mardi 30 juin 2026

À Reims : clap de fin pour Le Furet du nord – Chronique du 1er juillet

Bonjour-bonjour

 

Lu ce matin ceci : « Le groupe Nosoli a présenté ce mardi matin en CSE et ce midi aux salariés son plan de restructuration. Onze magasins vont fermer, dont le Furet du Nord de Reims. »

… Une librairie qui ferme et c’est un peu de la culture du livre qui disparait. Combien sommes-nous a avoir passé le plus clair de nos loisirs à fureter dans des librairies ? Je veux dire : de librairies indépendantes, des magasins remplis de livres et non des rayons de supermarchés avec des piles de livres en stock : en effet, dans une librairie, s’il y a une pile de livres alors ils sont tous différents, tandisqu'en supermarchés ils sont tous identiques. Une librairie diffuse de la diversité alors que le supermarché ne fait que déballer des cartons de livres envoyés à des fins commerciales par les éditeurs.

 

 

 

Bien sûr une telle profusion n’était pas possible partout : à côté des mastodontes que furent Gibert Jeune et encore récemment Le Furet du nord, il y avait ces petits boutiques des villes moyennes dont les rayons n’étaient pourtant pas identiques à ceux du Super-Leclerc du coin. Ici pas de best-sellers – ou alors par pincées – mais des ouvrages choisis et organisés par le libraire lui-même ; le quel pouvait répondre intelligemment à des questions telles que « C’est l’anniversaire de ma grand-mère ; quel livre pourrais-je lui offrir ? »

Ces librairies qui disparaissent les unes après les autres sont des écosystèmes qui fondent à vue d’œil comme la banquise de l’arctique.

Sauver, les librairies c’est une question d’écologie ; mais en est-il encore temps ?

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