C’est avec un peu d’étonnement qu’on observe le flegme avec lequel les américains ont accueilli la nouvelle qu’un des leurs a subitement pris son fusil pour aller à Washington tuer le président Trump.
Comme si le message était : « Il ne sert à rien de discuter avec un tel homme. Prenons notre 6-coups »
Dans le même temps le Président américain apparait comme un lapin dans la lunette
d’un fusil
Président Donald Trump
Depuis Hannah Arendt, la banalité s’est fait une place dans la réflexion politique. Là où l’analyse est superflue, comme de comprendre les mécanismes tout simples qui ont permis à la shoah d’exister, renoncer à échafauder des analyses compliquées est une façon de dégager des évidences qu’on s’évertue pourtant à ne pas voir. C’est exactement comme cela que le citoyen, lassé de protester sans être entendu, prend son arme et descend dans la rue.
-->En réalité, c’est le fait qu’on ne s’étonne plus que le Président soit la cible de tireurs pourtant parfaitement intégrés dans la société, comme Cole Tomas le terroriste qui a voulu récemment supprimer Donald Trump qui devrait nous étonner : que cela arrive chez nous et on verra bien la sidération s’emparer des esprits.
Là où le débat démocratique n’aboutit pas sur une alternance au pouvoir, alors c’est la violence qui prend sa place. On alternera toujours, mais pas en suivant la même méthode.
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