Bonjour-bonjour
« Si l'humain disparaissait ? », c’est avec ce titre que cet article de Science et Avenir a accroché mon attention.
Ajoutant « Selon des simulations, une Terre sans humains aurait abrité une plus large diversité d'espèces. Mais si "Sapiens" disparaissait, la Terre retrouverait vite un état sauvage, tout en gardant une trace indélébile de son passage. », il réanime les souvenirs de ce que le confinement du covid avait révélé : les animaux sauvages savent parfaitement si nous sommes présents ou absents de certains milieux, comme les villes, où on a vu des cervidés pénétrer en l’absence des hommes, alors même que rien ne devait les y attirer.
L’idée qui me retient est celle d’un monde où il n’y aurait pas d’hommes : « La Terre manquerait-elle de quelque chose si l’espèce humaine disparaissait ? »
Je ne sais pas répondre avec certitude, sauf qu’il n’y aurait alors plus personne pour nommer les êtres et les choses, ce que selon la Bible Dieu aurait demandé à Adam de faire lors de la création.
--> Si l’on affine la question, on tombe sur la valeur ontologique de la représentation humaine : le cosmos s’est-il agrandi le jour où, par exemple, une sonde spatiale nous a révélé qu’un gigantesque cœur était dessiné sur Pluton ?
Si en effet cette découverte a changé quelque chose à l’Univers, alors il faut dire que l’existence d’êtres humains transcende ce qui existe en le rattachant substantiellement à l’existence pour-nous. Dans ce cas l’homme aurait pour effet de révéler ce qui n’existe sans lui que virtuellement. Toutefois il faudrait d’abord admettre qu’un Créateur aurait machiné conjointement les êtres et les choses en liaison les humains.
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