Bonjour-bonjour
Peut-être avez-vous été comme moi attiré par cette info signalant la découverte d’une « neurogénèse » chez les adultes – entendez que le cerveau conserve la faculté de créer des nouveaux neurones tout au long de la vie.
– « Tant mieux » direz-vous, mais sans trop savoir pourquoi. Car les chercheurs en sont encore à se demander si ces nouveaux neurones sont destinés à compenser la perte de neurones plus anciens, ou bien s’ils participent au développement d’un apprentissage permanent.
La vieillesse s’accompagnant généralement d’un déclin cognitif, on hésite à accorder la seconde hypothèse ; quant à l’idée d’une réparation après une détérioration de notre cerveau, l’absence d’AVC notable incline à chercher ailleurs – du côté de ce qui se révèle au cours de la vieillesse.
C’est alors que nous revient l’idée développée par C.G. Jung pour qui la vieillesse est un processus d’individuation – entendez qu’en avançant en âge, l’individu se libère des rôles sociaux imposés pour devenir pleinement lui-même. Jung ajoute un peu plus loin « Loin d'être un simple déclin, ce passage favorise l'unité intérieure, la connaissance de soi et l'accomplissement psychologique. »
Le psychiatre décrit l'âge mûr et la vieillesse comme « l'après-midi de la vie », où l'individu quitte l'adaptation extérieure pour accomplir son individuation et réaliser son Soi.
Moi, j’ai toujours cru que cette description était une intuition sans fondement, mais qu’elle me donnait une vision plutôt engageante de la vieillesse. Bien sûr, certains de ces vieux deviennent avec le temps des êtres acariâtres et incommodants. Mais c’est peut-être simplement que leur originalité est rejetée par le société ?
Et si cette évolution était inscrite dans notre ADN, et se manifestait par cette incompréhensible neurogénèse adulte ?
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