Un salon du livre à Reims ? Est-ce possible ?
Oui, ce sera en septembre dans le village voisin de Taissy. Mais… Il s’agit d’une manifestation dédiée à la New Romance, ouvert également à ses multiples variétés. (Voir ici)
Un tel salon fait date car ce genre de littérature connait en France un véritable engouement en occupant 10% du marché du livre.
- 10% ! Dans une période où on lit de moins en moins, il est bon d’apprendre qu’un genre de littérature progresse régulièrement.
Toutefois l’attribution à la New romance de la mention « littérature » fait problème. En effet, la New romance se focalise principalement sur l'amour dit romantique, chaste et les émotions positives qu'il génère. (Art. Wiki)
Connue en France par la collection Harlequin ces livres sont littéralement fabriqués suivant des « guide d’écriture » obligeant les auteurs à se soumettre à des règles strictes : « les romances récompensent les « gentils » et sanctionnent les « méchants ». De même, un couple qui met tout en œuvre pour bâtir une relation et qui croit en elle est a priori récompensé par l'amour inconditionnel ». Ils bénéficient d'une ample diffusion, mais il n'existe qu'un seul tirage par titre. « Ils restent dans les rayonnages des magasins et supermarchés pendant un mois, après quoi d'autres titres prennent la place des invendus qui sont alors détruits, et très rarement réédité. » (Art. cité)
- Mais alors, pourquoi ce succès ?
- On nous explique que « la New Romance a pour objet de raconter une histoire d'amour, avec un ancrage contemporain, une fin heureuse et des scènes de sexe explicites si cela est nécessaire à l'histoire et si l'auteur le souhaite. » (Id.)
Voilà donc ce qu’attend le public et ce pour quoi il achète ces livres ? Pour avoir une histoire qui apporte une satisfaction émotionnelle et qui se termine de façon heureuse ?
- Sans doute et ce n’est probablement pas nouveau : le genre remonte au moins à Jane Austin et à son livre Orgueil et préjugés (1813).
La nouveauté viendrait plutôt du public qui lit ces livres de façon décomplexée, oubliant le discrédit qui frappe ces « romans à l’eau de rose » : du moins c’est ce qu’on peut croire en visitant le rayon qui leur est consacré dans les librairies et qui ne cesse de s’étendre.
Émotion positive et optimisme : voilà donc ce qui nous manque et qu’on recherche avec ces livres.
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