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mercredi 6 mai 2026

L’insoutenable excitation de l’été – Chronique du 7 mai

Bonjour-bonjour

 

Au lycée François Arago de Perpignan, « tout élève se présentant avec une tenue inappropriée ne sera pas autorisé à accéder à l’établissement ». Sont désormais proscrits les "dos nus", les "crop tops", les "shorts excessivement courts" et les "tongs". (Lire ici)

On l’a compris sont visées les tenues estivales plus spécialement portées par les jeunes filles, étant entendu qu’à part les tongs les garçons ne sont pas concernés.

Les motifs de cette interdiction restent un peu flous. On parle de tenues qui ne seraient pas « propices à la concentration ni à l’engagement dans le travail scolaire ». Autant dire que, nonobstant le sérieux des jeunes filles en question, l’effet de leur corps ainsi (dé)vêtu parait incompatible avec l’investissement des garçons (et des profs) qui travaillent avec elles.

- Occasion de revenir sur la question du vêtement féminin : objet de tabous particulièrement dans certaines religions (mais pas seulement) les femmes doivent soumettre leur aspect à une censure en raison des réactions sexuelles masculines. Car on l’a compris : la soi-disant « concentration » des hommes en présence de femmes exhibant des parties de leur anatomie auxquelles ils dont particulièrement sensibles n’est autre que le déclenchement instinctif dans leur cerveau de la commande « bander ». Point final.

Dit comme cela, ça parait brutal, mais ça met la justification des filles devant ses responsabilités. Car voilà : les femmes soumises à cette censure se récrient : elles réclament le droit à faire valoir leur beauté, leur bien-être : « Et si je ne me sens bien qu’en short et en crop-top, au nom de quoi devrais-je m’en priver ? »

 


 

Le débat est ouvert : peut-on ignorer les réactions physiologiques des hommes ? Doit-on en tenir compte ? Il est vrai que chaque été les hommes qui vont à la plage côtoient des quantités de femmes qui montrent leurs corps sans que jamais aucun des hommes présents n’y trouve une sollicitation insoutenable.

Est-ce donc une question d’éducation ? C’est ce que pensent les féministes qui arborent leur slogan « Protégez nos filles, éduquez vos fils ».

Et si chacun faisait un bout de chemin ? Que les hommes s’autocontrôlent en permanence, tandis que les femmes acceptent de limiter l’exhibition de leur beauté à une pression modérée.

vendredi 20 mars 2026

Les filles, ça casse tout – Chronique du 21 mars

Interrompu pour raison de santé, Le point du jour reprend ce 21 mars. Espérons que le printemps viendra à point nommé pour stimuler cette renaissance.

 

Bonjour-bonjour 

 

Dans un article récemment publié sur le site « The Conversation France », ce mardi 17 mars Margot Déage, maitresse de conférences à l’université de Grenoble Alpes, revient sur les données concernant les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire, pour constater que " Certains phénomènes apparus récemment tels que les violences sexuelles en particulier dans le monde des jeunes en milieu scolaire ont été surévalués : leur présence massive est en effet attestée bien au-delà de ce qu’on avait cru percevoir. « Autrement dit, conclut Margot Déage, lorsqu’on s’intéresse à l’entièreté du continuum de violences sexuelles, leur ampleur apparaît bien plus importante ». En prendre conscience, et en faire prendre conscience est essentiel. Car cette notion de continuum est au cœur de la prévention contre les violences sexistes et sexuelles. » (Article cité)

Avant de conclure : « Les violences sexuelles n’ont pas besoin des plateformes numériques pour exister » ; interdire celles-ci aux moins de 15 ans ne suffira pas à y mettre fin. C’est en amont qu’il faut agir, en s’attaquant aux normes de genre et aux rapports de pouvoir « qui structurent les interactions adolescentes ».

 

Se trouvent ainsi signalés deux points :

            * Les violences sexuelle doivent être interrogées dans un monde plus vaste que celui qui apparait avec ces enquêtes ;  

            * Les plateformes numériques mise en œuvre aujourd’hui sont secondaires dans la manifestation des violences sexistes, car pour supprimer ces violences, « c’est en amont qu’il faut agir, en s’attaquant aux normes de genre et aux rapports de pouvoir « qui structurent les interactions adolescentes ».

Autrement dit, ces formes prises par ces dominations sexuelles dépendent avant tout de « normes de genre et de rapports de pouvoir /…/  » De plus, ce sont elles qui structurent les interactions adolescentes.

