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dimanche 1 mars 2026

Oh my God ! - Chronique du 2 mars

Bonjour-bonjour

 

Regardez cette image. Que voyez-vous ? 


 

A gauche, une frappe iranienne atterri sur une cible civile évoquant les produits de beauté que vante (à droite) l’influenceuse française Maeva Gheenam qui réside à Dubaï la capitale des influençeurs. (©AFP / capture d’écran Instagram) »

« Oh my god ! » s’exclame à plusieurs reprises sur l’une de ces vidéos Hofit Golan, une influenceuse israélienne de bien-être, en montrant un immeuble en feu à proximité de son appartement. » (Lire ici)

--> Et voilà des gens qui pensaient profiter des richesses sans partager les malheurs. Mais les malheurs, il y en aura pour tout le monde – les évènements actuels sont en train de le prouver.

Mais il ne faut pas en rester là. Car la guerre qui se déchaine contre la République Islamique d’Iran n’a pas pour but de chasser la publicité pour les produits de beauté. Bien au contraire.

Vu du bord américain on nous annonce que, conformément à la doctrine Trump, le but de la guerre est de chasser les religieux du pouvoir, quitte à laisser les Gardiens de la Révolution s’en emparer. On dit que ceux-ci seraient bien contents d’être débarrassés des mollahs pour faire du business et se remplir les poches de dollars. Vrai ? Faux ? En tout cas on entend un air qui doit sonner agréablement aux oreilles de Donald Trump. Le reste est de la cuisine politique à assaisonner avec Benjamin Netanyahou.

lundi 26 juin 2023

Changer de monde ou changer le monde ? – Chronique du 27 juin

Bonjour-bonjour

 

Emmanuel Macron en visite à Marseille tente de le prouver : pour mieux vivre, il n’est plus nécessaire de changer de monde en quittant les quartiers nord pour le Prado. Il est possible de transformer sur place et de l’intérieur le quartier-pourri dans lequel on a grandi en refaisant les immeubles, en mettant des profs dans les écoles et des flics dans les commissariats, bref, en faisant appel à la puissance publique.

La puissance publique : le mot est lâché : place aux analyses des analystes et à la responsabilité des responsables ; que les citoyens le sachent : on va désigner l’origine du mal et prendre les mesures nécessaire pour y remédier. Car il est temps de le savoir : toute cette situation compliquée de handicaps qui fait que, né dans cette rue tu as moins de chance de réussir dans la vie, ça résulte d’un enchevêtrement de causes, qu’il suffit de démêler et de traiter une à une.

Dans cette affaire point d’appel à la conscience personnelle ; point de sermon de gourous inspirés ; toutes résultent de causes qui surplombent les individus et agissent de haut en bas.

Moi, ça me va ; mais est-ce que ça va marcher ?

Parce que, si ça bloque encore le pouvoir va lâcher prise : il fera appel à des influenceurs bien cotés et basta !

vendredi 23 septembre 2022

La sobriété heureuse ? – Chronique du 24 septembre

Bonjour-bonjour

 

« L’imagination au pouvoir ! » : c’est avec ce slogan que les « révolutionnaire » de mai-68 prétendaient bouleverser la société. Au point que l’esprit de sérieux et d’organisation paraissait le comble du ridicule.

Or, on n’en fait plus mystère aujourd’hui : c’est à cette faculté d’imaginer et d’adopter de nouveaux scénarios que l’on doit faire appel pour réussir la transition énergétique – autrement dit « la sobriété heureuse ».

 

De quoi s’agit-il ? On veut transformer le désir – ni plus ni moins – des français de sorte qu’au lieu de consommer ce que tout le monde recherche (effet analysé par René Girard), voilà que notre sujet se met à désirer le contraire, c’est-à-dire renoncer à ce qui devrait logiquement lui apporter de la jouissance. Et cela non pas simplement par identification aux séductions d’un influenceur (1), mais bien par l’adhésion à des représentations imaginaires venues doubler le réel voire même se substituer à lui.

La jouissance dans la privation : voilà finalement ce que nous sommes supposés rechercher, pour le plus grand bien de la planète… mais pas pour celui des entreprises capitalistes qui profitent du marché.

Vous devinez, chers amis, que je suis personnellement attiré par cette position ascétique, ayant cru en sa vertu durant les années 68. Toutefois je suis plus lucide aujourd’hui qu’autrefois : dans cet affrontement nous sommes pris en otage par deux forces antagonistes : celle de la production et de la consommation ; et puis celles de la conquête du pouvoir politique. Qui plus est, notre imagination est au repos puisqu’il s’agit de consommer et de reproduire des scénarios inventés par des influenceurs (sans doute plus puissants que ceux qui s’affichent sur les réseaux sociaux).

Alors ? La sobriété ? Si je veux et quand je veux.

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(1) Voir schéma ici