mardi 3 mars 2026

Y a-t-il un chef quelque part ? – Chronique du 4 mars

Bonjour-bonjour

 

Selon certaines informations, en Iran la succession de Ali Khamenei tourne au casse-tête : après avoir pensé à Reza Pahlavi, le fils du Shah destitué – que voici :

  


Les gardiens de la Révolution seraient prêts à assumer le pouvoir – après avoir renoncé à l’arme atomique. Il faut dire qu’ils proposent comme chef celui des massacres de foule de janvier 2026…. (Sur tout cela voir ici)

Bref, notons que le poste de chef de l’État Iranien est embrassant : soit il n’y a personne pour l’occuper, soit il y a trop de candidats. Et peut-être faut-il voir cette situation comme révélatrice d’une situation très générale et trop négligée : c’est que personne, absolument personne, n’est qualifié pour prendre le poste de Président de la République, ou quelque titre approchant.

Beaucoup ont tranché le problème en considérant que certains États valident constitutionnellement une situation qui légitime l’accès à ce pouvoir. Comme être issu d’une famille illustre, descendant d’un chef précédent, comme le fils du Shah, ou avoir été adoubé par le passage par une école prestigieuse, comme l’ENA (aujourd’hui INSP) – ou, pour le moins, appartenir à un parti déterminant pour l’accès au pouvoir.

On dira que ce poste n’existe pas pour les démocraties véritablement représentatives : le Président ne fait que porter la voix des députés dont la parole n’est que la somme de celle de chaque représentant élu. Certes. Mais on se rappelle la question de Harry Kissinger, demandant : « Quel est le numéro de téléphone du président de l’Europe ? »

Et c’est vrai : en politique il faut négocier, affirmer ensemble, agir en commun. Et pour cela un seul, et non la multitude, sera nécessaire.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire