Affichage des articles dont le libellé est pollution. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pollution. Afficher tous les articles

mardi 8 avril 2025

Qui est pauvre ? Chronique du 9 avril

Bonjour-bonjour

 

Le projet de loi concernant les ZFE passe à l'Assemblée aujourd'hui et le débat s'annonce très vif. L’interdiction de laisser circuler les voitures les plus anciennes – et donc réputées les plus polluantes – dans les centres-villes est-elle une rupture d’égalité entre les citoyens, les plus pauvres étant les principaux possesseurs de ces véhicules ?

Selon Agnès Pannier-Runacher (la ministre de la Transition écologique) la réponse est négative :  les vrais pauvres n’ont pas de voiture ; ils ne font que respirer l’air des pots-d’échappement des moins pauvres.

On peut tordre les mots comme on voudra, les idées ne changent pas : les ZFE (Zones à Faibles Émissions) restent une arme pour contraindre les usagers à changer leurs véhicules polluants – et donc à financer l’achat d’un nouveau véhicule. Priver les gens d’accès aux centre-ville n’est-il donc pas une contrainte qu’on croyait incompatible avec les libertés fondamentales ? Bien sûr, on peut toujours y aller à pied ou en bus, mais l’inégalité est bien là.

--> D’où l’argument de la ministre de la transition écologique : les pauvres ne sont pas touchés, parce qu’ils n’ont pas de voiture. Et de rajouter : du coup ils sont les premiers à bénéficier de cette mesure, eux qui vivent dans les quartiers les plus polluées, des villes.

Et paf ! Retour à l’envoyeur : voilà comment on retourne les arguments contre les adversaires 

 

- Seulement, il y a des gens qui ont des voitures et qui se sentent pauvres au même titre que les plus pauvres. Je ne suis pas sûr d’être compris : parmi ceux qui ont des vieilles guimbardes, se trouvent des gens qui n’ont pas de sous pour en changer et qui ne peuvent pas s’en passer. Car là est le vrai problème : Agnès Pannier-Runacher ne parle pas de ceux qui n’ont pas d’autres solutions pour aller travailler, et qui vivent loin de leur lieu de travail parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’en rapprocher (ils vivent à, la campagne ou loin des centres-villes trop chers pour eux). Le fait de posséder une voiture les immunise-t-il contre l’extrême pauvreté ? 

vendredi 7 juin 2024

La Seine, le loup et l’agneau – Chronique du 8 juin

Bonjour-bonjour

 

On s’amuse de la pollution de la Seine qui continue d’y interdire la baignade alors qu’une épreuve des J.O. devrait s’y dérouler dans moins de deux mois.

N’oublions pas que la pureté de l’eau est, sans doute depuis toujours, source d’inquiétude. Au moyen-âge, les épidémies étaient attribuées à son impureté dont on soupçonnait souvent les juifs d'être responsables. N'auraient-ils pas déjà empoisonné les puits ?

- On craignait que même les ablutions à l’eau claire provoquent des maladies : Louis XIV est réputé pour n’avoir pris que deux bains dans sa vie.

Mais surtout, n’oublions pas la célèbre fable du Loup et de l’Agneau :

 


« … en aucune façon / Je ne puis troubler sa boisson » dit l’agneau. Le Loup répond alors : « Tu la troubles, reprit cette bête cruelle… » et le fabuliste de conclure : « Là-dessus, au fond des forêts / Le loup l’emporte, et puis le mange, / Sans autre forme de procès. »

Bref, dans l’imaginaire issu de notre culture ancestrale, la pollution de l’eau (et en particulier celle des rivières) occupe une place de choix. Aujourd’hui encore l’impureté charriée par les cours d’eau est une menace nourrie par son aspect limoneux et les détritus qu’elle charrie -bien avant de voir ces soupçons confirmés par des analyses scientifiques.

La « natation en eau libre » : comment une telle épreuve a-t-elle été inventée malgré tout ? Aurait-elle été choisie alors que la pollution du fleuve était encore très réduite ? 

