Bonjour-bonjour
Canicule = plus de moustiques, bouzillés par la chaleur. Bon débarras !
Sauf qu’avant de disparaitre ils ont pris la précaution de pondre des œufs qui ont vaillamment résisté en attendant le retour la pluie.
Pour limiter l’invasion des moustiques on a inventé des pièges dans les quels c’est le moustique lui-même qui en fait office. Il s’agit de la technique dite « de l’insecte stérile » ainsi décrite : « La technique de l’insecte stérile (TIS) repose sur la libération d’insectes mâles rendus stériles par irradiation. » Ainsi traités, les mâles qui s’accouplent avec les femelles ne peuvent plus les féconder. (Lire ici)
Tout irait pour le mieux si ces moustiques irradiés avaient toujours le même empressement auprès de leurs femelles. Sauf que « L'irradiation des mâles pour les stériliser n'est pas sans effet sur eux. Ils peuvent s'en trouver affaiblis. Ils peuvent alors ne pas être assez forts pour entrer en compétition avec les mâles sauvages. » (Art. cité)
On se dit alors que ces petites bêtes vivent comme nous animées par des pulsions vitales : la pulsion sexuelle est sans doute amoindrie par le traitement, ce qui affecte tout l’élan vital.
Oui, mais pas seulement. Les chercheurs ont aussi trouvé que ces moustiques d’élevage ont vécu dans un environnement privilégié, avec tout ce qu’il faut pour faire le bonheur d’un moustique. Dès lors ils n’ont plus la même pugnacité pour copuler – peut-être même n’en éprouvent-il pas le besoin. Tout se passe alors comme si la procréation répondait à l’angoisse de la survie : menacé, l’individu cherche à transmettre le vie dont il risque d’être privé.
- On me dira que prêter au moustique des angoisses existentielles c’est galéger. Certes. Reste que ça ressemble fortement à ça.
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