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samedi 11 janvier 2025

Comment élever mon enfant ? – Chronique du 12 janvier

Bonjour-bonjour

 

La mode en matière d’éducation est de dire : « Chaque enfant est différent et il change chaque jour. Débrouillez-vous. » 


Peut-on faire mieux ?

- Certains qui ont atteint un âge canonique ont le souvenir du livre de Laurence Pernoud « J’élève mon enfant » qui reprenant le Docteur Spock (« Comment soigner et éduquer son enfant ») donnait, clés en mains, les manière de faire face aux difficultés de prendre en charge son bébé nouvellement arrivé. Hé bien voici Clémence Pernoud, la petite-fille de Laurence qui (avec sa mère) publie une mise à jour des ouvrages de son aïeule, datant de (presque) 70 ans. (Voir ici)

Quoi de neuf, à part le fait de faire figurer le père (ou celui qui en tient lieu) sur la couverture ?



Si nous en croyons cet article, c’est l’ouverture à la multiplicité des réponses à la question initiale (J’attends un enfant/J’élève mon enfant) qui va retenir l’attention. Il ne s’agit plus de fournir, cautionnée par l’autorité de l’auteur, une recette clé en main ; mais plutôt de fournir des attitudes ouvrant à la série de réponses. 

Le maitre mot est désormais « mettez-vous à la place de votre enfant ». Par exemple ça vous évitera de croire qu’il fait « un caprice » s’il se met en rage avant l'âge de 3 ans. Il s’agit pour lui, selon les acquis scientifiques récents, de « gérer » un surcroit d’émotions pour lequel il n’a pas de solution. 

Mais surtout ce livre va mettre les « coparents » (= la Maman et le Papa) au centre des préoccupations : éviter le stress et la dépression « post partum » et adapter les conseils au papa (ou à celui qui en tient lieu).

Pas moins que ça 

mercredi 21 février 2018

THAÏLANDE : UN JAPONAIS REMPORTE LE DROIT DE GARDE DE 13 ENFANTS NÉS DE MÈRES PORTEUSES

Un riche Japonais a remporté aujourd'hui le droit de garde de treize de ses enfants nés de mères porteuses en Thaïlande, dernier rebondissement d'un scandale dit de "l'usine à bébés". (Lu ici)

Voilà une conséquence de la GPA sur la quelle nous n’avons pas beaucoup insisté chez nous : la multiplication des naissances, faisant que les hommes vont retrouver un taux de fécondité qu’ils n’ont pas connus depuis que les harems ont disparu – d’ailleurs pourquoi s’arrêter à 13 enfants ? On pouvait continuer aussi longtemps que des mères porteuses potentielles étaient disponibles.
Curieuse attitude quand même, pour nous qui cherchons désespérément à limiter les naissances et habitués à voir les hommes se débiner devant l’annonce d’une fécondation accidentelle. Comment ? S’offrir 13 enfants (parce que ceux-là, il a fallu les payer pour les obtenir) alors qu’avec tout ce bel argent il était possible de passer 3 semaines de rêve  - avec créature idoine –aux Seychelles ? Voire même acheter une 911 Turbo pour aller frimer sur la Corniche ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme à faire une chose pareille ?
Notez qu’on ne poserait pas la même question pour une femme : elles sont supposées être mères par nature, au point qu’on estime les mères porteuses dénaturées puisqu’elles abandonnent l’enfant qu’elles viennent de mettre au monde au lieu de le presser contre leur sein.

- Quid des hommes donc ? Si la nature leur dit quelque chose, c’est : « Reprend ton arc et va chasser le marcassin » ( ?) ; et non pas : « Prends ce bébé dans tes bras et cherche à le réchauffer ».



Oui, mais voilà : dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres la paternité est le fruit de la culture et non pas de la nature. Ce qui veut dire qu’une société où les hommes voudraient avoir le plus d’enfants possible n’est pas du tout à exclure.

Et pas seulement pour espérer que, devenus grands, ils paieront leur séjour en EHPAD