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mardi 11 novembre 2025

Le grand remplacement : après les S.H, le P.Q. – Chronique du 12 novembre

Bonjour-bonjour

 

Lu (ici) en titre : « La fin du papier toilette semble plus que jamais imminente et son successeur est d’ores et déjà connu. »

 

 

Le papier toilette semble en effet sur le point de disparaitre au détriment d'une solution plus écologique. Vous ne me croyez pas ? Lisez plutôt : « On trouve le papier toilette réutilisable, souvent fabriqué en coton. Celui-ci peut être rangé dans un sac pour être lavé et réutilisé. Un choix à la fois économique et plus respectueux de l'environnement. Au Japon plus de 80 % des ménages l'ont déjà adopté. » (Article cité)

- On a eu les coupelles menstruelles destinées à remplacer les serviettes hygiéniques au moment des menstrues. Pas très appétissant mais enfin ça a autrefois servi et si les arrières grand-mères des femmes actuelles s’en sont contentées, pourquoi ne pas recommencer ?

Seulement voilà : le papier hygiénique nouvelle formule est un papier lavable et réutilisable. Et ça, ça ne passe pas. Je ne voudrais pas vous mettre mal à l’aise, mais imaginez un peu le cycle de ce papier, du sac à main d’où il sort propre – au même sac où il retourne après usage ; et puis la machine à laver pour nettoyer un stock de papier souillé avant de le sécher et de le remettre là où il devra attendre un nouveau cycle.

Pour sauver la planète, nous sommes prêts à de nombreux sacrifices – mais pas celui-là.

En revanche pourquoi ne pas nettoyer cette zone de notre corps après son fonctionnement avec des feuilles de plante verte qui pousserait dans les W.C. et dont on pourrait emporter un stock dans le sac-à-main – à toutes fins utiles ?

 

 

Par exemple, ces feuilles d’Alocasia 'Calidora' feraient parfaitement l’affaire.

samedi 7 septembre 2024

Comment allez-vous ? – Chronique du 8 septembre

Bonjour-bonjour

 

Aujourd’hui, le « Point-du-jour » soucieux de briser un tabou qui affecte notre santé relaie cette information selon laquelle les W.C. à l’occidentale sont malsains pour notre santé.

 

Alors que ce souci quotidien nous préoccupe depuis des siècles (« La question que nous nous posons tous très ouvertement, banalement, chaque jour, à savoir "comment allez-vous " ou "comment vas-tu ?" est en lien direct avec nos selles. Au Moyen Âge, c'était l'indicateur principal de bonne ou de mauvaise santé et cette expression renvoyait directement à la qualité de ce que nous déposons et aux transits des interlocuteurs. »), voici qu’un chercheur nantais est en train de révolutionner notre façon de faire nos besoins : « Le design (des W.C.) actuel, inadapté et peu hygiénique, contraint en effet 90 % des femmes à se maintenir au-dessus de la cuvette pour éviter tout contact dans les espaces publics. Pourtant, il est prouvé depuis 1991 que cette posture favorise la stagnation urinaire et ainsi accroît le risque d’infections et de cystites. Si la majorité de l'humanité s'accroupit pour faire ses besoins, ce n'est pas pour rien. C'est la position la plus naturelle pour évacuer et c'est d'ailleurs la posture qu'adoptent les enfants lorsqu'ils sont sur le pot », explique Antoine Lahorgue un inventeur nantais.

 

- D’où cette invention :

 


« Le système Mulasana mis au point par Antoine Lahorgue est tout simple : c'est un "accroupisseur suspendu" adaptable sur n'importe quel WC. »

 

Certes, l’objection à cette pratique viendra des personnes âgées incapables d’escalader le dispositif et qui auront besoin d’un adaptateur (image de droite). Mais songeons aussi à toute la période de la vie où cela ne pose aucun problème.

 

Quant à moi, je songe au tabou qu’il faut briser pour envisager d’évoquer comme je le fais ici, et comme devront le faire tous ceux qui discuteront des avantages du procédé évoqué : nous avons intégré la dichotomie pur/impur qui distingue, dans notre corps, les fonctions excrémentielles des autres fonctions. Car ne l’oublions pas : le bon fonctionnement des premières est aussi indispensable que la respiration ou les battements de notre cœur.

( Noter que Les blasons du corps féminin de Clément Marot font une place au Blason du cul, qu’on trouvera en ligne ici)

- Plus généralement : tout ce qui pénètre et tout ce qui sort de notre corps doit le protéger des impuretés : les tabous alimentaires en témoignent. Quant à ce qui est expulsé du corps, ces impuretés doivent être canalisées, puis exclues de la vie relationnelle normale. Qu’on songe aux précautions qui isolent les femmes lors de leurs menstrues.

jeudi 16 février 2023

Congés menstruels – Chronique du 17 février

Bonjour-bonjour

 

Il y a 6 mois j’abordais un tabou qui est toujours très actif : celui des règles des femmes – ou si vous préférez des menstrues. Un vrai tabou au point qu’on hésite même à écrire ce mot (menstrues), préférant utiliser des litotes ou des métaphore (« Les anglais débarquent » disait-on déjà au siècle dernier). C’est que les règles restent une honte pour les femmes, alors même qu’il s’agit d’une fonction naturelle, comme de manger et puis d’aller aux toilettes.

