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dimanche 13 septembre 2026

Sur une étrangeté des statues mythologiques – Chronique du 14 septembre

Bonjour-bonjour

 

 

Les statues grecques ou romaines représentent la plupart du temps des hommes aux corps idéalisés, parfaitement taillés mais avec une particularité : ils sont affublés d’un petit sexe.

 


Statue de Hercule à Vaux-le-Vicomte

 

« En cause ? La sophrosyne. Une pensée philosophique née chez les Grecs qui prône la tempérance, la modération notamment dans la vision de la virilité. Qu’importe la taille pourvu qu’on ait la sagesse. La raison doit dominer nos désirs, nos pulsions. Ces micropénis ont donc une portée philosophique. En être affublé est, à l’époque antique, signe d’intelligence, de contrôle de soi. » (Lu ici)

- Notons d’abord qu’on imagine que l’ardeur virile fasse obstacle au développement de la pensée spéculative. Toute une tradition médiévale a développé cette idée que l’ardeur de la chair prélève une énergie considérable sur l’activité de l’intellect. Les philosophes de l’époque n’étaient pas réputés pour leur performances dans le domaine sexuel, et quand elle existait on en gommait la présence. Qui donc se rappelle que Descartes avait fait de sa servante sa maitresse de qui il avait eu un enfant ?

- Ensuite, on voit que la taille du sexe est supposée proportionnelle à l’ardeur sexuelle. Cette idée qui nous parait étrange porte encore pourtant un écho dans notre inconscient : le ridicule du monsieur qui a un petit pénis trouve sa source ici, même si la pensée familière l'affirme : « Il vaut mieux en avoir une petite courageuse qu’une grosse paresseuse »

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N.B. D'autres détails avec ce post du 22 novembre 2024

dimanche 8 février 2026

La belle braguette – Chronique du 8 février


 Bonjour-bonjour


Lu ceci : « L’Agence mondiale antidopage va examiner des soupçons d’injections d’acide hyaluronique dans les parties génitales masculines pour améliorer les performances des sauteurs à ski. »

Étonnant, non ? Lisons la suite : « En janvier, une enquête du quotidien allemand Bild avait révélé l’existence de techniques d’agrandissement temporaire du pénis pour obtenir un avantage aérodynamique. Certains athlètes s’injecteraient de l’acide hyaluronique dans le pénis afin de faire gonfler cette partie de leur anatomie. Le but ? Changer les mesures de leur combinaison et en obtenir une plus grande. Au moment du vol, avec plus de prise au vent, ils atterriraient ainsi plus loin. » (Lu ici)



Avouez que vous n’y aviez pas pensé ! Non pas faute de connaitre la technique du saut à ski, mais bien parce qu’agrandir le pénis il semblait que ça ait à voir avec un avantage au niveau des performances sexuelles et rien du tout avec l’amélioration de la silhouette.

Sauf que … si vous en avez une qui fait 20 centimètres (rêvons un peu) non seulement vous seriez bien gaulé, mais vous pourriez aussi tirer parti du fait que ça doit se voir.

--> Mettez-vous au saut à ski – ou alors lancez la mode de la belle braguette. Et ça ne serait pas nouveau : 


 

Pieter Brueghel l'Ancien, La danse de la mariée en plein air (détail), vers 1566.

 

Je sens que nos stylistes ne vont pas tarder à s’emparer de « l’affaire »

 

lundi 16 juin 2025

Un pénis de Titan – Chronique du 17 juin

Bonjour-bonjour

 

Vous connaissez cette fleur ?

 



Non ? Alors courrez vite au Jardin botanique du Grand Nancy pour assister à une nouvelle floraison d’un pénis de Titan.

Car, il y a urgence : cette fleur ne s’épanouit que deux à trois fois par décennie – et encore, si les conditions sont favorables ; de plus elle fane en 72 heures ! Seulement voilà : son inflorescence qui atteint la hauteur de 2 mètres est une des plus hautes du monde, raison suffisante pour ne pas la rater.

Alors bien sûr on se dit que, par ailleurs, le nom de cette fleur est à lui seul un sujet d’attention. Pensez ! Un « pénis » qui atteint deux mètres ! Dans tout homme adulte survit le gamin qui prétendait avoir la plus grande de l’école ; on se doute que la taille de l’objet soit un sujet d’émerveillement. 

