Les statues grecques ou romaines représentent la plupart du temps des hommes aux corps idéalisés, parfaitement taillés mais avec une particularité : ils sont affublés d’un petit sexe.
Statue de Hercule à Vaux-le-Vicomte
« En cause ? La sophrosyne. Une pensée philosophique née chez les Grecs qui prône la tempérance, la modération notamment dans la vision de la virilité. Qu’importe la taille pourvu qu’on ait la sagesse. La raison doit dominer nos désirs, nos pulsions. Ces micropénis ont donc une portée philosophique. En être affublé est, à l’époque antique, signe d’intelligence, de contrôle de soi. » (Lu ici)
- Notons d’abord qu’on imagine que l’ardeur virile fasse obstacle au développement de la pensée spéculative. Toute une tradition médiévale a développé cette idée que l’ardeur de la chair prélève une énergie considérable sur l’activité de l’intellect. Les philosophes de l’époque n’étaient pas réputés pour leur performances dans le domaine sexuel, et quand elle existait on en gommait la présence. Qui donc se rappelle que Descartes avait fait de sa servante sa maitresse de qui il avait eu un enfant ?
- Ensuite, on voit que la taille du sexe est supposée proportionnelle à l’ardeur sexuelle. Cette idée qui nous parait étrange porte encore pourtant un écho dans notre inconscient : le ridicule du monsieur qui a un petit pénis trouve sa source ici, même si la pensée familière l'affirme : « Il vaut mieux en avoir une petite courageuse qu’une grosse paresseuse »
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N.B. D'autres détails avec ce post du 22 novembre 2024
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