Bonjour-bonjour
Regardez un peu cette « Une » de l’Hebdo Hara-kiri en date de juin 1969, pour saluer l’entrée de Georges Pompidou à l’Élysée, suite à son élection à la Présidence.
Ça a fait rire, parce que Pompidou n’a pas tenu un septennat entier à la Présidence. Mais en même temps on avait là une vision simplement un peu radicale du mandat présidentiel qu’on pourrait comparer à celui de maire en ce matin d’élection.
Nous autres démocrates rigoureux, nous qui avons été nourris aux diatribes de Robespierre, nous ne pouvons croire que les abus des individus puissent subsister dans le comportement de celui qui a reçu délégation de pouvoir de la part du peuple souverain. Les Principes républicains supposent que le Bien soit la seule mire de l’avenir sur laquelle le chef de l’exécutif puisse régler son action. Et cela, même Donald Trump l’affirme malgré les fantaisies de ses décisions – du moins il le dit : il sait ce qu’il doit faire parce qu’il sait que c’est le « Bien », qu’il le ressent jusque dans ses os.
- Un peu plus cynique, Hara-Kiri conclut : le chef élu a le pouvoir de faire ce qu’il veut même si on voit bien clairement qu’il s’agit-là de sa fantaisie personnelle. Et d’ailleurs, ce pouvoir n’est pas seulement de choisir ce qu’il aime faire, mais de surcroît il peut le définir comme la valeur devant laquelle chacun devra s’incliner.
On croyait que c’était une fiction et que le peuple, ou les mécanismes démocratiques prévus, arrêteraient un tel comportement. Les Gilets-Jaunes français avaient clamé que le peuple reste à tout moment en état de retirer le pouvoir à celui qui en abuse.
Peut-être… ou pas.
En tout cas à la Maison-Blanche, on ne dessaoule pas.
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