Or, voici que cet interdit risque bien de tomber : en Espagne, on reconnait à présent la possibilité de prendre des « congés menstruels » pour règles douloureuses dument certifiées par le médecin ; accessoirement (si l’on peut dire), la même loi prévoit la fourniture des produits d’hygiène menstruelle dans les centres dédiés aux femmes nécessiteuses. (Lire ici)

 


La ministre espagnole de l'Égalité, Irene Montero, au Parlement à Madrid

 

- Ce qu’on applaudit ici, ce n’est pas seulement le fait que la société reconnaisse le handicap constitué par ce dysfonctionnement de la physiologie féminine ; c’est le fait que les règles ne soient plus une chose qui parait anormale et dont les femmes ont honte au point de ne pas oser en parler. Car voilà qu'on les considère comme un fait dont l’entreprise doit tenir compte.  

A présent si certains ricanent lorsque qu’une collègue a un comportement agressif : « Tiens ? elle doit avoir ses ragnagna », on leur répondra « Non, sans quoi elle serait en congé menstruel ».


Alors bien sûr toutes les femmes ne cesseront pas du jour au lendemain d’avoir honte d’avouer au bureau qu’elles ont leurs menstruations. Mais la possibilité de prendre quelques jours de congés lorsqu’elles souffrent feront oublier rapidement leur gêne 

vendredi 19 août 2022

Une affaire de femmes – Chronique du 20 août

Bonjour-bonjour

 

Et si on parlait aujourd’hui… des règles des femmes ? Oui, les règles, les menstrues si vous préférez ? 

Bizarre direz-vous ? Pas tant que ça : lisez plutôt ce qui suit.

Alors même que de nos jours il est devenu indifférent pour une activité professionnelle de savoir si c’est un homme ou une femme qui l’occupe (que ce soit ministre, avocate ou conductrice de bus), on répugnerait à se préoccuper de savoir si les femmes en question ont ou non leurs « périodes » ? Que ce sujet soit réservé aux femmes elles-mêmes, c’est assez normal ; mais que dire des préventions à leur encontre lorsqu’elles ont leur cycle ? Au point qu’aujourd’hui on préfère oublier que ça existe et que les femmes elles-mêmes sont contraintes de faire « comme si » ça n’existait pas : aucune d’entre elle ne dirait à ses collègues masculins « Je ne suis pas performante parce que j’ai mes règles » ? Quoiqu'on en dise, les règles restent une honte


Ainsi, tantôt les femmes sont « effacées » durant cette période et on les accables toute sorte d'ignominies (pour une liste non exhaustive lire ceci) ; et tantôt ce sont les règles elles-mêmes qui sont niées : plus de malaise, plus de maux de ventre plus de troubles de l’humeur, plus de saignements surabondants etc.

Du coup les hommes comme les femmes ont leur "souci menstruels" : comment vivre avec nos compagnes si on nie leur problèmes féminins ? Mais aussi comment considérer ces derniers comme des fait normaux, banaux mêmes ?


- Peut-être est-ce le moment d’évoquer l’indifférence, qui serait une posture intermédiaire : on peut prendre cet évènement en compte, mais on peut aussi l’oublier, un peu comme on oublie de regarder le ciel pour savoir s’il pleut quand on ne sort que pour s’engouffrer sous un porche voisin. Bien sûr si ma compagne a la migraine ce matin parce qu’elle a ses règles, je vais m’en soucier, mais exactement comme je m'informe de ses soucis chroniques de santé si elle en a. Le tabou véritable, ce n’est pas de parler de ces « affaires de femmes » ; c’est de n’en parler qu’avec embarras, en ressentant qu’il ne faudrait pas le faire. Or, on vient de le dire : notre époque de libération des femmes n’a pas encore réussi à nous défaire du tabou des règles : si les femmes ne sont plus taboues durant ce moment, les règles quant à elles le sont. (1)

- On dira qu’à ce compte on devrait accepter de penser le moment où elles vont au cabinet d’aisance – ce qui est franchement dégoûtant. Bien sûr : ce n’est pas parce qu’on efface un tabou qu’on l’institue en sujet de conversation courant. Les menstrues restent malgré tout perçues comme l’expulsion de déchets, et dès lors réservé à une certaine intimité. 

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(1) Il n’est que de voir la manière qu’ont les marque de SH font leur pub : en dissimulant les serviettes dans des emballages de bombons ou les montrant maculées de bleu. 


D’ailleurs Corinne Masiero a fait scandale à la cérémonie des Césars en s’exhibant non seulement entièrement nue, mais encore avec des pendentifs d’oreille faits avec des tampons rougis.