Bonjour-bonjour
Réuni à Washington, le Conseil de Paix lancé par Donald Trump a présenté une feuille de route détaillée pour la reconstruction du territoire palestinien. Outre ce plan de reconstruction (encore à imaginer), la FIFA et Donald Trump annoncent un fonds de 75 millions de dollars pour relancer le football à Gaza.
- Rappelons que le « conseil de la paix » aurait pour vocation d’être une alternative au Conseil de sécurité des Nations unies – dans lequel seul le Président des USA disposerait du droit de veto. On sait aussi que les pays désireux d’y adhérer auraient à acquitter un droit d’entrée d’un milliard de dollars.
Je donne tous ces détails pour prouver que nous avons affaire à un plan mûrement réfléchi et destiné à exister au-delà de l’actuel mandat du Président. Pourtant tout dans ce programme porte la marque de l’infantilisme trumpien – y compris la mise en avant dans le plan de reconstruction du territoire où des millions de gens meurent de faim et de maladie de… terrains de football.
Qu’est-ce que montre un tel projet ? Un cynisme inimaginable ? Une pathologie d’un psychisme bloqué à un stade infantile ? Certes. Mais aussi la facilité avec laquelle on peut manipuler des personnalités comme celle de Donald Trump.
On rit à l’histoire du « roi nu » (« Les habits neuf de l’Empereur », conte d’Andersen - Voir ici) qui est tellement naïf qu’il croit qu’on l’habille de vêtements que seules les personnes sottes ne pourraient pas voir – alors que justement on le fait défiler dans les rues complètement nu où tout le monde fait semblant de le voir habillé – jusqu’à ce qu’un enfant crie « Le roi est nu ».
- Ça fait rire… jusqu’à ce qu’on réalise que c’est la réalité effective du pouvoir dans le pays le plus puissant du monde. La puissance de l’argent suffirait-elle donc à nous rendre nous aussi, comme les sujets du Roi-nu, naïfs et obséquieux ?
On me dira que les sondages et le résultat des élections partielles aux Etats-Unis montrent que le socle électoral de Trump se fragilise et que son image devient détestable. J’en prends acte avec satisfaction. Mais je note cependant qu’il nous faut recourir à des sondages pour nous persuader de cette baisse, alors que la simple consultation de nos convictions devrait nous suffire pour croire que dans aucun pays aucun dictateur ne pourrait gagner en popularité avec un tel tableau clinique. Ce qui, hélas, n’est pas le cas.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire