Affichage des articles dont le libellé est drogue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est drogue. Afficher tous les articles

vendredi 15 mai 2026

L’homo ebrietas – Chronique du 16 mai (2)

 

(Ce post succède à un précédent qui vient 

d’être mis en ligne juste en bas de cette page)

Bonjour-bonjour

 

Entendu hier à la radio, au cours d’une enquête sur les ravages du narcotrafic, suite à la fusillade de Nantes.

Une dame est interviewée. On lui demande comment elle réagit à la tuerie qui vient d’avoir lieu dans son immeuble.

Sa réponse détaille les changements survenus depuis 10 ans en termes d’insécurité, la tristesse de voir des enfants victimes innocentes et les mamans qui n’osent plus les laisser sortir en bas de l’immeuble.

Elle ajoute : « Je voudrais poser une question que personne ne pose : pourquoi y a-t-il tant de gens qui se droguent ? »

Le journaliste retourne la question au spécialiste de la drogue qui est en plateau. Sa réponse est immédiate : « La consommation de drogue est fonction de sa disponibilité sur le marché. Depuis quelques années la cocaïne est plus abondante et moins chère, raison pour la quelle elle est devenue la première consommée, avant le cannabis »

 

Cette réponse est à la fois décevante et terrible.

- Décevante parce qu’elle nous dit que la question ne se pose pas : la consommation de drogue serait sans doute un besoin inné, lié à des pulsions immémoriales, de telle sorte que sa consommation aurait toujours été recherchée, même du temps où on ne savait pas la produire. C’est ainsi qu’on suppose qu’il existe une fermentation spontanée des fruits tels que le raisin, qui, produisant un « proto-vin », a permis aux lointains chasseurs-cueilleurs de se saouler lorsqu’ils pouvaient récolter de telles vendanges.

Rechercher l’ivresse serait une caractéristique de notre nature. L’homme est un homo ebrietas.

- Et puis cette réponse est aussi terrible, car elle pourrait signifier que le vie est devenue tellement insupportable qu’il nous faudrait pour continuer d’y vivre altérer notre perception de la réalité. 

Comme nous avons des facilités matérielles qui nous assurent confort et sécurité, il faut admettre que c’est le sens même de cette vie qui vient à manquer. Les esclaves romains souffraient ce que souffrent tous les esclaves, mais ils savaient que le Messie était venu et qu’après leur mort il serait là pour les prendre dans ses bras.

Et si c’était la perte de cela qui nous rendait cette vie tellement insupportable ?

dimanche 11 mai 2025

Pour une « défonce » inoffensive – chronique du 12 mai

Bonjour-bonjour

 

Les drogues sont un fléau pour les sociétés qui cherchent à en limiter– voire même à en supprimer – la consommation. Outre la présence de ces drogues dans la totalité des pays, on peut s’interroger sur leur origine dans le temps : pour ne parler que de lui, le pavot est connu depuis très longtemps pour la substance qu’on peut en tirer à savoir l’opium. On sait que l’alcool a sans doute été découvert par hasard lorsque des fruits tels que le raisin restés sur les branches ont fini par y fermenter spontanément. Des représentations rupestres de récipients destinés à contenir cet alcool naissant ont même été identifiées.

- Il y a plus. Les études scientifiques ont conclu non seulement à l’ancienneté de ces substances, mais aussi à leur contrôle très strict : « La plupart des traces matérielles /de ces substances psychoactives/ proviennent de tombes d’élites et de sites cérémoniels réservés, ce qui indique la possibilité que la consommation de produits psychoactifs était socialement contrôlée en Europe préhistorique » (Lu ici)

La lutte contre la consommation de drogues a donc été portée au cours de l’histoire par des soucis très différents : alors que de nos jours elle illustre la volonté des États de contrôler la santé physique et mentale de la population, au cours de la préhistoire elle a été portée par le désir de conserver aux élites le privilège d'entrer en contact avec un outre-monde surnaturel.

Peut-être faudrait-il réfléchir aujourd’hui à ces deux racines de la consommation de drogues dans les sociétés contemporaines. Sont-elles éradicables ? Je veux dire : la recherche des sensations voluptueuses, tout comme le goût pour ces paradis artificiels dont parle Baudelaire, paraissent aussi anciens que l’humanité même. Alors, pourquoi la science ne se mobilise-t-elle pas pour rechercher des dogues qui assurent la production de substances aussi efficaces que les drogues naturelles tout en étant inoffensives pour l’organisme humain ? On me dira qu’il faudrait que la société puisse continuer à fonctionner malgré une population qui dissipe son énergie dans des rêveries au lieu de la mobiliser dans des productions utiles pour la vue commune. La découverte de modèles sociaux nouveaux intégrant ce paramètre devrait être la mission essentiel de l’État.

Là serait le projet politique véritablement digne de l’humanité.

dimanche 1 septembre 2024

Alors, le cannabis : bon ou mauvais ? – Chronique du 2 septembre

Bonjour-bonjour

 

« Tout est poison, rien n'est poison : c'est la dose qui fait le poison. » : cette célèbre phrase de Paracelse considérée comme fondatrice de la toxicologie est aujourd’hui contestée dans un certain ombre de domaine, mais elle n’en conserve pas moins son aspect révolutionnaire dans des domaines fortement investis de la doxa courante.

Voyez par exemple la rôle du cannabis, dénoncé parfois par les autorités politiques et morales de certains pays développés. Ceux qui s’opposent à cette mesure qui se répand pourtant à grande vitesse – à savoir la dépénalisation du cannabis « récréatif » – considèrent que c’est une fonction fondamentalement nocive qui caractérise l’effet de cette drogue. (lu ici)

Mais pourtant là aussi le cannabis dont les dévastations sont effectivement dénoncées par la science (« Lorsque du cannabis est consommé plusieurs fois par semaine, le risque de développer une schizophrénie est quadruplé ou quintuplé » peut-on lire ici) peut également jouer un rôle essentiel dans la préservation de la jeunesse cérébrale et le renforcement des capacités mentales.

 


Art. cité

Lorsque Paracelse affirmait que « c’est la dose qui fait le poison », il nous obligeait à changer de représentation du monde fondée sur la pureté. Selon cette représentation, le bien et le mal constituent la substance des choses de manière absolue et définitive. Lorsque le bien, quoiqu’étant présent, est incapable de nous aider, on pense que son effet est empêché par l’action délétère d’une autre substance, mauvaise celle-là. 

Toute la vie est affectée par la lutte du bien contre le mal et seule la perte de sa pureté empêche le bien d’agir. C’est comme cela qu’on se représente les drogues, et c’est pour cela qu’on condamne leur usage.

Pourtant, cet article montre que la substance active du cannabis est capable de stimuler de façon permanente les capacités mentales et de préserver la jeunesse des tissus organiques.

Nous devrons donc apprendre à renoncer à poser cette question : « Alors, le cannabis : bon ou mauvais ? »

mercredi 24 novembre 2021

En Allemagne la fumette enfin libérée - Chronique du 25 novembre

Bonjour-bonjour

 

La coalition tricolore (rouge pour le SPD, jaune pour le FDP et verte pour... les Verts) qui va gouverner l’Allemagne a dévoilé, mercredi, son contrat de coalition : plus d’agriculture écologique, réduction de l’usage des pesticides, sortie accélérée du charbon, retour à la rigueur budgétaire dès 2023, exclusion de la mutualisation des dettes avec l’Europe. 

- Et c’est avec ça que ce futur gouvernement va justifier son slogan « Oser plus de progrès » ?

Non, bien sûr. Car voilà la décision essentielle de ce point de vue : l’Allemagne va légaliser le cannabis : « Nous introduisons la distribution contrôlée de cannabis aux adultes à des fins récréatives dans les magasins agréés, ce qui permet de contrôler la qualité, d’empêcher la distribution de substances contaminées et de protéger la santé publique » peut-on lire page 87 de leur contrat de gouvernement. (lire ici)

Le cannabis récréatif va être en vente libre : non seulement pour assainir la société (plus de trafiquants, plus de dealers, plus de veilleurs, plus de spots, plus rien du tout !), mais encore pour une meilleure santé publique. Ça change la donne, pas seulement pour l’Allemagne, mais aussi pour la France car j’imagine mal qu’on puisse de ce côté-ci du Rhin ignorer ce qui se passe de l’autre côté.

Mais alors, en supposant qu’on adopte les mêmes dispositions, que vont devenir nos petits trafiquants, ceux des quartiers-nord ou du 9.3 ? Que va-t-on faire dans les 4000 points de deal que compte le pays ? C’est maintenant que les prévisionnistes de tout poil vont être mis à l’épreuve de la vérité. Car jusqu’à présent les pronostics se répartissent en deux groupes : les uns prédisant une lutte sanguinaire entre des gangs privés de leur ressources pour monopoliser les quelques trafics encore disponibles (sexe, drogues dures, cigarettes) ; les autres annonçant une aggravation de la consommation de drogues, les dealers sauvant leur trafic en mettant à disposition du public des substances qui restent interdites parce que plus dangereuses (cocaïne, héroïne, LSD, crack).

 

- Et nous les vieux, qu’avons-nous à espérer de cette libération du cannabis ? Quel effet sur la vie qui nous reste ? Lisons (ici) la note du Dr Michael Eisenberg, professeur adjoint d'urologie

« La consommation fréquente de cannabis ... est associée à une augmentation de la fréquence coïtale »

Nous aussi, les vieux on va pouvoir b*** à c*** rabattues !

mercredi 3 février 2021

Bordeaux : le premier vin français au cannabis – Chronique du 4 janvier

Bonjour-bonjour

 

Un vin au cannabis, ça fait sursauter, pas vrai ? Encore que :

1° Ce ne soit pas du vin, mais une « boisson aromatisée à base de vin » ; et que

2° Ce ne soit pas non plus du cannabis comme dans votre fumette puisque le cannabidol introduit dans ce vin contienne du CBD (molécule aux effets relaxants autorisée en France) et non du THC, molécule aux effets psychotropes, aujourd’hui encore interdite. (Lu ici)

Le premier vin Français au cannabis ne serait ni du vin, ni du cannabis ! Il y a de quoi alerter le service des fraudes, n’est-ce pas ? 

Mais nous ne disons rien, parce que nous y croyons quand même, sans doute parce que nous voudrions bien que ça soit vrai. Parce qu’on n’est plus à l’époque où Coluche jouait un ivrogne à la trogne rouge qui se vantait d’être patriote parce qu’il buvait le vin de France, alors que son fils Gérard fume du « hakik » (1). Alors certes, l’opposition pinard-haschich est bien oubliée aujourd’hui, mais l’ironie du sketch de Coluche qui reposait sur la légitimité du vin quand il s’agit de perdre sa lucidité reste opérationnelle. Car ce qu’on veut, c’est profiter de cette légitimité pour légitimer du même coup la consommation de cannabis. On ferait exactement la même observation pour les médicaments calmants qui eux contiennent la fameuse molécule THC, qui rend la consommation de ces médicaments illégale en France – sans doute plus pour très longtemps. 

Et alors ? Alors c’est intéressant de constater que la thérapie médicamenteuse et le vin se trouvent enrôlés dans le même combat, celui qui vise à démantibuler un système répressif qui empêche d’avoir du plaisir même quand la réalité ne nous en offre pas l'occasion. – En écrivant cela, je réalise que le vin et le haschich ont toujours été de ce combat-là, même si l’histoire française a été plus indulgente avec les buveurs de vins qu’avec les fumeurs de haschich.

-------------------------------------

(1) « A 40 ans vous serez des loques humaines ! Quand on voit la tristesse des beatniks, on comprend pourquoi c'est interdit le « hakik » et on se dit que le pinard, ça devrait être OBLIGATOIRE ! » Voir ici, ou lire ici.

lundi 14 décembre 2020

Rire ou pleurer : choisissez votre camp. – Chronique du 15 décembre

Bonjour-bonjour

 

Alors, quand vous sortez avec vos copains, dans quel genre de rassemblement vous retrouvez-vous ? Dans une manif ou une teuf ? Pour le savoir demandons plutôt quel genre de gaz vous respirez : du lacrymo ou du gaz hilarant ?

Si les effets du gaz lacrymogène sont connus de tous, celui du gaz hilarant l’est moins. Je me suis intéressé à lui quand j’ai entendu qu’à la fête clandestine de Marseille où s’étaient réunis 500 personnes, 3 policiers ont suffi à faire évacuer la salle, tant ces gens étaient chargés en protoxyde d’azote.

Il est vrai que le gaz hilarant perturbe les perceptions : allez savoir comment les policiers ont été perçu ? Mais surtout ce gaz est connu et recherché pour son effet euphorisant, qui est décrit ainsi : « Le côté euphorisant qui se manifeste par des rires et une sensation de bonheur vient de la libération accrue de dopamine, le neurotransmetteur du “circuit de récompense”, aussi appelé l’hormone du plaisir. » Lu ici (1) 

 

Loin de moi l’idée de vanter la consommation de ce gaz et d’en banaliser la consommation : le peroxyde d’azote est un produit dangereux qui fait des dégâts irréversibles dans le cerveau. Mais alors, pourquoi ne pas rechercher une autre substance qui ferait le même effet, mais sans danger pour l’organisme ?

Ce qui me tracasse depuis bien longtemps, c’est le fait que la science ait délaissé la recherche d’une substance stimulant le circuit de la récompense, une sorte de dopamine de synthèse qui circulerait dans le cerveau un peu comme la cocaïne, mais sans en avoir les effets nocifs. Oui, la Science qui est aujourd’hui encensée pour ses performances dans le domaine de la médecine, n’a pas fait de progrès dans le domaine de la recherche d’une drogue euphorisante inoffensive pour la santé des individus ? Et ce serait normal ?

Je sens que je vais faire un petit coup de complotisme : et si les chercheurs avaient été découragés de ce genre de recherches, non pas parce qu’elles risquaient de ne pas aboutir, mais plutôt parce que la drogue ainsi découverte aurait eu un effet désastreux sur la production économique du pays ? Car cet état de bien être produit par cette « hormone du plaisir » aurait sans aucun doute détourné les hommes et les femmes du travail, et même de toute action supposant une lutte – comme on le voit avec ces fêtards qui se laissent appréhender à 500 contre 3 ?

A la différence de l’affirmation biblique, nous disons que le travail ne produit pas le malheur, mais qu’il le suppose. Un homme heureux ne se laisserait pas avilir par le labeur, comme nous en averti Paul Lafargue : « … les fils des héros de la Terreur se sont laissé dégrader par la religion du travail au point d'accepter après 1848, comme une conquête révolutionnaire, la loi qui limitait à douze heures le travail dans les fabriques ; ils proclamaient comme un principe révolutionnaire le "droit au travail". Honte au prolétariat français ! Des esclaves seuls eussent été capables d'une telle bassesse. Il faudrait vingt ans de civilisation capitaliste à un Grec des temps héroïques pour concevoir un tel avilissement » (Le droit à la paresse, chapitre 2). Ah… Si les sans-culottes avaient eu un peu de cocaïne à leur disposition…

--------------------

(1) Notez l’objectivité du site Doctissimo qui décrit positivement cet effet euphorisant alors que la plupart des autres focalisent l’attention sur les perturbations de la perception et sur les dégâts produits dans le cerveau.

mardi 6 novembre 2018

TABAC : POURQUOI CONTINUONS-NOUS À CONSOMMER SCIEMMENT ET MASSIVEMENT UN PRODUIT MORTEL ?

« La réponse tient en partie en huit lettres: nicotine. En se fixant à des récepteurs présents à la surface des cellules, cette molécule est capable d’activer le circuit de la récompense ».
Là-dessus, il faut absolument lire cet article parfaitement limpide : nous sommes à la recherche de satisfactions qui  résultent de la présence de dopamine dans le cerveau, suivie de libération d’endomorphine. C’est un processus parfaitement naturel par le quel notre cerveau nous pousse à l’action susceptible d’apporter satisfaction aux besoins de l’individu ou de l’espèce.
On apprend alors que les drogues (dont la nicotine ou l’alcool) qui entrent dans ce circuit nous conduisent à délaisser les préoccupations de sauvegarde vitales : une expérience sur les rats enfermés dans une cage où ils peuvent selon leur action obtenir ou bien de quoi manger ou bien de la dopamine, montre qu’oubliant de se nourrir ils activent uniquement les sources de dopamine.
Et on comprend alors pourquoi on ne peut inventer une drogue inoffensive, qui par exemple ne nous détruirait pas l’organisme tout en nous fournissant des « flash » de plaisir intense. C’est que le cerveau a été génétiquement organisé pour assure son homéostasie (cf. art. cité) : en même temps qu’il se récompense en libérant de la dopamine, il fabrique aussi des inhibiteurs qui empêchent les neurones d’en absorber une trop grande quantité – c’est d’ailleurs à ce niveau qu’agit la cocaïne.

Voilà le message de la nature : il est impossible de vivre tout en jouissant constamment. Le souci de la vie suppose l’oubli du plaisir pour se consacrer à la recherche des satisfactions des besoins. Notons que Freud a reproduit ce schéma dans l’opposition qu’il imagine entre le principe de plaisir et le principe de réalité.

mardi 24 juillet 2018

LES BURALISTES EN POLE POSITION POUR VENDRE DU CANNABIS

Si le cannabis est légalisé en France, ce qu'il souhaite, le nouveau président de la Confédération nationale des buralistes, Philippe Coy, aimerait que les marchands de tabac en vendent
Les buralistes demanderaient même "l'exclusivité" de sa distribution pour contrebalancer la baisse des ventes de cigarettes : "Le 18 juin, j'ai même proposé à la ministre de la Santé d'aller plus loin et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s'il est, un jour, légalisé dans l'Hexagone", a précisé le président de la Confédération des buralistes. (Lire ici)
o-o-o
N’allez pas croire que je vais dire cyniquement : le progrès c’est de remplacer le tabac par le cannabis, et de débarrasser la population des fumées de tabac quitte à rendre les gens accro à la drogue.
L’idée est quand même que l’on fait ce que l’on sait déjà faire. L’Etat sait faire fonctionner le monopole : alors déclarons la vente du cannabis non seulement tolérée, mais également organisée par l’Etat. Et c’est là que l’idée paraît moins géniale : car voilà la France, Nation des Droits de l’homme qui non seulement accepte la libre consommation du cannabis, mais qui encore en encadre la vente.
Alors, oui, l’Etat ne fait rien de plus qu’en organisant le commerce de l’alcool ou les jeux d’argent. Mais c’est plutôt la marche de l’histoire qui forme l’axe du progrès et on se demandera après si c’est mieux ou pire comme ça : et on hochera de la tête d’un air apitoyé : c’est la marche de l’histoire qui veut ça, aux générations futures de trouver le remède.

Peut-être en inventant une manière de stimuler le système nerveux pour lui faire produire de la jouissance sans en être déglingué pour ça.