Oui, vous avez bien lu : ce sont des interactions adolescentes qui usent de ces formes de pouvoir – qui ne sont que des moyens parmi d’autres de structurer ces rapports entre adolescents.


--> Sans la violence dominatrice, point de structure des relations. Et il faudrait donc que le garçon domine la fille pour qu’ils puissent de situer l’un par rapport à l’autre ? Et pour cela  la sexualité serait indispensable ? Mais comment la physiologie pourrait-elle contribuer à un tel décalage ?

C’est là qu’il faut interroger à Freud pour qui la fille se découvre en manque de pénis, comme garçon-castré. Et d’ajouter « Les filles, ça casse tout »

vendredi 20 février 2026

T’as 15000 balles ? – Chronique du 21 février

Bonjour-bonjour

 

Avec 18000 dollars (un peu plus de 15000 euros), vous pouvez acheter sur Amazon un robot humanoïde chinois « Unitree »




Bon de commande du robot Unitree G1

 

N.B. Pour rappel, le G1 est le petit humanoïde « généraliste » qui mesure environ 1,30 m pour 35 kg. Un gabarit compact, il s’est notamment illustré par sa maîtrise du kung-fu, ses 130 000 pas sous -47 °C dans la neige, et plus récemment lors d’une performance remarquée pour le Nouvel An chinois. (Lu ici)

 

- Bien entendu ce n’est pas pour faire de la publicité à un fabricant chinois de robot humanoïde que je reprends cet article, mais bien pour m’interroger sur les raisons qui pousseraient quelqu’un à acquérir cet objet. Sans doute pas pour ses performances déjà enregistrées – à moins que vous n’ayez besoin d’un garde du corps expert en kung-fu, ou d’un compagnon pour faire du trek en antarctique. Les japonais envisagent le développent de ces machines humanoïdes pour combler la carence affectives des vieux qui n’ont plus personne pour s’intéresser à elles. 

Est-ce votre cas ? Besoin de quelqu’un pour vous tenir la main le soir sur le canapé devant la télé ? Ou pour vous apporter votre tasse de camomille ?

Ne me dites pas quand même que ce dont vous rêvez c’est d’une poupée-robot sexuel capable de comprendre et de réaliser vos fantasmes ? Car si c’est le cas sachez que ça existe déjà avec les programmes pré-adaptés sous IA. Allez donc voir ici.

La leçon c’est que pour ce qui est des découvertes, les chercheurs explorent d’abord les fonctions sexuelles : ça rapporte des sous, alors qu’il n’est pas sûr que des robots-compagnons de vieux rapportent beaucoup d’argent.

lundi 2 juin 2025

Le cours d’anatomie féminine par Sandrine Rousseau en direct à la télé – Chronique du 3 juin (2)


 Bonjour-bonjour


C’était à la télé dans l’émission de Karine Lemarchand intitulée « Une ambition intime » où elle interview des personnalités politique sur leur expérience vécue du pouvoir. A l’occasion de l’interview de Sandrine Rousseau elle est revenue sur l’engagement féministe de la députée en sortant une peluche commercialisés sous le noms de « Vulvette » qui présente sous forme de jouet enfantin l’organe sexuel de la femme.

 

« Vulvette », modèle en peluche, prix 129€

Comme on le voit, on n’en est plus au miroir qui anatomise trop brutalement le sexe. Il s’agit de l’identifier comme un petit objet, certes réaliste, mais aussi mignon que la peluche enfantine. L’idée apparait alors que l’enfant peut ainsi apprendre à jouer avec son sexe comme il joue avec son doudou. D’ailleurs au cours de l’émission, Sandrine Rousseau ne s’est pas privée d’y aller de son cours d’éducation sexuelle.

Je passe sur le déchainement de colère de la part des ligues de vertus animées depuis l’extrême-droite. Et je m’interroge : qui donc va se servir de cet objet ? Des parents qui se veulent éducateurs grâce à la peluche ? Ou des jeunes femmes, encouragées à s’auto-examiner par des copines en retard d’affection ? Car ce Doudou va permettre à l’enfant de trouver une réalité extérieure bienveillante dans cette représentation d’elle-même. Ici il s’agit de montrer aux fillettes que leur intimité est aussi adorable que leur teddy-bear.

Ceci induit d’ailleurs une distinction de genre avec les garçons qui ont, pour le même office, le canon de leur colt :