vendredi 6 novembre 2026

Le terrorisme à 10 balles – Chronique du 7 novembre

Bonjour-bonjour

 

« Allo ?... BOUM ! » Tel est à peu de choses près le message reçu par les compagnies d’aviation concernant des avions en vol. Aussitôt le pays survolé sort ses avions de chasse, encadre l’avion menacé pour le faire atterrir sur l’aérodrome le plus proche.

 


L’Airbus A320 reliant Dublin à Rome s’est posé à la base aérienne d’Évreux (voir ici).

 

Évidemment, après inspection rien de suspect n’est trouvé et l’avion repart après une très onéreuse opération qui n’a rien couté au malfaiteur responsable, rien sauf le prix d’un appel téléphonique. Ajoutons que la détection de l’origine de cette menace est des plus difficile à faire. Au moins 14 avions ont été ciblés ce jeudi en France et dans plusieurs pays d’Europe – et on ne sait pas quand cela pourra être arrêté.

 

- Pour nous, pauvres citoyens sans pouvoir, la question qui se pose n’est pas de ce niveau. Beaucoup plus générale, nous nous étonnons de la fragilité de nos pays développés qui disposent de tout un arsenal sécuritaire, allant de la détection avancée jusqu’aux procédures de mise à l’écart du vol suspecté. Paradoxale sécurité qui est source de cette fragilité qui permet, rappelons-le, à n’importe qui disposant d’un téléphone de désorganiser gravement l’économie d’un pays. 

Comprenons que nous vivons à l’échelle du risque zéro en matière de terrorisme, et ceci dans tous les départements de la vie, de l’école maternelle jusqu’aux salles de spectacles ou aux assemblée publiques de plusieurs milliers de personnes – sans parler des centrales nucléaires.

- Quand je dis « risque zéro », il faut entendre toutes les précautions que l’on doit prendre pour éviter un attentat, quand bien même il serait fort peu probable ; là est la fragilité de nos sociétés démocratiques et avancées technologiquement. Car l’intolérance au risque qui caractérise ces pays les rend extrêmement vulnérables au risque, en même temps que les capacités de détection imposent de longues et couteuses vérifications.

Autrefois, un homme du guet circulant nuitamment avec une lanterne dans les rues enténébrées criait : « Il est minuit braves gens. Dormez en paix ! » : et ça suffisait. 

Où est le progrès ?

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