- Et pourtant, la Nature ne s’en satisfait pas. Car, outre sa forme et ses dimensions exceptionnelle, cette fleur possède une autre caractéristique pour attirer les insectes pollinisateurs : « L’inflorescence du « phallus de titan » est également connue pour son odeur extrêmement forte de cadavre, destinée à attirer son pollinisateur, un gros coléoptère. » (Lu ici)

 

… Ah ! Mes amis ! Je me sens en faute d’avoir donné cette précision, car involontairement nous (= nous autres les hommes) allons imaginer que notre organe reproductif va lui aussi devenir attractif en fonction … de son odeur. Et vous allez virer de votre douche le gel-douche « Super-mâle » au parfum de vétiver, de bouleau ou de cèdre, pour mettre à la place… 

... Quoi donc ? Car je ne connais pas de parfum pour homme dégageant une odeur de … pénis ?


Mais le doute est né, il s’instille dans notre conscience désirante. Et si, tout au fond de nous, sommeillait le souvenir de stimulis venus du fond des âges et qui permettaient à Monsieur Cro-Magnon de signaler sa présence à des kilomètres à une femelle bien disposée ?

jeudi 21 novembre 2024

Hercule en a un tout petit – Chronique du 22 novembre

Bonjour-bonjour

 

Tout au fond du parc du château de Vaux-le-Vicomte, en Seine-et-Marne, on peut admirer l’immense statue d’Hercule : silhouette athlétique, torse bombé, muscles saillants. Son corps est idéalisé, tout est bien proportionné sauf… son sexe qui est minuscule. 

 

Voici une des innombrables copies de cette statue intitulée « Hercule Farnèse » :

 


On y voit un Hercule fatigué s’appuyant sur sa massue. Dans sa main, cachée derrière son dos, les pommes du jardin des Hespérides. Il est doté d’une musculature impressionnante et … d’un micropénis.

Ce micropénis est-il une particularité anatomique propre à Hercule ? Non. Toutes les autres statues antiques sont au même régime pénien. Les grecs ont systématiquement doté leurs statues masculines d’organes virils plus petits que nature, façon de valoriser la tempérance sous le règne de la raison, par opposition au « gros sexe » des satyres qui sont supposés esclaves de leurs pulsions animales. (Lire ici)

 

 

Satyre ityphallique, 6ème siècle av. J-C

 

- Il y a une histoire des représentations du sexe masculin, avec au passage la phase de la censure totale quand les italiens ont affublé toutes les peintures de la Renaissance de feuilles de vignes. Par exemple avec le « Grand culottier » que fut Daniele Ricciarelli, un peintre et sculpteur italien de la Renaissance tardive. À la demande de Charles Borromée, il recouvrit les parties génitales des personnages du Jugement dernier de Michel-Ange par des « repeints de pudeur », ce qui lui fait gagner le surnom de Il Braghettone (littéralement : le « faiseur de culottes »).


Plus philosophiquement relevons ceci : l’opposition entre raison et passion chère aux philosophes antiques repose sur une hiérarchie des passions qui culmine avec la passion sexuelle. Il est donc manifeste que c’est la sexualité virile qui est directement opposée à la méditation philosophique, d’où la modestie de la taille du pénis supposée manifester la modération du désir copulatif.

Mais à ce compte les femmes auraient dû être considérées comme les mieux disposées pour user de leur raison, ce qui ne fut pas le cas.

Sans doute parce qu’à cette époque on estimait qu’elles ne possédaient pas de raison.

mardi 28 mai 2024

Pénis de Titan : et en plus, il pue – Chronique du 29 mai

Bonjour-bonjour

 

"Pénis de Titan" : c’est le nom donné à cette fleur gigantesque qui n’apparait que tous les trois ans et qui a une odeur putride. Et pourtant elle attire les foules.

 


S’agit-il d’un engouement suscité par l’imagination d’un véritable pénis gigantesque et érigé de façon solitaire ? Son odeur nauséabonde serait-elle pour quelque chose dans l’imagination d’un rapport entre l’organe mâle et la puanteur ?

Quelque chose, je ne sais quoi me retient sur cette pente. Et me voilà tenté de philosopher sur l’appréciation des odeurs selon qu’elles sont perçues comme étant bonnes ou mauvaises. 

