ; le reste servant à éviter son augmentation.

 

« Plus on pédale moins vite, moins on avance rapidement »

 …mais on avance quand même. La dette c’est comme un gros train lancé à 140 à l’heure et qui voit un véhicule sur la voie à un passage à niveau. Les freins bloqués il continue d’avancer jusqu’au choc final, dont on peut seulement espérer qu’il soit le moins brutal possible.

 


Nos actes d’hier engagent notre présent mais aussi l’avenir. Il va falloir s’habituer à cette évidence, qui vaut pour la dette comme pour le climat, et même pour notre santé quand l’âge nous contraint à subir les désordres consécutifs à des abus (alcool, drogue, sédentarité) restés pourtant silencieux jusqu’à présent. Le problème est celui d’une temporalité asymétrique : les bénéfices des consommations abusives d’hier sont déjà oubliés alors que le paiement de la dette qui en est la conséquence commence à peine et doit s’éterniser sur de longues années. 

vendredi 18 septembre 2026

Des machines plutôt que des hommes – Chronique du 19 septembre

Bonjour-bonjour

 

Bien qu’on soit habitués à l’inverse, il arrive parfois que des idées politiques fassent progresser une réflexion sur la société. Ainsi de cette proposition (lue ici) d’Éric Zemmour qui voudrait remplacer les immigrés renvoyés dans leurs pays par de robots. 

Se peut-il qu’on haïsse les hommes à ce point qu’on préfère vivre en compagnie de machines plutôt que de les rencontrer dans notre environnement ?

C’est sur ce point que je méditais hier, alors que faisant mes courses à Carrefour, je me suis trouvé « nez-à-nez » (sic) avec un robot nettoyant les allées du magasin.

 


 

Pudu CC1 – Robot nettoyeur de sol

 

Certes je ne suis pas habitué à nouer une conversation avec les agents d’entretien. Mais la possibilité de le faire est toujours à l’horizon, et je me sens rassuré de les voir : ils me confirment que je suis bien dans un environnement humain et non dans un univers robotisé.

Or c’est précisément cela que monsieur Zemmour annonce : mieux vaut des machines que des hommes – mieux vaut plus d’hommes du tout que des migrants, autrement dit des gens issus d’autres cultures que la mienne. Cette mise à l’écart de l’humanité qui est la signature de la haine de l’homme moderne. Autrefois – du temps des nazis par exemple – on cherchait simplement à éliminer certaines catégories d’êtres humains, et on s’arrêtait là. Les Nazis, justement ne se sont jamais demandés ce qu’il faudrait pour remplacer les juifs : il allait de soi, non pas que les Aryens fassent tout le travail, mais il y ait des races subalternes qui prendraient la relève. 

Monsieur Zemmour a-t-il songé qu’avec sa logique on arriverait un jour à avoir une race de seigneurs dépourvus de serviteurs humains ? Des maitres sans esclaves, cela a-t-il un sens ?

jeudi 17 septembre 2026

Qui va payer ? – Chronique du 18 septembre

Bonjour-bonjour

 

Il parait que les français sont nuls en économie, ce qui les rend vulnérables aux balivernes débitées par nos populistes. C’est peut-être moins vrai qu’on ne le croit, mais quand même : sommes-nous capables de faire la distinction entre « crise économique » et « crise financière » ?

Le Premier ministre nous donne l’occasion de faire la distinction avec cette déclaration concernant la dette publique : « L’année prochaine, à cause du contexte géopolitique qui pousse les taux d’intérêt à la hausse, le pays va devoir trouver 10 milliards d’euros supplémentaires » afin de faire face au remboursement des emprunts. » Voilà : ça c’est de la finance et les dix milliards annoncés, c’est bien du concret. Voilà qui est clair : circulez, y a rien à voir.

… Sauf que la question intéressante qui reste c’est bien celle de la répartition : déjà la distinction entre impôt et taxe, ça tous les français savent la faire, quand bien même ils auraient décroché avant la 3ème. 

