Bonjour-bonjour
Hier à l’Alpe d’Huez les coureurs du Tour de France se sont hissés vers le col dans un capharnaüm indescriptible de gens qui les interpellaient, les pressaient, couraient pour rester à leur côté - bébé sur le dos quand ce n’était pas un chien affolé en laisse. On ne connait pas un sport où les compétiteurs sont ainsi au contact de leur public : même pour les matchs de football où les supporters interviennent tout le temps, on a choisi de séparer soigneusement les uns des autres. Il arrive souvent que les spectateurs du Tour de France soient comme une foule qui fait obstacle à l’avancée du coureur qui doit la fendre en espérant qu’elle s’écarte à son passage. Et ceci dure jusqu’à ce que des barrières séparent à nouveau les uns des autres, rendant ainsi la course au seul affrontement entre coureurs.
J’ai l’air de regretter que ces barrières ne soient pas installées partout. Après tout il faudrait demander aux coureurs eux-mêmes ce qu’ils pensent de cette situation. Que le public ne soit pas seulement spectateur mais devienne aussi acteur de la compétition peut donner un peu plus d’énergie aux coureurs. Il y a certes des énergumènes qui gesticulent dangereusement au contact des coureurs ; et puis ceux qui en profitent pour enfiler un déguisement de mardi-gras. Mais dans tous les cas ils contribuent sans doute à une surproduction d’adrénaline qui va les soutenir dans leur effort.
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