mardi 6 novembre 2018

TABAC : POURQUOI CONTINUONS-NOUS À CONSOMMER SCIEMMENT ET MASSIVEMENT UN PRODUIT MORTEL ?

« La réponse tient en partie en huit lettres: nicotine. En se fixant à des récepteurs présents à la surface des cellules, cette molécule est capable d’activer le circuit de la récompense ».
Là-dessus, il faut absolument lire cet article parfaitement limpide : nous sommes à la recherche de satisfactions qui  résultent de la présence de dopamine dans le cerveau, suivie de libération d’endomorphine. C’est un processus parfaitement naturel par le quel notre cerveau nous pousse à l’action susceptible d’apporter satisfaction aux besoins de l’individu ou de l’espèce.
On apprend alors que les drogues (dont la nicotine ou l’alcool) qui entrent dans ce circuit nous conduisent à délaisser les préoccupations de sauvegarde vitales : une expérience sur les rats enfermés dans une cage où ils peuvent selon leur action obtenir ou bien de quoi manger ou bien de la dopamine, montre qu’oubliant de se nourrir ils activent uniquement les sources de dopamine.
Et on comprend alors pourquoi on ne peut inventer une drogue inoffensive, qui par exemple ne nous détruirait pas l’organisme tout en nous fournissant des « flash » de plaisir intense. C’est que le cerveau a été génétiquement organisé pour assure son homéostasie (cf. art. cité) : en même temps qu’il se récompense en libérant de la dopamine, il fabrique aussi des inhibiteurs qui empêchent les neurones d’en absorber une trop grande quantité – c’est d’ailleurs à ce niveau qu’agit la cocaïne.

Voilà le message de la nature : il est impossible de vivre tout en jouissant constamment. Le souci de la vie suppose l’oubli du plaisir pour se consacrer à la recherche des satisfactions des besoins. Notons que Freud a reproduit ce schéma dans l’opposition qu’il imagine entre le principe de plaisir et le principe de réalité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire