Certains considèrent que « la Journée internationale des droits des femmes » est devenue superflue compte tenue de la quantité de lois et organismes instituant ces droits dans certains pays dont la France. Pourtant, ces mêmes organismes précisent dès leur préambule qu’il s’agit de droit sans cesse remis en cause et qui demandent la vigilance des États. Pour mémoire les droits reproductifs (incluant l’avortement) sont partout menacés voire supprimés comme aux Etats-Unis.
Mais il y a pire. Je veux parler du scandale de l’homme d’affaire américain Jeffrey Epstein qui a livré des très jeunes femmes aux abus sexuels d’hommes de pouvoir en échange de leur influence.
Considérer des femmes comme une marchandise pour des échanges entre hommes apparait comme la négation des femmes, déchues de leur personnalité pour devenir des choses qu’on achète et qu’on vend – l’île des Caraïbes où vivait Epstein était devenue un véritable marché aux esclaves – aggravés du fait qu’on y négociait aussi des enfants : le jet privé d’Epstein était d'ailleurs surnommé le « Lolita Express » par les habitants de Saint-James.
Il y a plus. Rappelons que l’ethnologue Claude Lévi-Strauss a élaboré une théorie de la parenté, issue de la préhistoire, au terme de laquelle les liens matrimoniaux entre groupes humains s’effectuaient en échangeant des femmes d’un groupe à l’autre, ce qui avait l’avantage d’éviter la consanguinité.
--> Considérer les femmes comme des choses, cela n’est donc pas nouveau et cela n’implique aucun jugement. Car ne l’oublions pas le message de l’ethnologue : nous ne devons pas porter de jugement de valeur sur les sociétés d’autrefois, sachant que leurs coutumes étaient indispensables pour l’existences de leurs sociétés.
Reste que Lévi-Strauss fait de l’échange des femmes la matrice de la cohésion sociale.
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