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jeudi 1 décembre 2022

Piège à glue : une nouvelle méthode de contraception – Chronique du 2 décembre

Bonjour-bonjour

 

Les méthodes contraceptives sont source d’interprétation symbolique qui parfois constituent un frein à leur développement. C’est ainsi que la contraception masculine a échoué, rejetée par les hommes qui la vivent comme une forme d’impuissance.

Il est vrai que ce n’est pas exactement le cas avec la pilule féminine dont l’action hormonale est un peu trop technique pour être interprétée. Mais il n’en va pas de même avec cette nouvelle découverte, rapportée ici : « Il s’agit d’un produit qui permet d'épaissir la glaire cervicale produite par l'utérus, barrant la route à 98% des spermatozoïdes. » Autrement dit on va coller les spermatos dans le col de l’utérus, de sorte qu’ils ne pourront pas y pénétrer et qu’ils vont mourir là.

Ça ne vous rappelle rien ?

 

 

Attrape-mouche collant Flypaper

 

Oui, n’est-ce pas ? On pense immédiatement à ces pièges à mouches qui engluent les insectes et les laisse mourir encore frémissants.

 

--> Oui, mais ça ne colle pas seulement les spermatos : ça colle aussi les miquettes aux messieurs – On est bien en-deçà du symbole, tant la chose est transparente : le vagin devient un piège à glue qui pourrait bien, avant de bloquer les spermatozoïdes, bloquer le fier organe de la génération masculine.

Après le vagina dentata, voici le vagin gluant

Brrrrr !!! Ça risque de faire fuir les messieurs !

Mais ce serait très efficace quand même puisqu’on provoquerait une contraception par abstinence.

dimanche 20 juin 2021

Les petits riens – Chronique du 21 juin

Bonjour-bonjour

 Ce qui frappe ces jours-ci, c’est à quel point des gens ordinairement si grognons expriment leur contentement pour des petites choses, telles qu’oublier le temps devant un verre en terrasse, faire le lézard sur les pelouses du parc avec tous ses amis, passer d’un bar à l’autre jusqu’au bout de la nuit.

On l’a compris : ces petits riens qui jalonnaient la vie quotidienne « avant » deviennent des joies sans pareil à présent que nous en avons été privés par la pandémie durant de nombreux mois. Il s’agit là de banalités que nous avons eu l’occasion de méditer quand notre grand-mère nous disait : « Toi petit, tu as besoin d’une bonne guerre ! ». Ou encore quand lycéens boutonneux, nous ricanions en entendant le prof citer Corneille : « Et le désir s'accroît quand l'effet se recule » (1). 

Banalités, oui… Mais le philosophe aime à prouver que des vérités se cachent là aussi, dans ces lieux communs, dès lors qu’on les interroge.

Car en effet :

1 – Les français si rapides à chouiner et à incriminer le Pouvoir dès qu’ils sont privés de quoique ce soit, se mettent à rire et à s’exciter dès qu’ils retrouvent leur picole avec leurs amis de sortie ; une séance de ciné et c’est le paradis ; un match le foot et c’est le nirvana !

2 – On peut en conclure que nous sommes bien dans le mécanisme du désir, conformément au principe énoncé par Corneille (ci-dessus) : nous qui ne sommes privés de rien quand il s’agit de nos besoins (Cf. le « quoiqu’il en coute » du Président), nous voilà dans la mécanique du désir : moins tu dépenses, plus le plaisir est grand. Cette vérité-là, on l’avait oublié.

3 – On constate du coup, que ce qui a disparu durant cette pandémie, c’est l’immédiateté de la satisfaction, remise à plus tard, demain, dans un mois, dans un an… (2). C’est donc le principe même de la consommation qui a été anéanti, principe qui veut qu’on satisfasse nos désirs avant même qu’ils soient ressentis, et qui cherche à grand coups de publicité à les exciter.

Or, le meilleur excitant du désir, c’est l’abstinence. Et ça, c’est invendable !

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(1) Corneille – Polyeucte, Acte I, scène 1. Bien sûr nous entendions plutôt « Le désir s’accroit quand les fessent reculent ». Notez l’innocence de nos plaisirs de l’époque…

(2) « Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous / Seigneur… » Racine Bérénice, acte IV scène 5. Après Corneille, Racine : parité oblige…

mardi 1 janvier 2019

"DRY JANUARY": ET SI VOUS COMMENCIEZ 2019 PAR UN MOIS DE JANVIER SANS ALCOOL?


Après
- le mois sans tabac (novembre),
- le #NoNutNovember (pas de sexe en novembre)
- le Movember (le mois de novembre entier passé sans se couper la moustache (1))
Voici donc le dry january, mois de janvier sans une goutte d’alcool, dans le but d’une amélioration de santé sur l’année entière
Voilà qu’émerge peu à peu l’obsession des hommes (et des femmes) : vivre « sans » - sans tabac, sans alcool, sans sexe, que sais-je encore ? Et pourquoi donc ? Pour montrer sa force de caractère ? Pour éliminer de son corps des produits toxiques ? Pour se priver de quelque chose qui satisfait un besoin vital, produisant une purification par élimination de substance vivante, un affaiblissement du corps pour un renforcement de l’âme (tel était bien l’objectif des  moines anachorètes qui pratiquaient un ascétisme absolu) ?
Oui, voilà : tout cela est vrai en même temps au mois de novembre et même de janvier : faites abstinence de quelque chose et vous vous sentirez plus grand, plus fort, meilleur. Je sais bien que certains ont tenté de faire l’inverse avec la journée mondiale de l’orgasme (21 décembre) : mais derrière cette entreprise se cache tout un business pour vous apprendre les meilleurs moyen d’améliorer vos performances sexuelles, des coaches en position kama-sutra, des marchands d’aphrodisiaques etc.
Une dernière question : les hommes qui soignent leur moustache (#Movember) le font-ils par coquetterie, sorte de fierté sans but précis ? Non, bien sûr : comme on l'a vu (cf. note) leur moustache est un signe de ralliement en vue de participer à une campagne de collecte de fonds.
--> Voilà l’idée utile pour nos #Giletsjaunes : ne garder leur signe jaune que pendant une période définie (par exemple : novembre-décembre), et puis le retirer ensuite, comme les messieurs moustachus peuvent se raser le mois de novembre terminé.
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(1) "Movember". Il ne s’agit pas d’une faute de frappe mais bien de la contraction des mots (anglais) "november" et "moustache".
Né il y a une dizaine d’années en Australie, à Melbourne, le concept de cette campagne est simple: les hommes doivent se laisser pousser la moustache tout le mois de novembre, sans la tailler. Et en commençant rasés de frais (sinon c’est de la triche). Lire ici