mercredi 28 octobre 2026

Méritocratie : le mot qui fâche – Chronique du 29 octobre

Bonjour-bonjour

 

Une question revient à la une de nos journaux ces jours-ci : « Accès à l’Université : plus de places ou un filtrage moins contestable ? » = C’est à travers cette question qu'apparait le débat sur la place de parcoursup pourra occuper à l’avenir.

Faisons le point. Je cite en vrac les reproches que les lycéens font à parcoursup : 

1 – Un tri social et une sélection précoce ; 

2 – l'opacité des critères algorithmiques ; 

3 – le stress et le caractère anxiogène ; 

4 – le nombre de « laissés-pour-compte » ; 

5 – Et pour finir, le manque de places dans l'enseignement supérieur.

 

Le gouvernement pris à la gorge et incapable de mettre plus d’argent sur la table s’attaque au critère n°2, le plus facile et le moins onéreux. Mais il ne pourra faire oublier aux laissés pour compte (et ils seront nombreux) que la voie du progrès dans la hiérarchie sociale, supposée réservée aux diplômés, va leur rester barrée.

Sébastien Lecornu, en fin renard de la vie parlementaire fait la passe aux députés, sachant qu’une moitié de l’Assemblée est pour un accroissement des places en fac avec suppression des barrages, alors que l’autre demande une sélection plus affirmée.

De son côté le député Philippe Fait (Horizons) philosophe en disant que la question n’est pas tant celle de la plateforme que celle de la « méritocratie républicaine ». « La sélection, on peut toujours la supprimer à l’entrée. Elle vous reviendra (...) un peu plus tard, mais plus brutale et plus injuste », a-t-il averti (lu ici)

Méritocratie : voilà le mot qui fâche. Pourtant comment répartir les fonctions les plus importantes et les mieux rémunérées autrement que par la voie des concours, quelle que soit la forme prises par ceux-ci ?

Vous êtes soucieux d’éviter à nos jeunes ces sélections ? Soit, mais par quoi les remplacer ?

Par un concours de beauté ? OK, mais alors évitons les défilés en bikini et plaidons pour une sélection plus objective. 

Comme celle-ci :



 

Why not ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire