Bonjour-bonjour
Le monde occidental nous offre depuis plusieurs années le spectacle désolant de pays dans les quels une multitude stupide et arrogante a pris le pouvoir grâce au régime démocratique, et domine de sa volonté et de ses passions la vie de la société entière.
Soutenue par les « réseaux sociaux », elle donne naissance à des États gouvernés par des « cacocraties » – régime défini comme « le pouvoir des plus mauvais », par opposition aux « gouvernement des meilleurs » que l’on nommait autrefois des aristocraties.
Cette dérive de la société démocratique est largement étudiée par Platon, qui exclut que le plus grand nombre soit associé à la prise de décisions politiques. Cet interdit est resté comme une brisure dans les projets de créer des démocraties ; même le siècle des lumières lui a préféré le despotisme éclairée qui a le mérite de mettre la science au cœur du projet politique.
- A l’opposé, certains ont voulu sortir de cette dictature d’un petit nombre en forgeant le concept de « dictature du prolétariat », mettant en avant le rôle révolutionnaire de l’aliénation vécue par les prolétaires victimes de l’oppression : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
Bref : d’un côté la science, de l’autre l’expérience.
Mais comment faire confiance à une telle expérience ? Ne risque-t-on pas de reconnaitre n’importe quel adversaire comme cible légitime des pires violences ? Et puis Lénine avec la « dictature du prolétariat » a cru bon de préciser qu’il fallait quand même faire encore appel à l’État et à sa science de la Révolution.
Décidément, les élites ont la peau dure.
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