Et je me rappele alors aussi du livre d’Alain Corbin « Le miasme et la jonquille » où il étudie l’évolution au 17ème-18èmesiècle de la valeur des odeurs. Le siècle de Louis XIV, jugé un sommet de la civilisation ne brille pourtant pas pour son raffinement en matière d’odeurs. Etaient alors appréciés le musc et la civette qui sont exécrables pour nous aujourd’hui (1).

- Mais le cas du pénis de Titan nous rappelle que ces odeurs sont appréciées en raison de leur fonction attractive ou répulsive. Le « parfum » de la civette, nous l’avons vu (cf. note infra) est là pour écarter les prédateurs supposés effarouchés par sa puissance. En revanche imitée par le Pénis de Titan elle est là pour faire venir les insectes pollinisateurs qui sont supposés attirés par cette odeur.

Le parfum un donc rôle bien précis pour attirer ou pour repousser.

- Et c’est là que je comprends mon trouble lorsqu’il s‘agit de juger du caractère nauséabond de l’odeur du pénis : c’est qu’on se demande « ... et si c’était là juste pour attirer les femelles ? »

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(1) Wikipédia précise : « L'odeur de la civette provient de la civettone, substance contenue dans un liquide blanc produit par les glandes anales de tous les Viverridae. Ce liquide possède à l'état brut une odeur très forte, avec des relents d'excréments, » : pas attirant… Toutefois le même article nuance : « Mais une fois dilué il dégage une odeur de musc et de fleur »

vendredi 3 mars 2023

Un jouet sexuel vieux de 2000 ans ? – Chronique du 4 mars


Le "phallus" de `Vindolanda

 

Bonjour-bonjour

 

Découvert dans les ruines d’un fort romain datant du début de notre ère et situé en Angleterre cet objet en bois de 17 cm de long, supposé être un pilon, pourrait bien être aussi un godemiché. Ce qui laisse perplexe les spécialistes, car si les romains (femmes ou hommes) ont bien fabriqué et utilisé des objets semblables à des fins sexuelles, ils étaient en cuir rembourré de laine et non en bois. (Lire ici)

Et oui ! Si vous aviez le choix entre un sex-toy en bois et un autre en plastique souple, vous n’hésiteriez pas, évidemment. Sauf que le motif sculpté ici montre bien sans aucune équivoque un gland. Il s’agit donc bien quand même d’un phallus, même si on a à faire à une évocation du Dieu Priape. Car les archéologues le savent : on prenait à l’époque pour cette invocation n’importe quel objet vaguement ressemblant, quitte à ajouter des détails sommaires évoquant l’organe priapique – comme le pilon pour la cuisine.

Priape ? N’était-ce donc pas justement l’occasion de mettre du sexe dans les fourneaux ? Eh bien non : "La représentation du sexe en érection de Priape est tout sauf érotique" dit un spécialiste de la romanité. "Dans l’Antiquité romaine, le pénis est supposé éloigner le mauvais œil. Il faut donc voir ici, comme le mentionne la publication originale, une objet de la vie quotidienne, à portée prophylactique et symbolique"

Pourquoi pas ? Mais quand même : pourquoi l’érotisme serait-il exclu des préoccupations utilitaires ? Pourquoi les romaines n’auraient-elles pas fantasmé en préparant les concombres pour la salade ? Dans cette mise en scène de la jouissance érotique que constitue le fantasme, la réalité n’est là que pour servir de support au rêve de jouissance. Plus généralement aujourd’hui comme il y a 2000 ans, le fantasme est ce qui détourne les objets de la réalité pour en faire les objets du désir. 

- On pourrait d’ailleurs se demander dans quelle mesure la réalité (enfin : ce que nous prenons pour telle) ne suppose pas toujours ce double qui se superpose à elle et la rend désirable ?

samedi 17 avril 2021

Pourquoi avons-nous des oreilles ? – Chronique du 18 avril

Bonjour-bonjour

 

Vous connaissez sans doute de professeur Pangloss ? Non pas un de ces professeurs de médecine qui envahissent les plateaux télés depuis un an, mais celui qui, dans Candide, le conte philosophique de Voltaire, allait répétant à qui voulait l’entendre que « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ». 

Professeur de métaphysico-théologo-cosmolonigologie, ce précepteur de Candide explique à mademoiselle Cunégonde (pour la quelle Candide a des sentiments) que tout ce qui existe a une cause qui justifie son existence. « Remarquez bien (disait-il à mademoiselle Cunégonde) que les nez ont été faits pour porter des lunettes ; aussi avons-nous des lunettes. » Et nous de conclure que de la même façon nos oreilles, qui ne sont qu’accessoires pour porter lesdites lunettes (puisqu’on peut aussi se contenter de lorgnons), sont par contre indispensables pour porter le masque chirurgical, protection sans laquelle il nous serait aujourd’hui impossible de sortir de chez nous. D’où le caractère indispensable des oreilles, qui devient apparent aujourd’hui après des millions d’années d’existence facultative. 

 

 

 

- Reprenant la thèse aristotélicienne selon laquelle « la nature ne fait rien en vain » Pangloss nous invite donc à revisiter notre corps en nous demandant si par hasard il n’y aurait pas d’autres organes dont l’existence appellerait l’invention de nouveaux dispositifs prenant appui sur eux, justifiant du même coup leur présence. 

Nous ne parlerons bien sûr pas de certains sont membres qui sont multifonctionnels comme les mains. Mais aussi il y a chez l’homme un organe dit « reproducteur » qui parait bien étrange : pour excréter et se reproduire les femmes n’ont pas un tel dispositif, alors pourquoi les hommes en auraient-il ? Les oiseaux et les poissons se reproduisent bien sans pénis et leurs espèces ne périclitent pas pour autant qu’on sache. Le docteur Pangloss nous donne une piste pour trouver cette explication. Car, de même que le nez est fait pour porter des lunettes, « les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses ». Le pénis ne serait-il donc pas fait pour porter un accessoire du même genre ?

 



Le koteka (ci-dessus) ou étui pénien du peuple dani, dans la vallée de Baliem en Papouasie indonésienne, (bientôt inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité à l’Unesco) donne une fière allure à cet appendice somme-toute assez ridicule en temps ordinaire.

Alors, que font nos stylistes pour mettre les hommes civilisés au niveau des hommes-premiers ? 

Ah ! Si Karl Lagerfeld était encore de ce monde !….

jeudi 24 janvier 2019

UN PÉNIS DE NEIGE DANS LE CENTRE DE REIMS



L'auteur de cette œuvre d'art n'est pas connu précise l’auteur de l’article, qui selon toute vraisemblance n’avait pas grand chose à signaler à ses abonnés au moment où il s’est résigné à faire circuler cette information.
Car en région (comme dit aimablement la litote qui veut éviter le terme stigmatisant de « province »), les gens veulent savoir ce qui se passe à leur porte, même si justement il ne s’y passe rien. Un pénis de neige signalé dans le coin ? Allons vite faire la photo avant qu’il ne fonde.
Maintenant, après avoir ri (un peu), regardons mieux l’objet. S’agit-il d’un pénis ? Ne verrait-on pas plus immédiatement un cornet de glace à 2 boules retourné ? Soit, mais de toute façon le cornet-2-boules fait souvent l’objet de comparaisons salaces – alors, va pour le pénis.
Et puis c’est une occasion de remarquer que, depuis que l’homo sapiens fabrique des représentations de l’homme, c’est toujours le pénis en érection qui apparaît.


Ce personnage retrouvé à Altamira en Espagne est vieux de plus de 15000 ans : sans bras mais avec un sexe en érection il montre que cet appendice masculin a toujours été surévalué, bien au-dessus de ce que son l’importance  réelle dans la reproduction devrait lui attribuer.
Pour s’en persuader il n’est que de lire Flaubert : « Quant aux menhirs, on a poussé la bonne volonté jusqu'à leur trouver une forme, d'où l'on a induit le règne d'un culte ithyphallique dans toute la basse Bretagne » (Flaub., Champs et grèves,1848)

lundi 19 février 2018

UNE OPÉRATION D’ALLONGEMENT DU PÉNIS QUI ABOUTIT À L'IMPUISSANCE


 « Sébastien avait 24 ans et se sentait complexé par la taille de son pénis. Il a donc décidé en 2013 d’essayer une opération de chirurgie esthétique pour l'agrandir et se sentir mieux dans sa peau.
L'opération d'augmentation ne modifie pas la longueur des corps caverneux et n’augmente donc pas les dimensions du sexe en érection : elle ne fait qu'agrandir le pénis au repos de 1,5 à 3 cm selon les cas. Elle est essentiellement destinée aux hommes souffrant du « syndrome du vestiaire » en raison de la taille de leur sexe au repos. »
Je vous laisserai découvrir (ici) si ça vous tente les malheurs qui ont accablé Sébastien suite à la chirurgie entreprise pour donner à son organe génital des dimensions plus en rapport avec les performances qu’il en espère. Je soulignerai seulement que la chirurgie esthétique dont on soupçonne les femmes d’être les seules à abuser (taille des seins, des fesses, de la vulve…) touche égalent les hommes – et tout cas ceux qui sont victimes du syndrome du vestiaire.

- Syndrome du vestiaire ? Quésaco ?
Bien sûr tous les hommes vont poser la question même (et surtout) s’ils connaissent déjà la réponse, car c’est une façon de dire que ça ne les concerne pas. Voyez en effet la définition du syndrome du vestiaire :
« Le syndrome du vestiaire, appelé autrefois dysmorphophobie génitale et actuellement dénommé BDD (Penile Body Dysmorphic Disorder), est un trouble de la dysmorphie corporelle pénienne, et un ensemble de symptômes caractérisant les réactions de certains hommes convaincus de posséder un pénis (verge) trop petit et pour lequel ils éprouvent un sentiment d'incomplétude, d'infériorité voire de gène ou de honte. C'est essentiellement dans les lieux publics où il est nécessaire de se déshabiller comme cela se conçoit dans les vestiaires, que le syndrome du vestiaire apparaît. Les douches publiques, les gymnases, les piscines sont ces lieux où certains individus sont persuadés de souffrir d'un sexe trop petit par rapport aux autres hommes. »

Ah… Pauvres hommes, moqués par les femmes pour leur prétention et leur rengorgement ridicule dès qu’il s’agit d’évoquer les performances de « Popol » : car il faut aussi évoquer les angoisses éprouvées dès qu’il s’agit des caractéristiques de leur organe génital supposé porteur de leur virilité. Quand « ça » aussi vient  manquer, à quoi peuvent-ils se raccrocher ?

vendredi 12 janvier 2018

THAÏLANDE : DES HOMMES SE FONT BLANCHIR LE PÉNIS PAR TRAITEMENT LASER

Publié le 10/01/2018

« La nouvelle tendance à Bangkok, adoptée par une centaine d’hommes chaque mois, consiste à se faire dépigmenter au laser la peau du pénis pour la blanchir. Une pratique qui alerte les autorités.

Les autorités thaïlandaises ont mis en garde sur Twitter contre une pratique dangereuse qui ne vaut pas la peine de gaspiller son argent : Concrètement, la peau est dépigmentée en utilisant un petit laser. Le traitement coûte 750 $, et nécessite plusieurs séances.

Pour comprendre les ressorts de cette volonté de blanchir la peau, il faut préciser que dans l’imaginaire collectif thaïlandais une peau bronzée est synonyme de travail aux champs, donc de pauvreté. Une pâleur, même intime, est donc un signe extérieur de richesse… » (Lire ici)

Pour le dilettante qui feuillette les journaux sur le web, cette nouvelle suscite quelques instants de rêverie.
Car enfin, ce n’est pas d’aujourd’hui que les hommes contemplent leur sexe avec une attention attendrie. Mais voilà qu’une déception vient nuancer cette auto-contemplation : « Mon cher Popol, toi qui ne m’a jamais déçu, toi qui répond toujours présent quand il le faut, il faut que je te le dise : ta couleur bistre ne me plait pas, car elle est un signe de vassalité. Seuls les pauvres ont la peau foncée, les riches et les nobles ont la peau blanche. Il faut que tu deviennes, toi aussi, blanc comme albâtre. »

Et voilà que l’intimité doit elle aussi se plier aux règles de l’esthétique. On savait que les dames la pratiquaient : la nymphoplastie fait les choux gras de certaines cliniques. Mais que de telles coquetteries soient aussi le fait des messieurs, là, il fallait quand même vérifier…