Par ailleurs, les retraités le savent aussi : si on remplace l’abattement de 10%, par un forfait, ils seront touchés s’ils ont plus de 20000 € de pension annuelle. 

 

Mais après tout, qu’importe ? Que ce soit suite à une hausse des prix du carburant ou suite à une hausse des taux d’intérêt, les sous qui vont devoir être trouvés sortiront de la poche des français et c’est tout. Que ce soit avec une hausse des impôts ou des taxes, je m’en fiche royalement – au bout du compte, ce qui importe, c’est de savoir qui paye. Et là, aucune hésitation : les français sont fermes sur leurs bases : pas question que ce soit moi. 

- Les philosophes se sont échinés à réfléchir sur la distinction entre le sujet et autrui. En fait c’est plus simple qu’on ne croit : ceux qui doivent payer, sont appelés « les autres » ; ceux qui réclament des subventions sont appelés « moi ».

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N.B. Une idée maligne : au lieu de prendre dans la poche des français, le gouvernement avisé peut choisir de ne pas y mettre ce qu'il était censé donner. Comme disait Colbert, "L'art de l'imposition consiste à plumer l'oie de façon à obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris."

mercredi 16 septembre 2026

Vont-ils revenir ? – Chronique du 17 septembre

Bonjour-bonjour

 

De partout monte la colère : flambé des prix des carburants, blocage des ports par les pécheurs, menace des agriculteurs – sans parler de tous ceux qui sont tributaires de la voiture, petits salariés auxquels le pays doit beaucoup et ne donne rien.

Du côté de l’Élysée, on s’inquiète d'un retour d'une violente colère sociale à quelques mois du départ du Président. Mais pour l’heure il s’agit de discuter du budget de la nation. Reste une précision encore : les caisses sont vides et on ne peut espérer les remplir alors que les taux d’intérêt sont au plus haut.

On lira ici le reste des réflexions que ce sujet suscite, mais pour aller à l’essentiel, demandons-nous plutôt ce qu’il reste de l’action politique lorsqu’aucun choix ne s’offre aux représentants du pays. Lorsque Winston Churchill promit aux britanniques « de la sueur du sang et des larmes » dans son discours d’investiture le 13 mai 1940, il n’offrait aucune alternative : son discours n’en était pas moins politique. Le peuple était invité à faire corps pour résister à l’ennemi, et cette union était le seul acte vraiment civique. Dans ce cas, la politique consiste à accepter les mesures prises par le gouvernement quand bien même on devrait en souffrir.

En est-il autrement aujourd’hui alors que le renouveau nous est promis par différents partis pour les élections de 2027 ? Il se peut que les citoyens, délaissant les partis, s’emparent eux-mêmes du sujets et le fassent brutalement savoir, comme lorsque les Gilets-Jaunes descendirent dans la rue pour faire entendre leur voix.

 


Et que dit cette voix ? Que le peuple ne veut plus payer et que les élites gouvernantes doivent se soumettre ou se démettre. Du temps de Louis XIV on envoyait les Dragons saccager la province rebelle, on pendait quelques meneurs et tout rentrait dans l’ordre. De nos jours, on sait que l’acceptation doit être libre puisque nous sommes en démocratie.

Mais rester unis devant l’inévitable, seule manière de rester dans la lignée de l’action politique, cela n’est pas forcément du goût de tout le monde.

mardi 15 septembre 2026

Le niveau baisse ! – Chronique du 16 septembre

Bonjour-bonjour

 

Le rapport PISA consacré aux résultats scolaires dans les pays de l’OCDE entre 2015 et 2025 fait apparaitre une baisse de niveau généralisée, chose que la France a occultée trop occupée à se contempler elle-même dans ce désastre. Nous laisserons de côté cet aspect de la psychologie française pour nous consacrer aux explications fournies dans le rapport fourni par l’éducation nationale (consultable ici).