Aurait-on eu pour ambition de reproduire les épreuves sportives telles qu’elles se déroulaient autrefois ? Dans ce cas on aurait dû remettre au programme les courses de chars et les combats de gladiateurs.

mercredi 29 mai 2024

La Corée du nord bombarde le sud – Chronique du 30 mai

Bonjour-bonjour

 

PQ, déchets, excréments d'animaux : La Corée du Nord envoie des ballons remplis d'immondices au Sud 

 

Ces photos montrent des ballons blancs transportant des sacs-poubelles remplis de détritus et ce qui semble être des excréments.

 

« Déchets, papier toilette et d'excréments d'animaux. Ce mercredi 29 mai, des médias ont rapporté que la Corée du Nord avait envoyé vers le Sud des ballons remplis d'immondices, dans le cadre d'une opération selon l'armée sud-coréenne. » (Lire ici)

Les actions du Nord « violent clairement les lois internationales et menacent sérieusement la sécurité de notre peuple », déclare l'état-major interarmées, qui affirme que certains des ballons contenaient des déchets.


- Cet étrange procédé pourrait constituer une réponse aux militants sud-coréens qui lâchent parfois des ballons transportant des tracts de propagande contre le pouvoir nord-coréen et de l'argent destinés aux personnes vivant au nord de la frontière.

- De la m*** en échange d’argent : voilà qui aurait ravi Sigmund Freud. Mais si ces bombardements paraissent être de la propagande, ce n’est certes pas pour propager la théorie psychanalytique, mais bien pour faire connaitre l’idée que le Nord se fait du Sud.


- Pour nous qui ne sommes pas coréens, le message porte plutôt sur la révélation de l’état dans lequel nous mettons la planète, à savoir qu’elle est tellement saturée d’immondices que ceux-ci nous reviennent par un effet boomerang.

Ce « retour à l’envoyeur » se produit dès maintenant sans aucun procédé artificiel, par le simple effet de la mondialisation : le CO2 produit ici s’échange avec celui qui est produit en Chine ou ailleurs, mais c’est toujours du CO2.

mardi 16 avril 2024

Chérie, reprends donc une petite bouffée d’ozone – Chronique du 17 avril

Bonjour-bonjour

 

Lu ce matin dans Ouest-France : à cause de la pollution, des mouches se trompent de partenaires sexuels

 

 

Explication : des drosophiles ont été exposées, durant deux heures, à de fortes concentrations d’ozone, ce gaz à effet de serre qui pullule sous l’effet de la chaleur et des vapeurs des pots d’échappement de véhicules. Résultat : les bestioles ainsi shootées émettaient moins de phéromones. Et les femelles, laissées libres de copuler, ont jeté leur dévolu sur des mâles… d’autres espèces. (Art. cité)

Et ce n’est pas fini : la majorité des mouches nées de ces accouplements contre-nature se sont avérées stériles. Seuls sont fertiles les rejetons des couples de drosophila simulans avec les mauritania ou les sechellia (= autres variétés) : les femelles mutantes semblant d’ailleurs plus attirantes que jamais pour leurs homologues mâles.

La transposition chez les hommes est tentante, nous la ferons donc sans hésiter. Car si nous ne disposons pas de récepteurs de phéromones, nous en émettons pourtant et qui sait quel effet leur perturbation peut avoir ? 

Douteux ? Peut-être, mais imaginons alors que notre sexualité soit pilotée par des stimuli à défaut des quels nos choix pourraient errer vers d’autres partenaires devenus d’un coup plus attirants. L’exemple des mœurs dépravés des légionnaires plus attirés par les chèvres que par les femmes des environs ne viendrait-il pas de cette pollution aggravée par la chaleur tropicale ? Et si des singes de la jungle voisine venaient à les tenter, aurions-nous des hybrides pour vérifier leur attractivité ?

L’affirmation selon la quelle les femelles drosophiles sont alors plus sujettes que les mâles à se jeter sur tout ce qui bouge ne fait que redoubler notre trouble : issu d’un désir secret ? Hummmm….

