Bonjour-bonjour
La sainteté de la guerre est peut-être toujours présente au fond des conflits qui ensanglantent notre époque : les ukrainiens font-ils autre chose que sauver leur patrie des prétentions russes à l’annihiler en l’intégrant à la Russie ?
Pour évoquer ce sujet on peut provisoirement prendre un peu de champ. Et réfléchir au mal dont la destruction est la justification finale des combattants. Autrement dit, faire la guerre c’est se livrer à un malicide.
- « Malicide » : Un mot nouveau pour justifier la guerre et le meurtre. Signifiant le fait d’« ôter la vie d'un méchant » et plus particulièrement d’un hérétique, il nous découvre un domaine où le Bien et le Mal sont les seuls déterminants des rapports humains. Entendez que le respect de la personne humaine, son inviolabilité, sont subordonnés à la valeur que lui attribue ou lui refuse un système de valeurs enraciné dans une croyance religieuse - ce qui nous
C’est ainsi que Saint Bernard rassure les Templiers, ces croisés permanents : s’ils sont tués au combat, ils gagnent le Paradis car ils meurent pour Dieu ; lorsqu’ils tuent en combattant l’infidèle, ils n’encourent aucun risque pour le salut de leur âme car, ce faisant, ils ne commettent pas un homicide, mais un « malicide ». Pour Dieu l’homme n’a de valeur que dans la mesure où il accepte la mission qui lui est assignée, à savoir chanter Sa gloire. Dès qu’il en déroge, alors Dieu, c'est à dire les hommes missionnés pour œuvrer à sa place, peuvent le supprimer.
Dès qu’on veut sanctifier la guerre il faut donc deux choses :
- des valeurs fondées dans l’absolu ;
- des hommes missionnés pour châtier ceux qui ne les respectent pas
Pour qu’une telle situation soit acquise, il faut donc donner congé aux valeurs humanistes qui accordent cette universalité à l’être humain entendu dans sa plus grande extension, et accepter que les valeurs soient fondées sur une source extérieure à l’humanité, comme l’est un Dieu transcendant qui est, par nature, en dehors d'elle.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire