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vendredi 21 mai 2021

Quelle maman êtes-vous ? – Chronique du 22 mai

(Une lectrice vigilante me signale que le fête des mères c'est le 30 mai et non le 23. Excusez ma pauvre tête bien fatiguée qui se plante dans les dates... De toute façon, pas de blog avant le 1er juin - donc je suis à la fois en avance et à l'heure.

Bizarre ?)


Bonjour à toutes les mamans

 

Oui, je sais : c’est seulement demain la fête des mamans… Mais demain je serai en vacances : pfuittt parti – plus de blog pour une semaine !

 

Alors fêtons notre maman quand nous avons la chance de l’avoir encore près de nous. Occasion de revoir nos premières années et de nous souvenir de la maman que nous avons eue, une maman sans doute la plus belle de toute, mais en même temps comparable à aucune. 

N’oublions pas en effet que les façons d'être mamans sont multiples, qu’elles se réinventent sans cesse et que même dans la nature les maman animaux sont d’une incroyable diversité.

Du reste  les mamans que nous fêterons demain ont peut-être déjà leur modèle dans le monde animal. Après tout, si nous devions partager avec nos amies les bêtes une fonction précise, ne serait-ce pas la fonction maternelle ? Je pense par exemple à Boris Vian (dans l’Arrache-cœur) décrivant une maman qui lèche son enfant comme une mère-ourse pour le nettoyer : ça avait fait scandale quand un prof de français avait fait lire ça à ses élèves de 4ème.

Par exemple :



Êtes-vous la « maman-nounou » ? Celle qui soigne, nourrit, protège et réchauffe son petit ? Elles seront sûrement fêtées et embrassées demain ces mamans-là, car y a-t-il un lien plus fort et plus solide que celui qui unit l’enfant à la femme qui l’a nourri ? 

o-o-o

Mais peut-être êtes-vous plutôt la « maman-marâtre » ? Celle qui terrifie et brime ses petits enfants ? La Folcoche d’Hervé Bazin ?

Je sais : l’idée de fêter les mamans marâtres est assez peu crédible ; en tout cas ça ne fait pas envie. Mais voyez cette maman-guépard :

 

  

si elle terrifie ainsi ses petits c’est peut-être pour les empêcher de sortir n’importe où sans protection ? Les prédateurs rôdent peut-être déjà autour de la portée attendant que la mère parte chasser pour assurer la survie de la nichée. Ne pas juger les mères sans connaitre les conditions d’existences qui furent les leurs durant leur maternité. Les femmes qui ont accouchée sous X ne seront pas de la fête demain. Ont-elles démérité pour autant ?   

samedi 26 mai 2018

POUR LES PUBLICITAIRES LA MATERNITÉ RIME AVEC L'INTÉGRALITÉ DU CATALOGUE MOULINEX

« D'après, l’Institut de sondage Ipsos 81% des Français fêtent les mères contre 64% à peine pour les pères.
Mais enfin, ça ne suffit pas à expliquer pourquoi les publicitaires semblent encore considérer que la maternité rime avec l'intégralité du catalogue Moulinex, tandis qu'un papa, c'est Moundir de Koh Lanta. Et qu'il mérite, à ce titre, d'être gratifié d'un taille-haies à manche télescopique, d'un bermuda multipoches ou encore d'un couteau suisse gravé à ses initiales. Puisque c’est ce que les magasins proposent en tête de gondole à l’approche de la fête des pères. » Nadia Daam – Le coup patte.

Que pourrais-je ajouter à ces coups de pattes de Nadia Daam, quel trait d’esprit supplémentaire, quelle vacherie pour bien se moquer de ces pauvres bambins qui peaufinent leur collier de nouille en ce moment même ? Voyez : quand je me laisse aller à l’ironie, ça tombe à plat, dans le caniveau de la facilité.
Donnons donc la parole aux mamans qui, le jour voulu (c’est-à-dire : aujourd’hui), vont dire leur émotion de recevoir le Moulinex qui depuis 50 ans libère les femmes. Oui, elles sont émues parce que ce qui compte de toute manière c’est la façon de donner, le sourire ravi du petit dans son geste d’offrande, son attente de l’émerveillement de sa maman qui ouvre le paquet. Et qu’importe alors que ce soit un Robot Marie ou un collier de nouilles ?
Alors Nadia, fini de ronchonner ? Que répondre à cette innocence, à cet amour au quel on ne demande rien mais qui donne quand même tout ?
Je ne sais pas ce que notre chroniqueuse répondrait, mais moi je sais bien ce que j’en pense.

Car, voyez-vous, la fête des mères fait d’innombrables malheureuses : non seulement les femmes qui n’ont pas eu d’enfant ; mais aussi toutes les autres qui attendent que leur progéniture pense à elles par un simple, un tout petit bisou – et qui n’auront rien, pas même le bisou.