… Fantasmes que tout cela ? Oui, bien sûr… Mais fantasmes réels quand même

dimanche 14 avril 2024

Le « double bind » du réchauffement climatique – Chronique du 15 avril

Bonjour-bonjour

 

J’ai hésité à vous le dire, mais comme nous sommes lundi, journée de l’énergie et de la robustesse, je peux le faire : La baisse de pollution aggrave le réchauffement climatique. (Lu ici)

 

- Vraiment ? Comment est-ce possible ? 

- Les mesures le prouvent pourtant : le bilan de l’année 2023, année record sur tous les plans est implacable : c’est la plus chaude de l’histoire. Et le contrôle de la qualité de l’air l’établit : c’est – en partie – à cause de la baisse de la pollution.

- Comment cela ?

- C’est que le réchauffement est l’effet de deux mécanismes : l’un qui est dû aux gaz à effet de serre est bien connu. L’autre résulte des aérosols de poussières en suspension dans l’air dont la présence dans l’air réfléchit la lumière solaire vers le ciel. En gros, la Terre polluée est plus réfléchissante ; non polluée, elle est plus sombre, et donc elle capte plus la chaleur du soleil. 

o-o-o

Plus de pollution : ça chauffe ; moins de pollution, ça chauffe également. Quoiqu’on fasse on fait également mal. Et ne cherchez pas de solution dans le désespoir de la fuite en avant, du genre : « Puisque c’est manqué, alors allons-y : polluons gaiement », car dans ce cas non seulement vous entretiendrez le réchauffement, mais vous allez accroitre le taux de mortalité par maladie pulmonaire avec un air de moins en moins respirable.

Que faire ?

On est un peu dans le mécanisme du « double bind » qui signifie qu’on ne peut résoudre un problème en restant dans la même logique qui l’a produit. 

La double contrainte donne un exemple classique de l’affirmation d’Albert Einstein selon laquelle « vous ne pouvez pas résoudre un problème avec le même type (ou le même niveau) de réflexion que celui qui a créé le problème » qui a donné naissance à la physique relativiste. 

Un exemple ? Le problème classique du bouddhisme japonais : « Un maître zen ramasse un bâton et le lève sur un de ses élèves, en disant : « Si tu dis que ce bâton est réel, je te frapperai, si tu dis que ce bâton n’est pas réel, je te frapperai avec. Ce bâton est-il réel ou pas ? » Tant que l’étudiant reste au même niveau de pensée que celui que le maître a utilisé pour créer la double contrainte, il est coincé. Si l’étudiant se lève et attrape le bâton, commence à chanter, ramasse son propre bâton et fait semblant de « combattre l’épée », etc., il ou elle a transcendé le double lien et a changé le contexte de la relation. » (Lu ici)

 

- Pigé ? Ce qu’il faut ce n’est pas lutter contre la pollution par la dépollution. Il faut inventer une nouvelle procédure – comme absorber le CO2 tout en diffusant un aérosol de poussières non toxiques, ou de modifier la couleur de l’air…

jeudi 4 avril 2024

Tout interdire sauf la poêle Tefal ! – Chronique du 5 avril

Bonjour-bonjour

 

Il y a quelques semaines, le Bureau Européen de l’Environnement (BEE) a eu l’idée de tester la présence des polluants éternels (PFAS, acronyme de « alkyls perfluorés et polyfluorés ») dans les organismes de 13 responsables politiques européens originaires de pays différents : sur les 13 testés, 7 se sont révélés positifs. De quoi accélérer le débat sur leur interdiction. (Lu ici)


- Hier, débat à l’assemblée sur l’interdiction des PFAS : les députés adoptent une proposition de loi visant à réduire l’exposition aux « polluants éternels », sans interdire les ustensiles de cuisine qui en contiennent : on interdit tout, sauf la poêle Tefal !

 


Je laisse à d’autres l’analyse des conséquences du combat entre le souci de la santé humaine et les exigences du profit capitalistique. Par contre, j’observe avec intérêt que les ustensiles de cuisine sont sortis du périmètre de la loi, comme si l’éternité des polluants contenus dans le téflon étaient compensée par l’éphémérité de sa présence au fond de la poêle.

