jeudi 2 juillet 2026

Organoïde ? What is it ? – Chronique du 3 juillet

Bonjour-bonjour

 

Ces jours-ci c’est de la recherche scientifique que viennent les nouvelles les plus stimulantes. Ainsi apprend-on que des chercheurs chinois ont trouvé le moyen de greffer un organoïde de cerveau humain sur une puce électronique pour la piloter dans un environnement donné. (Lire ici)

On ne sait devant quoi s’étonner le plus : 

* qu’un "élément" issu d’un cerveau humain soit capable de prendre les commandes d’une machine en dehors de l’être humain proprement dit ; 

* qu’on sache cloner une partie du cerveau ; 

* ou encore qu’on ait des problèmes éthiques tels que l’apparition d’une conscience dans une machine.

 

Procédons par ordre : 

1° D’abord la création d’organoïdes capables de reproduire le fonctionnement d’organes humains, dont le cerveau. « Le processus commence par le prélèvement de cellules humaines, du sang ou de la peau, qui sont reprogrammées en cellules souches pluripotentes. Ces cellules sont ensuite différenciées en neurones qui, placés dans un environnement adapté, forment des réseaux complexes capables d’apprendre et de réagir à des stimuli. » (Art. cité)

Et hop ! Voilà un « microcerveau » entièrement issu d’un tube à essai capable d’évoluer selon les lois de la génétique en cerveau humain (mais vous auriez aussi bien un foie ou un poumon).

 


Étonné ? Attendez la suite.

2° Cet organoïde est connecté à une puce informatique figurant un robot. « Le robot envoie des informations sur son environnement à l’organoïde via des électrodes, qui génère en retour des signaux électriques interprétés comme des commandes de mouvement. Un dialogue permanent entre le vivant et le silicium. » (Art. cité)

Et re-hop ! Vous voilà en possession d’un système capable d’apprentissage qui ne nécessite pour fonctionner que 20 watts au lieu des mégawatts/heures de GPT.

3° Oui, mais : vous voilà aussi avec des problèmes éthiques nouveaux sur les bras. Car il y a ici un dispositif qui risque un jour d’évoluer tout seul vers l’acquisition d’une conscience et d’une sensibilité en raison de cet organoïde – ce qui soulève des questions concrètes : 

* À qui appartiennent ces organes ? 

* Ont-ils un statut juridique, des droits ? 

* Une capacité de sentience ? (« Sentience (du lat. sentiens, ressentant) : pour un être vivant, capacité à ressentir les émotions, la douleur, le bien-être, etc. et à percevoir de façon subjective son environnement et ses expériences de vie. ») (Art. cité)

 

Houlala ! J’ai mal à la tête rien que d’y penser. J’aurais bien besoin d’un troisième cerveau pour résoudre les problèmes soulevés par le deuxième. 

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