Bonjour-bonjour
La veillée du Pape avec la jeunesse du Stade de France a renforcé cette impression déjà perçue au cours de la journée : le message chrétien rencontre actuellement un besoin de spiritualité fortement présent chez les jeunes.
L’idée que la vie de chacun a un sens, que ce sens est en rapport avec les autres – mais aussi avec la nature, le monde autour de nous – oui, voilà ce qui échauffe les esprits et qui donne envie de rencontrer celui dont l’existence témoigne à chaque instant de la prééminence de ces engagements.
Je ne détaillerai pas les moments où hier soir le Pape a relié les soucis de ces jeunes avec les perspectives ouvertes par la religion catholique – on s’en fera une idée en lisant ce compte-rendu publié par le Vatican. Je noterai simplement qu’il a su montrer comment les angoisses du moment sont en prise avec la spiritualité – laissant néanmoins planer la possibilité de la rencontrer quand bien même on la rabaisserait subrepticement au niveau de l’immanence d’un monde sans Dieu. Car pour trouver dans la nature de quoi soutenir notre aspiration à plus de grandeur, plus de beauté, point n’est besoin de faire appel à Jésus et au miracle de la vie éternelle.
Beaucoup pensent qu’un monde sans transcendance est dévoré par la passion de la consommation, remplaçant le dépassement de soi par l’accumulation des biens matériels. Ils oublient que cette immanence à la quelle nous sommes confrontés par le monde actuel est aussi celle un monde doté d’une profondeur qui, pour rester dans l’immanence, n’en est pas moins une aventure et un ravissement. Certes Léon XIV n’a pas dérogé à la foi en un Dieu paradoxal qui meurt et qui nous apporte la vie ; mais il a laissé cette option ouverte, l’essentiel demeurant que chacun comprenne qu’il peut rencontrer quelque chose de plus grand que lui.
Léon XIV lors de la veillée au Stade de France hier
(@Vatican Media)
Ce que le Vatican avait suggéré avec cette illustration qui montre Léon XIV dans un halo lumineux surgissant au milieu des ténèbres.
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N.B. Pour l’association « Libre Pensée », Léon XIV ne peut être à la fois un chef d’État et un responsable religieux. « Seuls les valets de service et les agenouillistes convulsifs veulent ne pas voir qu’il s’agit bien d’une visite religieuse et pastorale destinée à glorifier et encenser le culte catholique" (lu ici)