Bonjour-bonjour
Est-ce qu’on détruit une dictature en tuant le dictateur ? Ou bien ne risque-t-on on pas de voir ce régime, privé de son dirigeant autocrate, continuer comme avant, un peu comme le canard à qui on a coupé la tête et qui part en courant.
Donald Trump a prétendu abolir la dictature lorsqu’il a enlevé Maduro et tué Ali Khamenei. Si le Venezuela semble mieux respirer depuis l’enlèvement du dictateur, rien ne dit que le régime autoritaire et corrompu qu’il avait mis en place ait réellement disparu. Quant au pouvoir des mollahs en Iran, rien n’est fait encore.
Si nous réfléchissons un peu nous arrivons à cette question : la dictature est-elle le fait du dictateur ou bien au contraire, n’est-elle pas antérieure à lui ? Le bon sens est de dire que c’est la première hypothèse qui est vraie : un général d’armée s’empare du pouvoir et s’y maintient grâce à ses troupes : alors, sa disparition peut permettre au pays de retrouver la démocratie.
Mais il se peut que la dictature soit d’abord l’effet d’un parti qui s’est construit peu à peu contre un occupant étranger, et qui s’empare du pouvoir après l’avoir chassé. Alors, pas d’opposition, rien qu’une force issue du pays et qui en libère la puissance – imaginez la France-Libre du général de Gaulle en 1946 qui aurait choisi de rester au pouvoir et de gouverner la France sans élections démocratiques.
Il se pourrait que l’Iran fasse partie de ce genre d’État ; quoiqu’on y fasse la Nation iranienne restera farouchement revendiquée par le pouvoir politique : quand bien même ce serait un parti corrompu il serait toujours préféré à une démocratie importée avec la marque de l’étranger.
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