jeudi 5 mars 2026

Dieu ! Que la guerre est jolie – Chronique du 6 mars

Bonjour, bonjour

 

C’était hier à la télé, un reportage filmé à Tel-Aviv où des jeunes (20-30 ans) dansaient de joie dans la rue, éclatant de bonheur et disant : « Je déteste la guerre ». Il fallait entendre « Sauf celle-ci, contre l’Iran ».

Alors, on était bien loin de la complainte de Guillaume Apollinaire chantant en 1915 dans ses poèmes à Lou : « Ah Dieu ! que la guerre est jolie » lors de cette drôle de guerre où l’artilleur était encore loin du front. Pour les jeunes israéliens la guerre est là, mais c’est leur guerre celle qui va les débarrasser de leurs ennemis. Et là, nulle pose dans le carnage, devenu un tableau réjouissant, au point d’apporter à ceux qui ne l’ont jamais vécue une première expérience du bonheur.

On croit qu’on peut parler « de la guerre » de façon absolue, comme si un tel concept pouvait en réunir tous les aspects. C’est faux. En réalité il y a des guerres, la mienne et celles des autres, celles faites contre moi et celles faites contre les autres. Inutile de multiplier les exemples, on a compris qu’on ne maudit la guerre que lorsqu’elle n’a rien à nous apporter, comme ce pauvre enfant qui tend le poing sur la stèle du monument aux morts.

 


Ce pauvre orphelin avait déjà tout perdu ; les jeunes de Tel-Aviv ont encore quelque chose à gagner : un monde sans ayatollahs.

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