mercredi 14 novembre 2018

POUR DISSUADER SES ÉLÈVES DE FUMER, UN PROFESSEUR D’ÉCOLE PRIMAIRE INDONÉSIEN A FORCÉ L’UN D’ENTRE EUX, ÂGÉ DE 8 ANS, À FUMER TOUT UN PAQUET.

A lire ici.
Un simple fait divers ? Un moyen de rappeler que chez nous, compte tenu du prix du paquet cela ne risque pas d’arriver ?
Sans doute mais pas que cela. Car l’idée est quand même un peu plus générale : c’est que pour décourager d’une conduite de plaisir, le mieux est de pousser la consommation jusqu’au point où le plaisir se mue en dégoût, voire en maladie.
Sommes-nous prêts à condamner ce professeur ? Oui, bien sûr, il a porté atteinte à la santé de son élève, mais c’était quand même pour son bien. Le quel consiste à découvrir que derrière le plaisir il y a la souffrance : boire de l’alcool jusqu’à la nausée, manger jusqu’au dégoût, copuler jusqu’à épuisement des forces vitales.
- Au bout du compte, ce qui est en jeu ici, c’est quand même la pédagogie des plaisirs, un peu comme celle que pratiquaient les épicuriens lorsqu’ils conseillaient d’en user avec modération pour pouvoir continuer d’en profiter longtemps. Ce professeur ne dit pas à son élève « C’est mal et c’est défendu de fumer ». Il dit : « Regarde ce qui arrive quand tu fumes : que ce soit peu ou beaucoup, le tabac te rendra finalement toujours malade. »
Jouir jusqu’à la perte de la conscience ; jusqu’à la folie… Voilà ce qu’on voudrait. Mais bien avant d’y arriver, on rend tripes et boyaux sur le trottoir.

Meden agan : rien de trop. Telle était l’injonction d’Apollon inscrite au fronton du  temple de Delphes afin d’inciter les hommes à garder le juste mesure en toutes choses. On pourrait méditer cette formule en lisant ce fait indonésien.

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