Bonjour-bonjour
A Reims, comme sans doute dans d’autres villes moyennes, des travaux d’aménagements urbains font polémique. Il ne s’agit pas seulement de déplorer leur durée et la gène occasionnée, mais aussi les équipements de voirie qui suppriment des places de stationnement et qui réduisent la circulation automobile.
Alors que dans le même temps la ville de Reims s’équipe de lignes de bus nouvelle génération, les commerçants (car c’est d’eux qu’il s’agit) dénoncent ce choix : « Qui prend le bus ? Les étudiants et les personnes qui n'ont pas les moyens de s'acheter une voiture et donc de consommer dans nos établissements. » (Lu ici)
Exit donc le privilège accordé aux « mobilités douces » avec pistes cyclables et voies réservées aux transports collectifs. Les commerçants de centre-ville le proclament : loin de l’image bobo de l’urbain soucieux de préserver l’air de la vile et le paysage urbain avec ses petites places piétonnes, les riches préfèrent la voiture et s’ils le peuvent, ils ne vont dépenser leur argent que là où ils peuvent stationner.
D’ailleurs il n’y a pas que les riches à penser comme cela : il suffit de voir comment les commerces de périphérie ont triomphé des centres-villes : justement par les parkings géants réduisant le parcours piéton entre le mode de déplacement et le lieu d’achat.
L’homme moderne reste motivé par deux tendances bien connues : l’une, c’est l’individualisme qui le pousse à se déplacer en solo en non en transports collectifs ; l’autre c’est la loi du moindre effort, attestée depuis un lointain passé.
On dira que ce constat vaut pour des villes moyennes et sûrement pas pour des métropoles comme Paris où l’air pur et la verdure sont des valeurs essentielles. Soit. Mais si c’est au prix d’une distorsion de la nature humaine on peut douter de l’intérêt d’une telle situation.
- Quoi ? On me dit que ces propos sont ceux d’un vieux boomer fatigué ? Allez donc vous coincer dans les embouteillages des zones commerciales un samedi après-midi : vous l’en reparlerez des mobilités douces.
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