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samedi 13 janvier 2024

Vroum-vroum avec de l’hydrogène - Chronique du 14 janvier

Bonjour-bonjour

 

Beaucoup d’automobilistes sont perplexes : leur voiture à essence vieillit et il faut la remplacer. Mais par quoi ? De partout on entend que l’électricité s’impose, mais outre le prix on reste incertain de son intérêt pour les longs voyages : combien de temps pour faire Paris-Marseille avec un pareil véhicule ? Devrait-on acheter électrique pour les déplacements urbains et puis louer un SUV thermique pour les vacances ? Ou à la rigueur un hybride rechargeables avec 2 moteurs, selon l’emploi ?

 

Un solution existe pourtant mais elle n’est pas encore mature et personne n’en parle : les véhicules à hydrogènes. Non pas de l’hydrogène qui génère de l’électricité via une pile à combustible, mais un « moteur hydrogène, qui désigne en fait le moteur à combustion interne à hydrogène (HICEV), n’est ni plus ni moins (presque) qu’un moteur traditionnel qui est alimenté par de l’hydrogène au lieu d’essence ou de gasoil. » (Lire ici)

Et comme la nouvelle parait déjà assez importante on risque de passer à côté de l’essentiel – lisons la suite : « Permettant la transformation de groupes motopropulseurs existants à moindre coût, il est actuellement en plein développement et les premières applications commerciales voient le jour. »

Oui, c’est vrai : un jour prochain vous pourrez transformer votre vieux moteur thermique en l’alimentant avec de l’hydrogène plutôt qu’avec de l’essence, faisant de votre voiture un véhicule décarboné. 

Quand on pense aux investissements réalisés pour fabriquer des batteries, aux mines pour extraire du lithium, aux usines construites pour le raffiner – sans parler des centrales nucléaires pour les recharger, on se dit que beaucoup d’argent risque de partir en fumée si ce projet de moteur à hydrogène voit le jour. 

Les lobbyistes de tous poils s’activent un peu partout ; ils sont là pour tempérer cet enthousiasme, car une condition reste à réaliser : fabriquer de l’hydrogène sans un coût-carbone phénoménal. Des recherches sont sur le point d’aboutir : est-ce que ce sera à temps pour vous permettre de choisir une nouvelle voiture avec un vieux moteur ? 

Pourquoi pas ?

lundi 30 août 2021

J'espère que vous n'êtes pas pressé ! – Chronique du 31 aout

Bonjour-bonjour

 

Tous ceux qui vivent dans des villes de moyenne ou de plus grande taille connaissent ces « zones-30 » où, quoiqu’il en soit de l’espace dévolu à la circulation urbaine, la vitesse est limitée à 30 km/h. 

A Paris, la frustration des automobilistes limités à 30 km/h depuis ce matin ne fait que commencer. Bientôt les automobilistes, dépassés par les trottinettes, voire même par les cyclistes, risquent de montrer de l’aigreur. 

Certains ironiseront : à Paris la vitesse de 30 kilomètres est non pas une limite imposée mais une performance espérée. Alors qu’est-ce que ça change ? Il y aura aussi des embouteillages d’escargot : on ne verra pas la différence !

 


Paris avant-après

 

Admettons. Mais comme nous cherchons à nous instruire, demandons-nous ce que cette mesure trahit comme présupposé.

- D’abord on espère que les accidents seront moins nombreux et moins graves. Après tout à rouler à la vitesse d’un vélo tout en étant protégé par une coque d’acier, on ne risque pas grand-chose. Mais à ce compte, si la vitesse est un facteur de risque, pourquoi ne pas limiter encore et encore la vitesse des voitures. Quand Édouard Philippe a limité la vitesse sur route à 80 kilomètres, on s’est dit « Hé bien voilà une bonne mesure mais elle est bien trop timide !  Pourquoi pas 30 km/h ? Là il n’y aura probablement plus aucun mort, sauf des morts d’ennui ». Il a bien fallu admettre que la vitesse était quand même utile : se déplacer le plus vite possible d’un point à un autre est une motivation, et tant que la téléportation n’existera pas on la recherchera.

- Ensuite, on pense qu’il y aura une diminution des nuisances liées à la voiture. Moins de bruit, moins de pollution : ce sont des résultats contestés mais qu’on peut encore espérer. Toutefois, quand dans un avenir qui se rapproche de nous les voitures seront toutes électriques, ce double résultat sera atteint et cela sans qu’on touche à la vitesse. D’ailleurs si on veut stimuler l’achat de voitures électriques, pourquoi ne pas lever la limitation à 30 pour ces derniers : pendant que les voitures thermiques se traineront comme des escargots, des véhicules bardés de chromes les doubleront silencieusement dans un bruissement d’air.  

 

Fabriquons des bolides qui fonctionnent à l’hydrogène qui ne rejettent qu’un peu d’eau : on verra ce que deviendront toutes ces restrictions !

jeudi 18 juillet 2019

LE TRAIN DES PRIMEURS PERPIGNAN-RUNGIS SUSPENDU JUSQU’AU 1er NOVEMBRE

La ministre avait assuré en fin de semaine dernière que cette liaison, en sursis depuis le printemps, serait maintenue et que le train roulerait «aussi longtemps qu’il y aura[it] des marchandises à transporter». Or, selon les syndicats de la SNCF, le train roulait bien…mais à vide! Et pendant ce temps, les marchandises prenaient la direction de la région parisienne en camion. (Lire ici)

On attend avec intérêt de savoir quelle sera la position que prendra sur cette question Elisabeth Borne qui cumule désormais les portefeuilles des transports et celui de l’environnement : pour le transport SNCF des primeurs, donc  = contre les camions ; ou bien pour les camions, et alors = contre l’environnement.
Attendons… Mais en attendant, justement revenons à cette déclaration récente d’un responsables écologiste au gouvernement (heu… enfin je crois) : « Il faut que les transporteurs routiers se mettent à la transition écologique »
Tel quel.  Autrement dit, puisque la transition stipule que les taxes vont rendre de moins en moins rentable les camions qui roulent au diesel ou à l’essence, il va falloir que ceux-ci ne consomment plus de carburant fossiles s’ils veulent continuer à rouler. Intéressant : comment faire avancer un camion sans carburant ? Inventer les camions électriques en remplaçant le fret par des batteries ? Demander aux routiers de se mettre au camion à pédale ? Les champions du Tour de France ont un bel avenir. Plus raisonnablement, on peut espérer qu’on va mettre au point les moteurs à hydrogène, en espérant que la production de cette substance pollue moins que l’usage du gazole.
Pour l’instant, je crois que les routiers ne vont pas trainer : leur pratique des barrages routiers en cas de mécontentement étant fort au point, il y aura encore pas mal de voitures à l’arrêt à l’automne prochain. Moteurs coupés j’espère : ce sera autant de gagné pour la planète !