On nous dit que ce qui est éphémère ne dure pas et disparait sans laisser de traces ; ainsi de la vie humaine, comme l’ombre fugitive des cadrans solaires… et comme les particules de PFAS ingérées avec mes oeufs brouillés.

 

Inconsciemment j’assimile l’éternité à quelque chose de sublime : rien dans la sphère de l’humain n’y participe, sauf les diamants, qui nous dit-on sont éternels – et voilà que maintenant les polluants le seraient aussi ?

Mais prenons garde aux assimilations confuses : l’éternité est un concept qu’on utilise fréquemment dans un contexte théologique : il s’agit de parler de Dieu ou des âmes.

Par contre l’éternité qui est prise ici dans le contexte de la chimie, désigne simplement ce qui est indestructible. Alors, bien sûr les organismes sont plus fragiles que les molécules comme celles-ci sont plus instables que les atomes et les particules élémentaires. Les PFAS sont éternels, comme l’azote ou l’oxygène. 

On ne va pas crier au miracle pour autant.

samedi 13 janvier 2024

Vroum-vroum avec de l’hydrogène - Chronique du 14 janvier

Bonjour-bonjour

 

Beaucoup d’automobilistes sont perplexes : leur voiture à essence vieillit et il faut la remplacer. Mais par quoi ? De partout on entend que l’électricité s’impose, mais outre le prix on reste incertain de son intérêt pour les longs voyages : combien de temps pour faire Paris-Marseille avec un pareil véhicule ? Devrait-on acheter électrique pour les déplacements urbains et puis louer un SUV thermique pour les vacances ? Ou à la rigueur un hybride rechargeables avec 2 moteurs, selon l’emploi ?

 

Un solution existe pourtant mais elle n’est pas encore mature et personne n’en parle : les véhicules à hydrogènes. Non pas de l’hydrogène qui génère de l’électricité via une pile à combustible, mais un « moteur hydrogène, qui désigne en fait le moteur à combustion interne à hydrogène (HICEV), n’est ni plus ni moins (presque) qu’un moteur traditionnel qui est alimenté par de l’hydrogène au lieu d’essence ou de gasoil. » (Lire ici)

Et comme la nouvelle parait déjà assez importante on risque de passer à côté de l’essentiel – lisons la suite : « Permettant la transformation de groupes motopropulseurs existants à moindre coût, il est actuellement en plein développement et les premières applications commerciales voient le jour. »

Oui, c’est vrai : un jour prochain vous pourrez transformer votre vieux moteur thermique en l’alimentant avec de l’hydrogène plutôt qu’avec de l’essence, faisant de votre voiture un véhicule décarboné. 

Quand on pense aux investissements réalisés pour fabriquer des batteries, aux mines pour extraire du lithium, aux usines construites pour le raffiner – sans parler des centrales nucléaires pour les recharger, on se dit que beaucoup d’argent risque de partir en fumée si ce projet de moteur à hydrogène voit le jour. 

Les lobbyistes de tous poils s’activent un peu partout ; ils sont là pour tempérer cet enthousiasme, car une condition reste à réaliser : fabriquer de l’hydrogène sans un coût-carbone phénoménal. Des recherches sont sur le point d’aboutir : est-ce que ce sera à temps pour vous permettre de choisir une nouvelle voiture avec un vieux moteur ? 

Pourquoi pas ?

lundi 8 janvier 2024

Glou-Glou…Gloups ! – Chronique du 9 janvier

Bonjour-bonjour

 

En pleine période de dry-january, vous buvez tant et plus d’eau minérale pour purifier votre organisme tout en vous désintoxiquant de l’alcool emmagasiné durant les fêtes de fin d’année. Enfin de la pureté !


 

Bien – Très bien même. Toutefois, méfiez-vous de ne pas avaler en même temps d’autres particules toxiques que sont les « nanoplastiques » en suspension dans vos bouteilles d’eau.

C’est ainsi que les scientifiques ont comptabilisé en moyenne 240.000 fragments de plastique détectables par litre d'eau (lu ici) Ces particules sont si petites qu'elles peuvent entrer dans le système sanguin et donc jusque dans les organes, dont le cerveau et le cœur.

Brrrrr ! Faut-il donc boire plutôt du vin livré en bouteille de verre ? Pas du tout ! Les spécialistes l’affirment : « Si les gens sont inquiets à propos des nanoplastiques dans l'eau en bouteille, il est raisonnable de considérer des alternatives, comme l'eau du robinet » (art. cité)

 

Quand on pense à toutes ces publicités qui nous vantent la présence de la nature dans ces bouteilles, les prairies et leurs petites fleurs, les glaciers du Mont-Blanc, les roches volcaniques… Nous baignons nos organes dans ces fluides naturels, nous emmagasinons l’énergie de la nature, nous nous régénérons avec elle. Pourtant, ne rêvez plus. Si nous avions un microscope, voici ce que nous pourrions voir nageant dans nos bouteilles de plastique :



 La grande gyre du pacifique

lundi 15 novembre 2021

C’est la reprise ! – Chronique du 16 novembre

Bonjour-bonjour

 

Le bon vieux temps est de retour, les amis ! 

Je ne veux pas parler des restaurants qui nous ont tant manqué. Ni des achats fiévreux dans des magasins bondés. Ni des retrouvailles entre amis dans une salle de café surchauffée. Non. Il s’agit des chiffres de vente des avions au Salon aéronautique de Dubaï, et de la sempiternelle concurrence Airbus-Boeing, avec des chiffres hallucinants d’avions vendus à des loueurs soutenus par des fonds de pension.

Lisez plutôt : « Airbus surpasse Boeing au salon aéronautique de Dubaï. Après avoir vendu 255 appareils à Indigo Partners le premier jour du salon, il vient d'en placer 111 de plus chez Air Lease Corporation. Cerise sur le gâteau, le loueur américain est devenu le client de lancement du futur A350F, version cargo de l'A350 qui doit contester l'hégémonie de Boeing sur ce marché. » (Lu dans la tribune)

 


 

En pleine cop 26, cette information nous aide à mieux en comprendre son échec : toutes ces entreprises super polluantes et destructrices d’environnement à grand coup de tonnes de CO2 fonctionnent avec des tableaux prévisionnels comportant une colonne investissement et une colonne profit – et pas de place pour une colonne destruction environnementale. Faute d’avoir une version d’Excel mise à jour, voilà que les glaces de l’arctique vont disparaitre et les ours blancs obligés de se métisser avec les grizzlis pour survivre. 

Mais, ne l’oublions pas : tout ce que les spécialistes de l’environnement prévoient, les entrepreneurs de pollution publique le savent aussi. Ils font même les recherches en vue de transformer leurs activités pour les adapter à la nature, comme l’avion à oxygène, futur avion non-polluant. Seulement ces réalisations ne viendront que dans plusieurs dizaines d’années – et d’ici là, pas questions de regarder le tiroir-caisse se vider faute d’activité. 

Alors on continue comme avant, encore un petit peu, tant que ça passe encore, histoire de nourrir les actionnaires voraces. On dit que la comtesse Du Barry arrivée au pied de l’échafaud où elle allait être guillotinée supplie son bourreau : « Encore un moment, monsieur le bourreau ».

Nous, aujourd’hui, on entend : « Encore quelques milliards de dollars, madame la nature »

vendredi 24 septembre 2021

Des doses très importantes de microplastiques dans les selles de bébés

Bonjour-bonjour

 

On apprend que, selon une étude scientifique, les selles de bébés contiennent dix fois plus de plastique que celles des adultes. (Lire ici)

 

Ça parait étrange, mais quand on y réfléchit, pas tant que ça : on sait que les bébés portent en bouche tout ce qui passe à leur portée : biberon, mais aussi jouets, vaisselle pour enfants (incassable -donc en plastique) et même ... des couches (Bizarre... C’est du moins ce qu’on lit dans l’article cité qui semble bien informé). De plus on a constaté par ailleurs que les nouveaux nés viennent au monde avec du plastique déjà présent dans le corps – ce qui suppose que la maman en a sucé du plastique durant sa grossesse. 

Les petits enfants d'autrefois ne suçaient que leur pouce et basta ! A proximité de leur berceau, rien que des bouts de chiffons ou des sucres d’orges pour calmer leurs gencives.

Les écoliers quant à eux suçaient leurs crayons en bois ou leur porte-plume en fer. 

Les mamans – et les papas – mangeaient des beefsteaks emballés dans du papier de boucherie et buvaient leur eau ou leur vin dans des bouteilles en verre. 

- Bref : quoiqu’on fasse le plastique sous des formes parfois invisibles telles que des films doublant des emballages papier-carton subsiste et on n’imagine pas comment on pourrait s’en débarrasser.


L’inconvénient, c’est que ce fichu plastique a une propriété regrettable : il migre dans le corps, passant allègrement la barrière intestinale, on le retrouve dans les organes où il cause des dégâts irréparables. Comme par ailleurs les poissons en font autant et qu’on mange leur chair, on ingère des plastiques d’origine « secondaire » ce qui rend encore plus problématique son évitement.

- Pourrons-nous un jour remplacer le plastique par... du bois ? Exemple : mon clavier plastique : en bois. La coquille de la souris : du bois ? Il parait que le bambou est suprême pour ça :







dimanche 1 août 2021

Demain, mettrons-nous encore un tigre dans notre moteur ? – Chronique du 2 aout

Bonjour-bonjour

 

Vous avez vu ? En France, depuis le mois dernier, chaque week-end on mesure par centaines voire par milliers les kilomètres de bouchons. Des voitures, parechoc contre parechoc sur trois files dans la vallée du Rhône de Lyon à Orange.

Et c’est le moment que choisit la Fédération des constructeurs automobiles pour nous avertir : il se vend de moins en moins de véhicules neufs, et si ça continue comme ça bientôt ne rouleront dans nos rues que de vieux tacots surannés = 1000 kilomètres de vieilles guimbardes toussant et fumant le long de nos autoroutes toutes neuves : ça vous dit ?

Quelle horreur ! Comment comprendre la baisse inédite des ventes de véhicules neufs ?

On nous l’explique par le souci de mettre de la thune de côté pour se protéger si d’aventure le virus bouffait nos entreprises – soit. Mais les euros détournés de l’achat de voiture ne restent pas toujours dans la poche de l’Écureuil : certains s’orientent vers la rénovation et l’équipement de la maison, comme si, suite au Grand Confinement, alors que leur voiture restait au garage, des gens, du fond de leur canapé, s’étaient mis à gamberger sur un salon tout neuf ou une terrasse-piscine. 

Disons-le : la voiture ne fait plus rêver, les plus neuves, bardées de gadgets électroniques et super-connectées risquant même de ne plus pouvoir circuler en centre-ville du fait que celles-ci mettent en place des zones à faible émission de CO2 (1).  Les gens ne savent pas si la voiture sera rentable, si elle va perdre de la valeur, si elle pourra encore circuler en ville d’ici à 2024 etc.

Et pourtant… Je connais un jeune de 16 ans qui voue une admiration sans limites à la voiture-essence, qui rêve d’avoir 18 ans pour s’en acheter une et qui espère qu’on va arrêter avec cette folie destructrice à l'encontre de la voiture thermique : on oublie selon lui qu’en additionnant toutes les pollutions venues de la fabrication et du recyclage, le véhicule électrique est aussi polluant que la voiture ordinaire. Mais ce n’est pas tout : ce qu’il veut lui, c’est une voiture avec un gros moteur qui fait vroum-vroum ; son rêve c’est la voiture des années 70 qui faisait encore la course à la cylindrée, la plus grosse étant la plus bruyante… et la plus polluante ? Certes, mais on peut sans doute s’en contenter, vu le plaisir qu’il y a selon lui à dominer la puissance d’un moteur qui rugit. Car, a-t-on déjà entendu un moteur électrique rugir ? Ce qu'il fait, lui, c'est tout juste un couinement de souris.

Il y a 50 ans, Esso nous proposait de mettre un tigre dans notre moteur (grâce à son carburant bien sûr)

 

 

Ah… C’était le bon temps !

