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lundi 8 janvier 2024

Glou-Glou…Gloups ! – Chronique du 9 janvier

Bonjour-bonjour

 

En pleine période de dry-january, vous buvez tant et plus d’eau minérale pour purifier votre organisme tout en vous désintoxiquant de l’alcool emmagasiné durant les fêtes de fin d’année. Enfin de la pureté !


 

Bien – Très bien même. Toutefois, méfiez-vous de ne pas avaler en même temps d’autres particules toxiques que sont les « nanoplastiques » en suspension dans vos bouteilles d’eau.

C’est ainsi que les scientifiques ont comptabilisé en moyenne 240.000 fragments de plastique détectables par litre d'eau (lu ici) Ces particules sont si petites qu'elles peuvent entrer dans le système sanguin et donc jusque dans les organes, dont le cerveau et le cœur.

Brrrrr ! Faut-il donc boire plutôt du vin livré en bouteille de verre ? Pas du tout ! Les spécialistes l’affirment : « Si les gens sont inquiets à propos des nanoplastiques dans l'eau en bouteille, il est raisonnable de considérer des alternatives, comme l'eau du robinet » (art. cité)

 

Quand on pense à toutes ces publicités qui nous vantent la présence de la nature dans ces bouteilles, les prairies et leurs petites fleurs, les glaciers du Mont-Blanc, les roches volcaniques… Nous baignons nos organes dans ces fluides naturels, nous emmagasinons l’énergie de la nature, nous nous régénérons avec elle. Pourtant, ne rêvez plus. Si nous avions un microscope, voici ce que nous pourrions voir nageant dans nos bouteilles de plastique :



 La grande gyre du pacifique

dimanche 28 mai 2023

Plus de plastique dans la mer que de poissons – Chronique du 29 mai

 Bonjour-bonjour

 

« Un puits de forage installé au bord de la Seine, en plein cœur de Paris, interpelle les touristes ce weekend. Sauf que la structure ne représente pas un puits de forage de pétrole : celui-ci charrie du plastique. » (Lu ici) 

 

 

A Paris : installation artistique représentant un put de forage de plastique

 

Bien sûr, interpellé par une telle image, on lit la suite : « L’installation a été montée en marge de la tenue de négociations pour un traité international contre la pollution plastique, qui se déroulent à Paris à partir de lundi. Les ministres et représentants d'une soixantaine de pays ont entamé les discussions dès samedi à l'Unesco, mais le débat aura véritablement lieu la semaine prochaine. »

Et là on comprend :

            * Le plastique c’est l’ultime déchet, celui qui nous survivra du fait de sa longévité, et dont la production ne cesse de croitre malgré les mesures contraignantes qu’on prend à son encontre.

            * Il est de fait devenu un besoin, une matière première au même titre que l’acier, le bois ou le ciment.

            * Mais surtout, il un l’un des principaux débouchés de la pétrochimie. S’attaquer au plastique, c’est s’attaquer à Total tout à comme Schell ou à BP.

On comprend que la perturbation de la réunion de l’Assemblée générale de TotalEnergies relève du même objectif : empêcher que le pétrole ne trouve de l’argent pour son extraction et des débouchés pour sa commercialisation.

Mais soyons un peu lucides : que ferions-nous sans la matière plastique ? Si son succès a été fulgurant et sa production exponentielle, c’est qu’il répondait à un besoin que rien ne venait satisfaire.

Un exemple ? Les piles électriques : sans plastique elles étaient faites de carton qui s’humidifiait à la première occasion entrainant la décharge spontanée de la pile.