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mardi 11 août 2026

Comment supprimer le risque d’incendie de forêt ? - Chronique du 12 aout

Bonjour-bonjour

 

« La canicule pourrait prendre fin sur une grande partie du pays au cours du week-end » : c’est la nouvelle que diffuse ce matin sur son site « La chaine météo »

--> La canicule passée, resteront les mesures à prendre pour que ses conséquences ne reviennent pas, en particulier les feux de forêts.

L’État va-t-il tenir les promesses faites durant l’été, en particulier celle de supprimer la sylviculture des Landes pour éradiquer les feux de forêts ?

 


AFP/Nicolas Tucat

 

Ça c’est malin : supprimer l’effet pour rendre la cause  inopérante : plus d’arbres à brûler, plus d’incendie quand bien même la chaleur et la sécheresse seraient encore là. C’est un peu comme si le médecin disait à son patient venu se plaindre d’une migraine incurable : « On va vous couper la tête, vous verrez, ça ira mieux après »

- Sérieusement, le ministre responsable ignore-t-il que la forêt des Landes a été plantée juste pour assécher des marais qui flanquaient la malaria à toute la région - et que les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, l’insalubrité reviendrait sitôt les arbres disparus ?

- Plus sérieusement encore, cette pseudo-solution illustre parfaitement la démarche voulue par le pouvoir : obtenir des résultats à court terme. Pas besoin de prendre des mesures telles que planter des essences d’arbres moins sensibles aux incendies : il faudrait attendre des dizaines d’années pour avoir un résultat, alors que « arbres coupés cette année, incendies éradiqués l’an prochains. »

Méfions-nous que cette solution soit appliquée au déficit des comptes publics – tiens, par exemple : au trou de la Sécu…

vendredi 12 novembre 2021

Relance du nucléaire : à Fessenheim aussi ? – Chronique du 13 novembre

Bonjour-bonjour

 

S’agit-il d’actualité, ou bien relisons-nous des informations vieilles de près de 50 ans ? En tout cas c’est sûr : des élus alsaciens proposent de reconstruire la centrale de Fessenheim

« La relance de l'atome en France, annoncée le 9 novembre par Emmanuel Macron, fait naître en Alsace des envies inédites d'un retour du nucléaire sur le site en reconversion de Fessenheim. » peut-on lire ici.

 

Bien sûr ces propositions étonnent venant d’une ville où la centrale nucléaire était devenue une menace dénoncée de part et d’autre de la frontière franco-allemande. Mais d’autres élus, dans d’autres régions, leur emboitent le pas : c'est le cas en Normandie, où des élus de tous bords ont récemment signé un manifeste "transpartisan" pour réaffirmer leur soutien sans réserve à la construction d'une paire d'EPR à Penly. Y aurait-il divorce entre ces élus et leurs électeurs ? Et si oui, pourquoi prennent-ils fait et cause pour l’industrie électro-nucléaire ?

 

- Lisons l’article Wiki consacré à Fessenheim : « Avant son arrêt définitif mi-2020, la centrale versait chaque année environ cinquante millions d’euros d'impôts et de taxes locales » Est-il nécessaire de chercher plus loin ? Une telle centrale génère, outre de l’énergie, beaucoup d’argent. 

Oui, mais quel est le mérite particulier de la ville où est implantée la centrale pour qu’on lui verse de telles royalties ? Ne peut-on imaginer que cette manne soit versée en compensation des risques d’accident nucléaire courus par la population ? « On vous donne 50 millions chaque année, mais si jamais on a une fuite de substance radioactive, vous prenez votre iode et vous la fermez. » (1)

Brrrr.... Ça fiche les chocottes ! Oui, mais voilà : seul le court terme compte pour nous : on prend le bonus et on oublie la raison pour laquelle on nous l'a donné. On est un peu comme le goret qui dévore goulûment la nourriture que lui donne l’éleveur sans se demander pourquoi il surveille les bourrelets de graisse qui se forment sur son dos.

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(1) Si vous ignorez pour quelle raisons les riverains des centrales nucléaires ont tous des comprimés d’iode dans leur pharmacie, lisez ceci : « Pour empêcher la fixation de l’iode radioactif dans la thyroïde, il existe un moyen simple qui consiste à prendre des comprimés d’iode naturel (non radioactif) qui va saturer la thyroïde en iode, l’empêchant ainsi de fixer l’iode radioactif. Depuis 1997, en France, des campagnes de distribution gratuite de comprimés d’iode ont été organisées auprès des habitants des communes situées dans un rayon de dix kilomètres autour des centrales nucléaires. En cas de rejet radioactif accidentel, le Préfet du département concerné ordonne la prise des comprimés par les particuliers. » La suite ici