dimanche 11 janvier 2026

Dry january – Chronique du12 janvier

 


 

– Ça y est ! C’est reparti. 

– Quoi donc ?

– Le dry january, un mois entier sans alcool.

– Ça ce n’est pas pour moi. Oui, je bois, certes, mais jamais avec excès. C’est ce que recommandent les alertes : « A consommer avec modération »

- Attention ! La modération, on ne sait jamais où ça s’arrête. D’ailleurs on croit savoir que ce sont les lobbies des marchands de vin qui ont imposé cette restriction sur les affiches des campagnes anti-alcoolique.

– Bof… Autrefois on osait demander au Bon Dieu de nous éclairer sur la dose d’alcool qu’on pouvait consommer et Il le faisait de façon très raisonnable.

– Comment ça ?

– Hé bien lisons les Mémoires de Goethe, lorsqu’il relate son Voyage sur le Rhin. Il dit avoir rencontré à Mayence un évêque qui avait prononcé un « Joyeux Sermon » recommandant de boire tant que Dieu nous le permettait.

–  Voilà bien les poivrots ! Ils vont jusqu’à mobiliser Dieu dans l’éloge de leur vice.

–  Pas du tout. Il n’est que de lire ce sermon pour voir qu’il s’agit de prescriptions très précises et qui ne laissent aucun doute sur les limites à ne pas franchir. Voyez plutôt :

« Que celui qui au troisième ou au quatrième pot, sent sa raison se troubler au point de ne plus reconnaître sa femme, ses enfants, ses amis, et de les maltraiter, s’en tienne à ses deux pots, s’il ne veut pas offenser Dieu et se faire mépriser par son prochain ; mais que celui qui, après en avoir bu quatre, cinq ou six, reste en état de faire son travail et de se conformer au commandement de ses supérieurs ecclésiastiques et séculiers, et de secourir son prochain, en cas de besoin, que celui-là absorbe humblement et avec reconnaissance la part que Dieu lui a permis de prendre. Qu’il se garde bien cependant de passer la limite des six mesures, car il est rare que la bonté infinie du Seigneur accorde à un de ses enfants la faveur qu’il a bien voulu me faire, à moi, son serviteur indigne. » (Lire ici)

– Avec ça on devait avoir des trognes rouges pour illuminer l’église à la messe du soir.

– Moquez-vous : à l’époque de l’évêque de Mayence, on savait que la joie de l’ivresse modérée est une grâce que Dieu nous accorde dans son infinie bonté.

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