samedi 19 septembre 2026

54 milliards = 12 milliards – Chronique du 20 septembre

Bonjour-bonjour

 

« Le niveau d'endettement de la France continuera d'augmenter pour atteindre 119,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et 121,7 % en 2027 », a indiqué samedi 19 septembre, le ministère de l'Économie et des Finances, avant d’ajouter : « Cette hausse est mécanique. Elle est la conséquence d'un déficit qui demeure élevé » (Lu ici)

Autrement dit les économies à réaliser ont d’abord pour objectif de freiner la hausse du déficit qui est mécaniquement attendue pour 2027. « Mécaniquement » veut dire : si on ne change rien à notre budget, alors un accroissement du déficit de 42 milliards d’euros est inéluctable quand bien même on n’emprunterait plus un sou. On comprend alors que sur les 54 milliards qu’on devra couper dans nos dépenses, seul 12 serviront à réduire la dette ; le reste servant à éviter son augmentation.

 

« Plus on pédale moins vite, moins on avance rapidement »

 …mais on avance quand même. La dette c’est comme un gros train lancé à 140 à l’heure et qui voit un véhicule sur la voie à un passage à niveau. Les freins bloqués il continue d’avancer jusqu’au choc final, dont on peut seulement espérer qu’il soit le moins brutal possible.

 


Nos actes d’hier engagent notre présent mais aussi l’avenir. Il va falloir s’habituer à cette évidence, qui vaut pour la dette comme pour le climat, et même pour notre santé quand l’âge nous contraint à subir les désordres consécutifs à des abus (alcool, drogue, sédentarité) restés pourtant silencieux jusqu’à présent. Le problème est celui d’une temporalité asymétrique : les bénéfices des consommations abusives d’hier sont déjà oubliés alors que le paiement de la dette qui en est la conséquence commence à peine et doit s’éterniser sur de longues années. 

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