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vendredi 1 novembre 2024

Les jour des morts – Chronique du 2 novembre

Bonjour-bonjour

 

Cette chronique ne saurait coller d’avantage à l’actualité de ce samedi 2 novembre, jour des morts, qu’en faisant appel à cette étude (relayée ici) qui documente l’attrait du 19ème siècle pour les portraits photographiques des morts. C’est ainsi qu’on découvre ces portraits qui illustrent cet article par des images de défunts maquillés et disposés comme s’ils étaient encore vivants voire même au milieu de la famille comme pour un portrait d’ensemble.

 


La jeune morte semble poser avec ses parents

 

Mais la peinture moderne a elle aussi investi le champ du souvenir à travers le motif du dernier portrait. 

Certes ce « match » entre peinture et photographie est fréquent au 19ème siècle.

Toutefois certains peintres ont su faire de leur art un moyen d’évoquer l’émotion de la mort, chose que les photographes avaient semble-t-il pour mission d’oblitérer.

A titre de preuve, que l’on compare la photographie ci-dessus avec le « Portrait de Camille sur son lit de mort » (épouse défunte du peintre) par Claude Monet : 


 

Tout comme le 20ème et à présent le 21ème, le 19ème siècle est bien celui du déni de la mort. Mais au fond des cœurs, ces yeux clos et ce monochrome violet. 

vendredi 2 août 2024

Homo sapiens est-il indestructible ? – Chronique du 3 aout

Bonjour-bonjour

 

Être ou ne pas être ? 

Si les vacances sont une période où on n’a rien à faire, elles sont aussi l’occasion de méditer sur notre existence – déjà en tant qu’espèce. C’est ainsi qu’un article déniché sur le net (lire ici) nous interroge : des 18 espèces humaines qui se sont succédées au cours du temps, pourquoi Homo sapiens est-elle la seule encore présente ?

On y apprend que notre histoire évolutive a commencé il y a environ 6 millions d'années et a donné naissance à au moins 18 espèces, collectivement appelées hominidés. L’espèce actuelle baptisée « Homo sapiens » est la seule qui ait survécu : « Qu'est-ce qui lui a permis de perdurer alors que les autres espèces ont disparu ? » interroge l’auteur de l’article.

On connait la réponse : « La flexibilité et la coopération ont été des atouts cruciaux pour Homo sapiens. Nos stratégies sociales flexibles ont aidé notre espèce à persister là où d'autres ont échoué. Par ailleurs, des facteurs aléatoires et des événements naturels ont également joué un rôle dans notre survie.

C’est ainsi qu’Homo sapiens a survécu malgré des périodes de forte menace d'extinction. Une analyse génétique récente révèle un "goulot d'étranglement" il y a environ 900 000 ans, où la population globale a chuté à environ 1 300 individus. La survie future de notre espèce dépendra de notre capacité à rester flexibles et coopératifs face aux nouveaux défis. »

On oublie de le dire, mais il y a 900000 ans, point de sapiens à l’horizon. Ce qui a permis à notre espèce d’apparaitre est lié à cet « accident » qui a permis à 1300 "exemplaires" d’une espèce aujourd’hui disparue, de survivre le temps de se reproduire. Toutefois constatons-le : nous sommes tous frères, mais nos aïeux ne nous ressemblaient guère.

 

 


Encadrant le Sapiens, Néandertal à gauche et Australopithèque à droite


Mais surtout l’article évoque les aléas d’une histoire à l’échelle du million d’années. Les ancêtres du genre sapiens ont donc vécu sur des durées très importantes, de l’ordre du million d’années. Et on pose la question de leur extinction alors que leur durée d’existence est gigantesque comparée à la nôtre (= les sapiens) qui ne remonte qu’à 300000 ans. Pour s’étonner de notre survie, attendons encore 700000 ans et on verra. 

Pourtant cette évidence n’est pas vraiment mise en avant comme si notre survie était à l’abri des aléas évoqués plus tôt. La vérité, c’est que nous sommes assoiffés de puissance : il faut que notre espèce soit immortelle et qu’elle tienne cette immortalité de capacités hors du commun : nous survivons, c’est un fait, et notre survie résulte non pas de mutations génétiques aléatoires, mais de qualité sociales voire même morales. La guerre que les sociétés humaines se font à elles-mêmes serait-elle donc la seule raison pour laquelle nous pourrions disparaitre ?

=> Nous nous croyons si puissants que nous imaginons être les seuls à pouvoir nous effacer de la surface de la terre.