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samedi 20 décembre 2025

Une brève histoire du Père Noël – Chronique du 21 décembre



Bonjour-bonjour

 

Laissant de côté les origines lointaines du Père Noël, je m’attacherai plutôt au « couple » que la tradition formait entre ce personnage et le Père Fouettard. Le rapport des adultes aux petits enfants est en effet bien ambigu dans ces légendes qui associent deux fonctions, parfois dans le même personnage, parfois dans deux différents : pour l’une il s’agit de récompenser les enfants obéissants d’un petit cadeau, pour l’autre de punir les rebelles, en les emportant dans un sac à la suite de quoi on ne le reverrait plus. 

On devine que le jour du passage de ces personnages, les enfants ne pouvaient savoir s’il fallait se réjouir ou trembler d’effroi.

C’est cette ambivalence voulue par les adultes qui fait question aujourd’hui : 

            * D’une part l’évaluation du comportement des enfants leur échappe totalement : jusqu’au dernier moment ils ne peuvent deviner comment ils ont été jugés : innocents ou coupables, la décision ne dépend même pas de leurs efforts, un peu comme les croyants qui ne savent pas si Dieu les absous ou les condamne. Le Procès de Kafka pourrait bien trouver ses racines ici.

            * D’autre part, la punition reste opaque : tout ce qu’on sait, c’est que les enfants désobéissants disparaissent dans le sac que l’un des personnages porte sur l’épaule – et la suite dépend de l’imagination : vont-ils finir dans le saloir du boucher ? Ou bien en enfer ? La seule certitude c’est qu’il n’y a pas de rémission.

Vous comprenez à présent pourquoi cette histoire est oubliée aujourd’hui : ça n’est pas « vendeur » : pas un sou à gagner avec une poupée du Père Fouettard.

lundi 3 novembre 2025

Mobilisation générale pour sauver le vignoble bordelais – Chronique du 4 novembre

Bonjour-bonjour

 

Un titre accroche mon regard ce matin : « C’est comme la fermeture des mines dans le Nord : pourquoi le vignoble bordelais est en danger » 

Et ce qui suit est à la hauteur de l’alarme : « Le plus grand vignoble de France est en souffrance, victime de surproduction et de sous-consommation. Deux suicides de viticulteurs sont venus rappeler l’urgence de la situation et obligent à repenser l’avenir. » peut-on lire. 

Écoutez la suite : « Surproduction, à court de trésorerie, les vins de Bordeaux se vendent mal et à des prix incompatibles avec leurs coûts de production. Au risque d’une cascade de faillites. » (Lire ici)

--> Comment en est-on arrivé là ? On le saura plus tard. L’heure est à l’urgence du sauvetage. Et vous l’avez déjà deviné, chers amis, celui-ci passe par votre consommation. Oui, ne comptez pas sur les pays étrangers pour éponger la surproduction de vin du bordelais. C’est au buveur français de picoler, en choisissant le vin de Bordeaux, breuvage qui, historiquement, a toujours accompagné les bons moments de la vie.

 


Buveur de vin dans les vignes – École flamande, 18ème siècle

 

Aujourd’hui, 4 novembre, j’attends que les nouvelles venues du pays du Père Noël nous réconfortent :

- Père Noël : Ohé ! les lutins dites-moi, où en sont les commandes ?

- Le Lutin postier : Il se passe des choses bizarres, Papa Noël.

- Quoi donc ? On nous réclame de partout la poupée de Schein ? Celle qui a des trous partout ?

- Non, Papa Noël. Ça c’est vrai que ça chauffe, mais on peut encore y faire face. Voilà que les lettres qui nous parviennent demandent presque toutes … des bouteilles de vin !

- Quoi ? Ce n’est pas pour les petits enfants tout de même ?

- Mais si, Papa Noël ! C’est un vrais raz-de-marée : tous les petits enfants demandent des bouteilles de Vin de Bordeaux ; ils disent que c’est pour sauver la France et qu’ils sont prêt à remplacer leur Coca-Colas par du Saint Émilion.

- Je refuse, les petits enfants ne doivent pas boire d’alcool ! 

- Attends, Papa Noël : ils disent tous que c’est une question d’éducation, que leurs arrière grands-parents ont bu du Bordeaux dans leurs biberons et qu’après il étaient tout joyeux et même qu’en vieillissant ils avaient un gros nez rouge du meilleur effet – comme toi, Papa Noël.

- Mais enfin, tu n’es qu’un idiot, Lutin Postier : l’alcool est mauvais pour la santé et je ne veux pas que ces petits enfants tombent malades avant l’âge.

- On voit bien que tu ne les as pas écoutés. Ils disent que leurs parents leur ont expliqué que dans le vin de Bordeau, ce n’est pas de l’alcool ordinaire. C’est un nectar magique qui fortifie le corps et soulage l’esprit de ses soucis.

C’est exactement comme le breuvage que tu donnes à tes rennes le soir de Noël.