Bonjour-bonjour
La future loi porte comme titre : loi sur la « fin de vie », montrant à quel point le vocabulaire utilisé est sensible. Car, par « fin de vie », il faut entende « mort », tout simplement. Quant à « euthanasie », le terme le plus précis pour désigner cette idée, il est proscrit sans doute pour son relent délétère venu de son emploi pour désigner l’éradication des handicapés du temps des nazis.
Dont acte. Moi je trouve qu’il est dommage de ne pas chercher derrière l’étymologie un sens plus profond au terme « euthanasie ». Car dans son étymologie grecque il signifie « bonne-mort » : est-il possible que la mort soit « bonne » ?
Bien sûr, n’importe quelle IA met fin à cet étonnement :
« Sens originel : Dans l’Antiquité, le mot n’avait pas du tout le sens médical ou juridique actuel. Il désignait : une mort paisible ; puis une mort sans souffrance ; enfin une mort digne, survenant naturellement à la fin d’une vie accomplie
On trouve cette idée chez les philosophes grecs et latins : l’idéal était de quitter la vie sereinement, sans agonie prolongée.
Peu à peu, le terme en vient à désigner : l’acte de provoquer volontairement la mort pour mettre fin aux souffrances. Ce qui est le sens contemporain. » (Source chatGPT)
Mais l’étonnement subsiste, car mourir est un évènement qui est environné d’autres faits.
* Pour les croyants, peut-être s’ils imaginent-ils que le paradis leur tend les bras. Mais la mort peut aussi être synonyme d’entrée en Enfer – et là rien de bon ne les y attend.
* Quant aux épicuriens et autres athées, si la mort est néant, elle signifie aussi la perte des plaisirs qui faisaient tout le bien de la vie. Comment souhaiter cela ?
* A moins de définir le bien comme la simple cessation d’un mal ? Occasion de faire un tour du côté de Schopenhauer pour qui le bien est un soulagement dans la souffrance permanente qui caractérise la vie ? La « bonne mort » serait alors symétrique d’une « mauvaise vie » ?
* Bien sûr on peut aussi voir le bien comme l’effet d’un accomplissement – à définir avec Aristote.
--> Dans un simplement mot des océans de réflexion… et de perplexité ! On comprend que l’Assemblée Nationale planche là-dessus depuis plusieurs dizaines d’années.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire