Bonjour-bonjour
Les guerres actuelles, que ce soit celle de la Russie contre l’Ukraine ou des Etats-Unis contre l’Iran, nous ont enseigné que, comparée à l’efficacité des drones, la puissance formidable de certaines armes, comme celle qui est embarquée dans des missiles est finalement improductive, pour des raison économiques.
C’est que le coût de production d’une arme est devenu déterminant : pour le même prix, mieux vaut un millier de drones qu’un seul missile.
On en arrive à cette constatation inspirée des travaux d’Olivier Hamant sur le concept de robustesse dans la nature. Selon lui, « dans la nature, les performances importent moins que la stabilité d’un système » formule que nous réinterpréterons en disant que peu importe le manque de performance de chaque élément si la quantité d’éléments engagés permet d’obtenir le résultats recherché. Par exemple, dans le processus de reproduction des plantes, le taux de succès de chaque graine est extraordinairement bas ; mais leur nombre suffit à garantir que la plante puisse se reproduire correctement – et on en dirait autant des spermatozoïdes humains. Que l’on compare ceci aux attaques de drones : sur cent drones envoyés sur une attaque, quatre-vingt-quinze seront abattus avant de toucher leur cible, mais s’il en reste cinq qui y parviennent ce sera suffisant pour autant que le prix de ces drones reste très modique. On se reportera à mon article du 6 janvier 2026 pour plus de détail.
Nos ancêtres se battaient avec des fourches et des gourdins : ces armes frustes avaient la qualité essentielle d’être toujours disponibles. Avec les correctifs indispensables leur méthode de combat reste valable aujourd’hui.
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