-------------------------

(1) Il s’agit des Zone à Faibles Emissions Mobilité (ZFEm) mises en place dans la plupart des grandes villes.

dimanche 9 février 2020

La raison de l'extinction : "une pollution d'oxygène"

Il y a 2 milliards d’années, l'oxygène et la surpopulation d'organismes provoqua plusieurs réactions en chaîne tant dans l'atmosphère que dans l'eau, où de nombreux métaux commencèrent à disparaître et où les éléments nutritifs indispensables au vivant se mirent à manquer. C'est donc une immense famine qui eut raison des principales forme vivantes présentes à cette époque sur la planète, provoquant une extinction de 99% de la vie sur Terre. Lu ici

- Oui, vous avez bien lu : il y eut alors une pollution à l’oxygène. Ce qui de nos jours est la condition de la vie était alors une cause de mort certaine. On peut donc extrapoler : dans 2 milliards d’années l’atmosphère sera faite de CO2, devenue condition de la vie – en association avec le méthane peut-être ? Façon de dire que le poison d’aujourd’hui sera la panacée de demain – ce sans quoi toute vie viendrait à s’éteindre.
Façon aussi de répondre aux écolos et aux véganes qui nous nous conspuent à présent :
- Vous m’insultez parce que j’empoisonne l’air avec le moteur de ma voiture et aussi avec mon barbecue et mes merguez grillées. Mais je ne fais qu’aider à la production de l’atmosphère de demain qui va permettre l’éclosion de nouvelles espèces et de nouvelles formes de vie. Ah… Quelle impatience de voir enfin éclore les papillons et les petits oiseaux de demain, ceux qui ne respireront que du gaz carbonique… Et les jolies femmes à quoi ressembleront-elles ? Vivons 2 milliards d’années et nous verrons bien. En tout cas nous le savons déjà : le N°5 de Chanel sera fait avec du méthane.

samedi 7 juillet 2018

VÊTEMENTS NEUFS : DES RISQUES CANCÉRIGÈNES ET ALLERGÈNES


« Un rapport montre que les vêtements neufs présentent des risques allergènes et cancérigènes. Alors un conseil : lavez-les avant de les porter !
Avec les soldes d'été, les ventes de vêtements sont au plus haut. Pourtant, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient avertir sur les dangers liés au textile. Elle a publié, mercredi 4 juillet, un rapport sur les risques d'allergies et d'irritations cutanées dus au textile assorti d'une série de recommandations. Des recherches ont en effet permis de montrer que «sur une centaine de substances analysées, une dizaine d'entre elles sont allergènes, irritantes voire cancérigènes». Des substances jamais vues auraient même été retrouvées dans des vêtements de sport, assure un spécialiste. » (Lu ici)
o-o-o
Quoi ? Nos vêtements, « irritants, allergisants, cancérigènes » ? Mais alors qu’allons-nous faire ? Nous promener tout nus tant qu’il fait beau, et l’hiver venu, trucider nos minous et nos toutous pour nous vêtir de leurs peaux ? Car à part revenir aux méthodes du paléolithique, je ne vois pas bien comment échapper aux menaces du monde moderne.
Souriez : demain sera pire.
Ah !... s’il n’y avait que ça ! Notre nourriture saturée de saloperies faites pour boucher nos artères, dérégler notre métabolisme et nous surcharger de mauvaise graisse ; et nos voitures, qui nous polluent et rendent l’air irrespirable ? Et notre électricité qui va nous rendre radioactif dans quelques années ? – Et notre travail organisé de sorte qu’on n’ait plus qu’une seule issue : nous jeter par la fenêtre du 34ème étage – là où se situe notre bureau.
Oui, il ne nous reste plus qu’à fonder une ZAD, faire pousser nos carottes en les arrosant des surplus des toilettes sèches, nous éclairer à la chandelle et nous déplacer à dos de belle-mère.

En tout cas notre patron a bien senti le danger : les fenêtres des bureaux du 34ème étages sont bloquées : reste plus qu’à se pendre dans les lavabos…