Bonjour-bonjour
Une vague immense plus haute que les immeubles qu’elle submerge et emporte avec elle : il s’agit de la coulée de boue du Népal. On n’avait pas vu de telles images depuis le tsunami de 2004 en Thaïlande, et aujourd’hui les hommes ne peuvent que venir après coup pour contempler le spectacle et sauver ceux qui peuvent encore l’être.
Revient alors à l’esprit la phrase de Bacon : « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant », ce qui signifie que nos prétentions à extirper de la nature grâce à nos technologies ce qu’elle ne consent jamais à donner, ne fait que déclencher des catastrophes prévisibles selon les lois naturelles bien connues.
Déjà les stoïciens avaient dit qu’on ne pouvait contrer ces lois sans détraquer la nature. Pourtant ces catastrophes, elles aussi, sont naturelles. Rien d’illogique à ce qu’un glacier fonde et puis se rompe. Rien d’illogique qu’il se déverse alors dans des vallées en contrebas. Mais alors, tout à fait illogique que des hommes se soient installés là et qu’ils aient construits de barrages.
Stop ! C’est tout à fait logique, au contraire ; seulement il s’agit d’une autre logique, celle des hommes cherchant à obtenir de meilleures conditions de vie. Ils construisent des barrages ? Quoi de plus naturel ? Les castors en construisent bien eux aussi. S’il y a une contradiction, on peut s’attendre à ce que la nature fasse le bilan des « pour » et des « contre » - comme au Népal mercredi dernier.
Reste un dernier point : on peut s’attendre à ce que les hommes parviennent à anticiper ces catastrophes grâce à la puissance de calcul de leurs machines. Mettez l’IA sur la question ; demandez-lui combien va coûter à la planète en termes de CO2 la construction du parc d’attraction saoudien dans la région parisienne.
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