mardi 12 mai 2026

La circulaire de rentrée des écoles. – Chronique du 13 mai

Bonjour-bonjour

 

Aujourd’hui, publication par le ministère de l‘éducation nationale de la circulaire pour la rentrée de septembre 2026. (Voir ici)

Occasion pour le ministre d’enfoncer des portes ouvertes telles que : « Notre action pédagogique doit être principalement concentrée sur la maîtrise de ces deux conventions sociales « premières » qui rendent possibles toutes les autres : le langage et le raisonnement scientifique : l’acquisition et le développement du raisonnement scientifique, singulièrement en mathématiques. »

Oui, bien sûr : faire que tous nos enfants parlent et écrivent un français correct expurgé des fautes grossières dont les échanges de messages sur les réseaux sociaux portent témoignage ; et puis que les contenus de ces conversations soient débarrassés des idioties formatées par la haine et les théories complotistes, voilà donc des nouveautés qu’on signale sans doute depuis Jules Ferry.

On est tous OK ; mais comment y parvenir ?

On vient de lire que le raisonnement devrait être soutenu par une maitrise du raisonnement mathématique. Bon, nous on veut bien – tout en notant qu’autrefois on faisait de la pratique de la langue latine la meilleure pédagogie de la construction de la pensée qui soit.

 

… Toutefois, nous lisons aussi que le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, promet des larmes lors du brevet et du bac, en raison du durcissement de la notation lors de ces examens. En philosophe accompli, l’auteur de l’article conclut : « Reste à savoir comment accueillir le surcroît de redoublants après leur échec au bac dans un contexte de budget contraint. » (Voir ici)

On le voit : il y a deux façons d’obtenir les résultats voulus par le Ministre : 

- soit on opère une réforme des méthodes et des contenus avec l’espoir que des résultats enfin probants apparaissent dans dix ans - ce qui, soit dit en passant suppose une continuité dans la volonté du ministère qui vient de voir défiler neuf ministres au cours de cette décennie

            - soit on purge le système en éliminant tous les élèves qui ne parviennent pas à suivre le régime qui leur et imposé, pour ne garder que les meilleurs - et proclamer que l’éducation nationale française obtient des résultats dignes d’être classée selon Pisa dans l’élite des nations.

Mais alors il faudra nous expliquer ce qu’on fait de tous ceux qui auront été débarqués.

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