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dimanche 12 juillet 2026

Football : la France sans français – Chronique du 13 juillet

Bonjour-bonjour

 

Le racisme, le sale, le vrai, le criminel est de retour avec la sortie raciste de M. Rajoy l'ex-Premier ministre espagnol qui a présenté, samedi 11 juillet, l'équipe de France comme dénuée de joueurs français, à deux jours de la demi-finale de la Coupe du monde de football, opposant la France à l'Espagne.

L’actuel Premier ministre socialiste espagnol, monsieur Pedro Sanchez, a fustigé en ces termes  les "déclarations xénophobes" de son prédécesseur de droite Mariano Rajoy : « L'Espagne est à ceux qui l'aiment et la font vivre. Pas à ceux qui la déshonorent par des déclarations xénophobes. » (Lu ici)

On ne saurait mieux dire, aussi je concentrerai mes propos sur la nature du racisme qui se manifeste ici, car elle en révèle l'essence la plus pure. En effet, être français c’est selon monsieur Rajoy avoir une certaine couleur de peau. Moyennant quoi on peut naitre français, en revanche on ne peut le devenir. Mais qu’on ne s’y méprenne pas : il ne s’agit pas d’un quelconque « droit du sol », mais bien d’un droit du sang, en prenant la formule dans son sens forgé par les nazis à propos de la « pureté du sang aryen » La race, terme rejeté aujourd’hui par les études de génétiques, est ainsi le fantasme de la pureté d’une substance héritée dont on veut croire qu’elle remonte à la nuit des temps : c’est ainsi que la noblesse française prétendait descendre en droite ligne de Saint Louis. 

Mais attention ! Comme la sainteté, la pureté raciale est fragile : un rien peut la troubler et la faire dégénérer à tout jamais. C’est ainsi qu’aux États-Unis, pays raciste comme il n’y en a pas deux, on ne connait que deux races : la blanche et la noire. Le moindre métissage fait qu’une blanche enfante un bébé noir et si claire que soit  sa peau, il restera noir et transmettra ce caractère à sa descendance.

On voit que le racisme est une théorie construite et robuste, capable de traverser les siècles sans subir la moindre altération. S’il y a une pureté dans ce monde, ce n’est pas celle du sang mais celle du racisme.

samedi 7 septembre 2024

Comment allez-vous ? – Chronique du 8 septembre

Bonjour-bonjour

 

Aujourd’hui, le « Point-du-jour » soucieux de briser un tabou qui affecte notre santé relaie cette information selon laquelle les W.C. à l’occidentale sont malsains pour notre santé.

 

Alors que ce souci quotidien nous préoccupe depuis des siècles (« La question que nous nous posons tous très ouvertement, banalement, chaque jour, à savoir "comment allez-vous " ou "comment vas-tu ?" est en lien direct avec nos selles. Au Moyen Âge, c'était l'indicateur principal de bonne ou de mauvaise santé et cette expression renvoyait directement à la qualité de ce que nous déposons et aux transits des interlocuteurs. »), voici qu’un chercheur nantais est en train de révolutionner notre façon de faire nos besoins : « Le design (des W.C.) actuel, inadapté et peu hygiénique, contraint en effet 90 % des femmes à se maintenir au-dessus de la cuvette pour éviter tout contact dans les espaces publics. Pourtant, il est prouvé depuis 1991 que cette posture favorise la stagnation urinaire et ainsi accroît le risque d’infections et de cystites. Si la majorité de l'humanité s'accroupit pour faire ses besoins, ce n'est pas pour rien. C'est la position la plus naturelle pour évacuer et c'est d'ailleurs la posture qu'adoptent les enfants lorsqu'ils sont sur le pot », explique Antoine Lahorgue un inventeur nantais.

 

- D’où cette invention :

 


« Le système Mulasana mis au point par Antoine Lahorgue est tout simple : c'est un "accroupisseur suspendu" adaptable sur n'importe quel WC. »

 

Certes, l’objection à cette pratique viendra des personnes âgées incapables d’escalader le dispositif et qui auront besoin d’un adaptateur (image de droite). Mais songeons aussi à toute la période de la vie où cela ne pose aucun problème.

 

Quant à moi, je songe au tabou qu’il faut briser pour envisager d’évoquer comme je le fais ici, et comme devront le faire tous ceux qui discuteront des avantages du procédé évoqué : nous avons intégré la dichotomie pur/impur qui distingue, dans notre corps, les fonctions excrémentielles des autres fonctions. Car ne l’oublions pas : le bon fonctionnement des premières est aussi indispensable que la respiration ou les battements de notre cœur.

( Noter que Les blasons du corps féminin de Clément Marot font une place au Blason du cul, qu’on trouvera en ligne ici)

- Plus généralement : tout ce qui pénètre et tout ce qui sort de notre corps doit le protéger des impuretés : les tabous alimentaires en témoignent. Quant à ce qui est expulsé du corps, ces impuretés doivent être canalisées, puis exclues de la vie relationnelle normale. Qu’on songe aux précautions qui isolent les femmes lors de leurs menstrues.

dimanche 1 septembre 2024

Alors, le cannabis : bon ou mauvais ? – Chronique du 2 septembre

Bonjour-bonjour

 

« Tout est poison, rien n'est poison : c'est la dose qui fait le poison» : cette célèbre phrase de Paracelse considérée comme fondatrice de la toxicologie est aujourd’hui contestée dans un certain ombre de domaine, mais elle n’en conserve pas moins son aspect révolutionnaire dans des domaines fortement investis de la doxa courante.

Voyez par exemple la rôle du cannabis, dénoncé parfois par les autorités politiques et morales de certains pays développés. Ceux qui s’opposent à cette mesure qui se répand pourtant à grande vitesse – à savoir la dépénalisation du cannabis « récréatif » – considèrent que c’est une fonction fondamentalement nocive qui caractérise l’effet de cette drogue. (lu ici)

Mais pourtant là aussi le cannabis dont les dévastations sont effectivement dénoncées par la science (« Lorsque du cannabis est consommé plusieurs fois par semaine, le risque de développer une schizophrénie est quadruplé ou quintuplé » peut-on lire ici) peut également jouer un rôle essentiel dans la préservation de la jeunesse cérébrale et le renforcement des capacités mentales.

 


Art. cité

Lorsque Paracelse affirmait que « c’est la dose qui fait le poison », il nous obligeait à changer de représentation du monde fondée sur la pureté. Selon cette représentation, le bien et le mal constituent la substance des choses de manière absolue et définitive. Lorsque le bien, quoiqu’étant présent, est incapable de nous aider, on pense que son effet est empêché par l’action délétère d’une autre substance, mauvaise celle-là. 

Toute la vie est affectée par la lutte du bien contre le mal et seule la perte de sa pureté empêche le bien d’agir. C’est comme cela qu’on se représente les drogues, et c’est pour cela qu’on condamne leur usage.

Pourtant, cet article montre que la substance active du cannabis est capable de stimuler de façon permanente les capacités mentales et de préserver la jeunesse des tissus organiques.

Nous devrons donc apprendre à renoncer à poser cette question : « Alors, le cannabis : bon ou mauvais ? »

lundi 17 juin 2024

Monsieur Purgon – Chronique du 18 juin

Bonjour-bonjour

 

Comme du temps de Molière où la médecine traditionnelle trouvait dans la purge un moyen de purifier les corps et de chasser la maladie …

 


… les partis politiques cherchent aujourd’hui dans l’éviction de certains membres non alignés sur les choix du leader le moyen d’affermir le groupe en le purifiant de ces adeptes indésirables. On aura reconnu le non renouvellement d’investiture de certains membres de la France Insoumise gouvernée par J-L Mélenchon.

Ces purges, célèbres du temps de Staline, ont ceci de particulier que les indésirables sont vus comme des déchets secrétés par l’organismes et considérés par les médecins de Molière comme des impuretés. 

- Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces « insoumis » ne sont pas vu comme des corrupteurs qui attaquent les idées dirigeantes, mais comme des résidus délétères irrécupérables, mal peut-être inévitable, mais dont la destruction seule peut éviter les méfaits.

Dans le cas des investitures, il y a deux dérapages à signaler :

            * L’un qui constate que ces non alignés ne sont pas des déviants, mais qu’au contraire c’est la ligne du parti qui prend le mauvais chemin.

            * D’autre part que cette éviction est la décision d’un homme seul, oubli pernicieux de la démocratie.

Il est vrai que la décision de dissoudre l’Assemblée n’a pas non plus été un modèle de choix démocratique.

lundi 8 janvier 2024

Glou-Glou…Gloups ! – Chronique du 9 janvier

Bonjour-bonjour

 

En pleine période de dry-january, vous buvez tant et plus d’eau minérale pour purifier votre organisme tout en vous désintoxiquant de l’alcool emmagasiné durant les fêtes de fin d’année. Enfin de la pureté !


 

Bien – Très bien même. Toutefois, méfiez-vous de ne pas avaler en même temps d’autres particules toxiques que sont les « nanoplastiques » en suspension dans vos bouteilles d’eau.

C’est ainsi que les scientifiques ont comptabilisé en moyenne 240.000 fragments de plastique détectables par litre d'eau (lu ici) Ces particules sont si petites qu'elles peuvent entrer dans le système sanguin et donc jusque dans les organes, dont le cerveau et le cœur.

Brrrrr ! Faut-il donc boire plutôt du vin livré en bouteille de verre ? Pas du tout ! Les spécialistes l’affirment : « Si les gens sont inquiets à propos des nanoplastiques dans l'eau en bouteille, il est raisonnable de considérer des alternatives, comme l'eau du robinet » (art. cité)

 

Quand on pense à toutes ces publicités qui nous vantent la présence de la nature dans ces bouteilles, les prairies et leurs petites fleurs, les glaciers du Mont-Blanc, les roches volcaniques… Nous baignons nos organes dans ces fluides naturels, nous emmagasinons l’énergie de la nature, nous nous régénérons avec elle. Pourtant, ne rêvez plus. Si nous avions un microscope, voici ce que nous pourrions voir nageant dans nos bouteilles de plastique :



 La grande gyre du pacifique

lundi 29 août 2022

De la pureté au 21ème siècle – Chronique du 30 août

Les doutes et les hésitations sur l’avenir du monde commençant à me fatiguer les neurones, voici une info qui devrait les reposer : l’accumulation des poubelles dans notre cuisine.

 

 

Bonjour-bonjour

 

Une info anodine en apparence mais forte de conséquence sur notre vie quotidienne : en 2024 le compostage obligatoire entrera en vigueur partout en France. Il sera donc nécessaire de trier nos déchets organiques… dans une poubelle spéciale avant d’aller les déposer dans un composteur (public ou privé).

 

Banal me direz-vous… Oui, mais un peu trop : combien de fois avons-nous déjà été obligés d’ajouter une poubelle dans notre cuisine pour satisfaire aux nouvelles obligations du tri sélectif des déchets ménagers ? 3 fois ? 4 fois ? Plus encore ? Vous n’en savez rien et c’est bien normal. 

Faisons le compte ensemble :

            - Une poubelle pour les déchets organiques (nouvelle loi : cf. ici)

            - Une poubelle pour les recyclables

            - Une poubelle pour le verre

            - Une poubelle pour tout ce qui n’entre pas dans les précédentes.

Soit 4 poubelles qui peuvent se loger dans un élégant meuble qui leur est réservé :


Vu ici


Et on devine que ce n’est pas fini, les papiers-cartons étant encore mêlés aux autres recyclables, ainsi que les pots de yaourts, les bombes aérosols, etc.

L’explication officielle pour comprendre cette inflation est… la réduction des déchets : aurait-on moins de déchets après les avoir répartis dans quatre poubelles différentes plutôt que de tout mettre en une seule ? On en doute ; tout juste peut-on espérer qu’à trier comme ça tous les jours nos rejets on finira par éviter d’en faire, sans quoi ça deviendra un emploi à plein temps.

o-o-o

Pour qui philosophe le regard fixé sur l’horizon de l’histoire, le défi est de faire entre ça dans une conception de l’évolution humaine. Sommes-nous devenus des homos-recrementum, expression savante pour désigner les hommes qui se définissent par leur souci du déchet (1) ? Sans doute et le souci d’en venir au « zéro déchet » signifie pour beaucoup accéder à la pureté absolue : une sorte d’ascèse spirituelle pour qui n’en aurait pas d’autres.

Chaque époque a la sainteté qu’elle peut – et qui la définit.

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(1) Recrementum qui a donné « récrément » en français désigne les ordures, impuretés dans la mesure où elles sont mélangées à une autre substance. Récrément désigne aussi les sécrétions qui restent dans l’organisme à la différence des excréments. Lire ici