La révélation qui y est faite ne nous surprendra guère : cette baisse est corrélée, je cite : « à l’usage récréatif du numérique dans les établissements et les réseaux sociaux /qui/ ont de graves conséquences sur les résultats des élèves » C’est sans appel, ne croyez-vous pas ? Mais ce n’est pas tout : l’analyse présentée ajoute : « Dans les pays de l’OCDE, les élèves qui consacrent de deux à trois heures par jour aux loisirs numériques à l’école obtiennent, après prise en compte du milieu social, un score en sciences inférieur d’environ 24 points à celui des élèves qui y consacrent au plus une heure. » Avant d’ajouter : « À titre indicatif, une baisse de 20 à 30 points correspond à la perte d’une année scolaire. »

 

- Je sais bien que corrélation ne veut pas dire causalité. Mais qu’importe ? A supposer que l’usage du numérique ne soit pas la cause de cette perte de niveau, il n’en reste pas moins que la présence du numérique récréatif suffit à en prévoir l’existence.

Du reste on a quand même un début d’explication : le numérique n’est pas en soi cause de ce déficit ; c’est son usage dans un but récréatif – autrement dit les réseaux sociaux, les jeux et le scrolling. Voilà du temps de cerveau humain occupé à autre chose que l’apprentissage. Et avouez que c’est plus facile de mobiliser son cerveau pour des loisirs que pour faire l’effort d’apprendre.

Ça aurait pu arriver bien avant l’existence des écrans numériques ; mais voilà, avant eux nul moyen de passer autant de temps scolaire à jouer au lieu d’apprendre durant l’école. Car, voici ce qui apparait quand même décisif : c’est dans les établissements que cette occupation est observée ; ce qui ne tient bien sûr pas compte du temps passé hors des établissements scolaires sur les smartphones.

- La conclusion est sans appel : l’interdiction des smartphones durant le temps de collège et de lycée parait être une évidence et on s’étonne de la voir si tardivement appliquée.

lundi 14 septembre 2026

L'honorable monsieur Sapin – Chronique du 15 septembre

Bonjour-bonjour,

 

L’émoi suscité par la présence de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, est interprété de façon différente selon les bords. Alors que le JDD souligne que les idées d’extrême droite devraient avoir droit de cité même à France-Inter, la direction de l’antenne souligne que Charles sapin avait déclaré être venu récemment à Valeurs actuelles, pour « lui permettre de redevenir un titre honorable ». L’article cité ajoute : « Ce qui a vraisemblablement suffi à Céline Pigalle pour lui accorder sa « confiance ». »

 

- Si Charles sapin a effectivement pour tâche de ramener Valeurs actuelles à l’honorabilité, alors pourquoi craindre qu’il fasse perdre la sienne à France-Inter ?

Inutile je pense de dire qu’il n’était pas nécessaire de faire appel à un monsieur qui risque de rendre cette antenne infréquentable – la seule façon de faire consiste à établir les lignes rouges qui délimitent la zone « honorable » de la droite extrême, territoire où il sera interdit d’entrer, même pour un édito du dimanche matin. En plus ça serait utile pour maintenir le cap de l’information objective lors de la campagne des présidentielles.

En dehors de la politique économique, tous les autres domaines peuvent en effet impactés par la politique d’extrême-droite : il existe quelques « faits de société » qui suffisent à laisser deviner les décisions qu’on gouvernement d’extrême-droite prendrait si d’aventure il existait. Parmi eux la conviction que les inégalités sociales peuvent justifier des inégalité de droits politiques – en particulier ceux liés aux droits civiques. On peut imaginer revenir aux années 60 en Amérique – d’ailleurs l’obsession de l’apartheid n’est pas étrangère à la volonté de rendre les étrangers – et l’immigration – responsables du déclin de la France.

 

- Ceci étant, on peut reprocher à la rédaction de Radio-France de rejeter a priori l’embauche de Charles sapin : ne vaudrait-il pas mieux accepter sa présence et veiller, dimanche après dimanche, pour s’assurer qu’il ne franchisse jamais la ligne rouge que nous venons de tracer ?

- Sans doute… Encore que ça rappelle ceux qui disent « Pourquoi pas le RN ? On n’a encore jamais essayé »