Bonjour-bonjour
Moi, ce qui me surprend dans l’affaire des dénonciations pour viol qui touchent Patrick Bruel, c’est qu’à l’époque où cette affaire s’est déclenchée (Flavie Flament situe le viol dont elle a été victime en 1990) nous étions en plein démarrage de la « bruelmania » quand, à ses concerts, une foule de petites collégiennes excitées se battaient pour pouvoir l’approcher.
J’imaginais alors qu’il ne pouvait sortir qu’accompagné de garde du corps chargés de le protéger des agressions sexuelles venues de ces jeunes femmes. Et donc c’est pendant cette période que le chanteur aurait violenté des femmes pour abuser d’elles ? Quel besoin avait-il d’exercer cette violence alors qu’à sa porte une cohorte féminine n’attendait qu’une chose : c’est de lui offrir ce qu’il arrachait par la force à d’autres ?
Certains feront de ces réflexions un preuve à décharge ; pour ma part je fais comme si ce paradoxe était au contraire réel, et je m’interroge : « Le viol est pour certains un besoin spécifique qui n’émane pas nécessairement de la frustration sexuelle, mais d’un goût pour la contrainte infligée à autrui. Quel est donc ce besoin étrange ? »
Le cas de Patrick Bruel, comme celui de Gérard Depardieu, nous interpelle : il s’agit de gens tout à fait semblables à ce que nous sommes, avec en plus des facilités qui devraient les protéger de la tentation d’agresser sexuellement des femmes. Et pourtant le fait est là : faut-il y voir comme certains groupes féministes le font croire (en particulier suite à l’affaire Pélicot) que le viol est une affaire propre au genre masculin, que tout homme, même le plus banal, a au fond de son cœur un tel désir ?
Même en évitant de tels excès d’interprétation les explications sont trop nombreuses pour être évoquées ici. En consultant GPT sur le sujet j’ai recensé six cas différents : chacun jugera en son âme et conscience. Pour ma part, reprenant la dernière typologie du psychisme proposée par Freud, je vois dans ce comportement un dévoiement de la libido qui serait animée par Thanatos au lieu de l’être par Éros.
Et pourquoi pas ? Ça parait logique
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire