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jeudi 6 octobre 2022

Chauffe-eaux coupés par Enedis – Chronique du 7 octobre

Bonjour-bonjour

 

Vous avez sans doute sursauté en apprenant qu’Enedis, le fournisseur d’énergie électrique, avait la main sur votre ballon d’eau chaude, et cela grâce au compteur Linky – et qu’il s'en servirait pour couper votre chauffe-eau aux heures creuses de mi-journée en cas de forte demande. (Lire ici)

 


- Comment ! Voilà qu’un étranger s’introduit dans mon logement et décide à ma place, de gérer mon eau chaude, me disant « Tu as pris suffisamment de douches ce matin. Finie l’eau chaude, tu vas te laver les mains à l’eau froide tout en récitant la sentance du Chevalier de Méré « La sobriété et la continence sont nécessaires à la santé » Qui sont donc ces donneurs de leçon et quels droits ont-ils sur moi ? 


Car c’est là le problème : c’est en moraliste qu’on vient demander aux usagers de modérer leur consommation. Or je n’attends pas des moralistes qu’ils me disent « Tu fais ce que tu dois, sinon on te coupe la ressource ». Bientôt la Sécu me dira : « On a mis un débitmètre sur ta bouteille de Ricard et tu as intérêt à respecter la ration, faute de quoi on va supprimer tes droits. »

- Attendez, attendez… C’est quand même bien ce que fait la sécurité sociale en taxant l’alcool pour financer les soins exigés par les dégâts qu'il produit. L’appel à l’esprit de responsabilité du citoyen n’est donc qu’une apparence prise par la contrainte violente.


Au fond, la manipulation des chauffe-eaux est exactement la même chose que le passe-vaccinal tant décrié par les anti-vax : « Où tu te fais vacciner ( = tu économise le chauffe-eau) et tu montres ainsi que tu es un bon citoyen ; ou tu refuses et le mauvais citoyen que tu es mérite le traitement de défaveur qui lui est appliqué. »


Qu’on me comprenne : la contrainte quand elle est justifiée par le bien collectif, je suis pour. Mais ce que je n’admets pas, c’est qu’on la déguise sous les apparences de la conscience morale.

jeudi 6 mai 2021

Quand le devoir et l’intérêt se confondent – Chronique du 7 mai 2021

Bonjour-bonjour

 

Tempête sur les labos pharmaceutiques : après Washington, l'UE déclare être « prête à discuter » de la levée des brevets des vaccins contre la Covid-19. Et ce n’est pas tout : Cécile Duflot, la directrice générale d’Oxfam France a signé un "appel de Paris" le 11 mars dernier pour "libérer la production des vaccins". Le texte demandait la réquisition des outils de production et la levée des brevets en suspendant temporairement les Accords sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC). (Lu ici)

Voilà des propositions révolutionnaire qui fleurent bon la sédition marxiste : ce qu’il faut réquisitionner, ce n’est pas seulement la matière grise, mais aussi les lignes de production et tout ce qui va avec. Quand on voit que les États-Unis se déclarent prêt à imposer cela, et que l’Union Européenne (moins l’Allemagne il est vrai) en accepte le principe, on se dit que les valeurs humanitaires ont d’un seul coup pris une incroyable autorité !


Peut-être… ou peut-être pas. Car voyons de plus près les informations – par exemple celle-ci : « Aux Seychelles : malgré 60% de vaccinés, le pays se reconfine

Depuis des mois, le monde mise tout sur le vaccin pour revenir à la vie normale, mais ça pourrait ne pas suffire. Les Seychelles, pays le plus avancé du monde sur la vaccination, avec 60% d’habitants vaccinés, viennent d’annoncer leur reconfinement face à une nouvelle vague de contaminations. 45% des contaminés ont été entièrement vaccinés, principalement au vaccin chinois et à l’Astrazeneca. » (Lu ici

On pourrait se dire : pourquoi se battre pour diffuser la vaccination, puisqu’elle est inefficace ? Mais ensuite, lisant de plus près la dépêche on constate que le virus concerné est le variant indien et que les vaccins utilisés (Sinopharm, le vaccin chinois et Astrazeneca) ne sont pas les plus efficaces face à lui. On dira : diffusons donc principalement les brevets de Pfizer et de Moderna, et voilà tout.


- Mais surtout, ce qui se passe aux Seychelles et qui implique le variant indien est un terrible avertissement : si nous laissons se développer le virus jusqu’à ce qu’il atteigne une masse critique, il va produire des variants devant lesquels nous serons impuissants. Il est non seulement de notre devoir de protéger nos frères humains, mais encore de notre intérêt bien pensé d’empêcher le virus de les infester au risque de produire des mutations pathogènes pour nous aussi.